Vatnsmyri, un aéroport réaménagé en ville du futur

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Vatnsmyri est une vaste zone d’environ 150 hectares, proche du centre de Reykjavik (Islande), et actuellement occupée par un aéroport. Ce dernier, utilisé pour le transport domestique de passagers ainsi que l’apprentissage et la pratique du vol de tourisme, doit être relocalisé pour l’année 2024.

Construit au début de la Seconde Guerre Mondiale par l’armée britannique, il est aujourd’hui voué à un autre avenir, celui d’un nouvel espace urbain. En effet, Vatnsmyri est considérée par la majorité des habitants de Reykjavik comme une zone centrale, qui par conséquent doit bénéficier d’une attention toute particulière dans le cadre de son réaménagement. C’est en suivant ce principe que la ville de Reykjavik a lancé un concours, ouvert à tous les pays, visant le recueil de scénarios de réaménagement de l’aéroport. Une première étape a permis de sélectionner les 16 meilleurs scénarios (disponible ici : http://www.vatnsmyri.is). La seconde étape a ensuite consisté à choisir les 3 meilleurs scénarios.

Ci-dessous des illustrations de ces 3 scénarios. La faible définition de ces images ne permet pas de prendre pleinement connaissance du résultat mais des images de meilleure qualité, ainsi que des vidéos sont disponibles sur le site du concours .

Le meilleur scénario, ayant reçu 60,000 euros, est celui de l’équipe d’Edinbourg en Grande-Bretagne : Graeme Massie, Stuart Dickson, Alan Keane, et Tim Ingleby.

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<(photo : Graeme Massie, Stuart Dickson, Alan Keane, and Tim Ingleby)

 

Les second et troisième scénarios primés, récompensés chacun par 40,000 euros, sont respectivement :
L’équipe de la Hague aux Pays-Bas : Johanna Irander et Nuno Gonçalves Fontarra

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L’équipe de Paris en France : Jean-Pierre Pranlas-Descours, Christine Dalnoky et Ove Arup

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Un autre projet canadien, qui n’a pas échappé à l’œil du blog Bldgblog une des sources pour cet article), est remarquable de part l’aménagement de chacune des trois pistes de l’aéroport en couloirs « naturels », établissant la nouvelle cité autour de ces axes.

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Chaque axe a une fonction spécifique : détente et civisme, écologie, et production.

En longeant l’axe « Parc et civisme » aussi appelé l’axe « écologie et civisme» du nord au sud, on croise divers paysages dotés de plusieurs fonctions écologiques. On y trouve ainsi des marais, parcs de détente, squares urbains, jardins botaniques, marinas, le long desquels se dressent diverses institutions publiques : une bibliothèque, un musée de l’aviation, un centre de géologie, un aquarium, la mairie, un centre culturel, un centre de technologie, etc.

Les bâtiments de ces institutions possèdent des fonctions écologiques qui permettent un accord harmonieux, notamment avec les écosystèmes présents.
L’axe de production part des collines situées à l’est pour se terminer au port situé à l’ouest. Dans sa course, cet axe permet de produire de la nourriture et de l’énergie dans un souci de rendre Vatnsmyri et Reykjavik aussi écologiquement auto-suffisantes que possibles. Les productions sont variées, et l’on trouve par exemple de l’aquaculture, des serres pour la culture de fruits, légumes et fleurs, des petits jardins en lots, des marchés et des plantations d’arbres.

Le système de production est vertueux puisque chaque rejet d’une production est utilisé comme matière première pour une autre. A titre d’exemple, les nutriments des eaux rejetées par l’aquaculture sont utilisés comme fertilisants dans les serres.

L’axe de détente, quant à lui, établit un couloir récréatif pour les différents quartiers de Vatnsmyri. Diverses infrastructures y sont implémentées : stade de football, chemins de footings, terrain de basket, tennis et volley-ball, des écoles et des terrains de jeux.

Outre ces 3 axes principaux, le projet a été pensé selon quatre grands quartiers de typologies différentes et dont les infrastructures sont adaptées (par exemple en termes de matériaux de construction) pour les principales fonctionnalités qui leur sont attribuées : commerce, campus universitaire, lieux d’habitation, parc de technologies.

 

En conclusion, on retiendra deux chiffres : la surface totale de la nouvelle cité représenterait 1,606,600 mètres carrés occupés par 36% d’espaces verts !
Les rapports, en anglais, sont téléchargeables sur le site du concours pour plus de détails. Les scénarios sont variés, et il sera intéressant de voir comment la ville de Reykjavik compte mettre en œuvre les idées proposées.


Sources :
http://www.bldgblog.blogspot.com
http://www.vatnsmyri.is : site du concours « From runways to greenways » : rapport de l’équipe canadienne téléchargeable sur le site du concours

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