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	<title>Synergiz &#187; urbain</title>
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	<description>Réconcilier économie et biodiversité</description>
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		<title>L’aménagement urbain aux frontières de l’Europe</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Dec 2008 15:39:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes urbains]]></category>
		<category><![CDATA[Outils]]></category>
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		<description><![CDATA[De nombreuses agglomérations d’Europe sont implantées de part et d’autres de frontières européennes. Leurs problématiques communes, tant sur le plan économique, que social, environnemental ou encore culturel, donnent lieu aujourd’hui au lancement du projet URBACT GECT : Groupement Européen de Coopération Transfrontalière (1). Ce projet doit faire ses preuves dans la mise en place de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De <strong>nombreuses agglomérations d’Europe sont implantées de part et d’autres de frontières européennes</strong>. Leurs problématiques communes, tant sur le plan économique, que social, environnemental ou encore culturel, donnent lieu aujourd’hui au lancement du projet URBACT GECT : Groupement Européen de Coopération Transfrontalière (1). Ce projet doit faire ses preuves dans la mise en place de<strong> systèmes de gouvernance des zones urbaines transfrontalières</strong>.</p>
<p>Le 19 novembre dernier, le Parlement Européen a accueillit 140 participants provenant de 15 pays, pour le lancement du projet EGTC, dirigé par le MOT (2) dans le cadre du programme européen URBACT II (3).<br />
Le projet EGTC se fixe trois objectifs :</p>
<ul>
<li>Soutenir les agglomérations transfrontalières dans la <strong>définition de leurs modèles de gouvernance</strong></li>
<li>Identifier les <strong>bonnes pratiques</strong></li>
<li>Favoriser <strong>l’échange d’expérience</strong> au niveau européen</li>
</ul>
<p>Il vise à contribuer à un d<strong>éveloppement durable des agglomérations transfrontalières</strong>, à une meilleure coordination de part et d’autres des frontières, tant sur le plan local, national que européen, et à l’incitation des citoyens à s’impliquer dans le développement de la stratégie de gouvernance des zones urbaines transfrontalières.</p>
<p>Ce ne sont pas moins de 60 agglomérations, identifiées en Europe, qui sont concernées par ce projet et qui peuvent désormais s’affranchir de la frontière qui les sépare, en faisant preuve d’innovation pour aller au-delà des barrières nationales (langues, histoire, culture, institutions, politique, droit). Pour cela, le projet GECT, qui s’achèvera en mai 2010, vise à devenir un outil de cohérence territoriale pour les zones urbaines particulièrement proches les unes des autres, et qui, demain, pourraient s’émanciper de leurs pays respectifs.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://urbact.eu/en/header-main/our-projects/map-of-the-projects/"><img class="aligncenter size-full wp-image-357" title="Agglomérations_partenaires_Urbact" src="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/12/Agglomérations_partenaires_Urbact1.png" alt="Agglomérations_partenaires_Urbact" width="500" height="417" /></a><em>(Carte des agglomérations partenaires du projet URBACT GECT (4))</em></p>
<p>Outre la volonté de voir émerger des recommandations européennes de gouvernance, le projet GECT ambitionne de développer une méthodologie commune de mise en place de systèmes de gouvernance des agglomérations transfrontalières. Dans l’idéal, des plans d’actions concrets de gouvernance locale entre agglomérations de part et d’autres des frontières verront le jour avant la fin du projet.</p>
<p>Ce projet ambitieux concerne aujourd’hui les agglomérations séparées par des frontières européennes. Si la méthodologie, telle qu’annoncée voit le jour, pourquoi ne serait-elle pas transposable à des échelles nationales ? Chaque Etat européen est divisé en régions et sous-régions. A titre d’exemple, la France est divisée en 22 régions, elles-mêmes divisées en plusieurs départements. Chacune de ces zones est délimitée par des frontières, donnant lieu à des politiques locales, des niveaux socio-économiques différents et variables, ou encore des spécificités culturelles telles que des langues régionales.</p>
<p>Au niveau national, le besoin de repenser les villes dans la perspective qu’elles deviennent des <strong>espaces de vie respectueux de la biodiversité et des écosystèmes</strong> implique que ces mêmes espaces puissent se coordonner les uns avec les autres. Et cela doit se faire sans les barrières politico-administratives. Par exemple les connexions inter-urbaines et la trame verte et bleue (5), doivent être pensées de part et d’autres des frontières régionales.</p>
<p>De manière plus générale, dans le développement de ce projet, il s’avère nécessaire d’être vigilant quant aux <strong>possibles déséquilibres territoriaux</strong> des espaces non concernées (c’est-à-dire non financés par le projet) ainsi qu’à <strong>la manière dont sont prises en compte les différences culturelles</strong>. Par rapport au second point, coordonner des populations, pour la plupart liées par les similitudes parfois géographiques ou historiques, mais éloignées par leurs cadres politiques, sociaux et culturels actuels, n’est pas chose aisée. Ce qui pourrait les réunir serait peut-être les écosystèmes dans lesquels elles évoluent. Pourquoi la base de la coordination entre les zones urbaines, initialement séparées par des frontières, qu’elles soient européennes ou régionales, ne passerait pas par une réflexion commune sur la manière la plus cohérente de se développer ensemble dans une perspective de viabilité des écosystèmes et d’amélioration de la qualité de vie ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Références et Sources :</p>
<p>(1) En anglais : EGTC, European Grouping of Territorial Conurbations<br />
(2) MOT : Mission Opérationnelle Transfrontalière<br />
(3) le programme URBACT II (2007-2013) a pour principaux objectif de développer les échanges entre villes, disséminer les connaissances à travers l’Europe et concevoir les politiques urbaines de demain. <a title="Programme Européen URBACT" href="http://urbact.eu/" rel="nofollow" target="_blank">http://urbact.eu/</a>.<br />
(4) Carte des agglomérations partenaires :<br />
<a title="Agglomérations européennes partenaires du projet EGTC" href="http://www.espaces-transfrontaliers.org/EUROMOT/URBACT/Map_Urbact_EGCT_07_10.pdf" rel="nofollow" target="_blank">http://www.espaces-transfrontaliers.org/EUROMOT/URBACT/Map_Urbact_EGCT_07_10.pdf</a><br />
(5) <a title="Trame Verte" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trame_verte" rel="nofollow" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Trame_verte</a></p>
<p>Pour aller en savoir plus sur le projet URBACT GECT :<br />
<a title="Description du projet Urbact EGTC en français" href="http://www.espaces-transfrontaliers.org/MOT_urbact.html" rel="nofollow" target="_blank">http://www.espaces-transfrontaliers.org/MOT_urbact.html</a><br />
<a title="Abstract du projet EGTC" href="http://www.espaces-transfrontaliers.org/EUROMOT/URBACT/EGTC_BASELINE_STUDY_Abstract.pdf" rel="nofollow" target="_blank">http://www.espaces-transfrontaliers.org/EUROMOT/URBACT/EGTC_BASELINE_STUDY_Abstract.pdf</a><br />
<a title="Programme Européen URBACT" href="http://urbact.eu/" rel="nofollow" target="_blank">http://urbact.eu/</a><br />
<a title="Description du projet Urbact EGTC en anglais" href="http://urbact.eu/thematic-poles/sustainable-urban-development/working-groups/egtc/presentation.html" rel="nofollow" target="_blank">http://urbact.eu/thematic-poles/sustainable-urban-development/working-groups/egtc/presentation.html</a></p>
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		<title>Masdar City, l’éco-efficience énergétique masque un mode de consommation mondialisé à repenser</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 18:58:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes urbains]]></category>
		<category><![CDATA[Ville écologique]]></category>
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		<description><![CDATA[L’article publié sur Synergblog le 12 mars 2008 propose une analyse critique de Masdar City, nouvelle cité de l’Emirat d’Abou Dhabi, située à une interface désert – océan et érigée au rang de « modèle écologique ». Les questions soulevées portaient notamment sur les deux points suivants : (a) les modes de consommation favorisés et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’article publié sur Synergblog le 12 mars 2008 propose une analyse critique de <a href="http://www.synergiz.fr/masdar-la-premiere-cite-totalement-ecologique-au-monde/">Masdar City</a>, nouvelle cité de l’Emirat d’Abou Dhabi, située à une interface désert – océan et érigée au rang de « modèle écologique ». Les questions soulevées portaient notamment sur les deux points suivants : (a) les modes de consommation favorisés et (b) la compensation pour les impacts sur la biodiversité lors de la construction de la ville. En particulier, quels modes de gestion sont associés aux écosystèmes de la planète dont tireront biens et services de consommation les quelques 50 000 habitants prévus au sein de la cité ?</p>
<p>Le <em>Financial Times</em> a récemment annoncé l’engagement d’Abou Dhabi dans un vaste projet de développement agricole dans le nord du Soudan. L’objectif est d’assurer la sécurité alimentaire de l’émirat sur plus de 28 000 hectares. Or, le Soudan est un pays dévasté par la guerre civile depuis des décennies : ses richesses naturelles font aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises, en raison à la fois de la consommation mondiale en pleine croissance et du couple « rareté des ressources non renouvelables » (pétrole) – « <em>exploitation des ressources renouvelables au-delà de leurs seuil de renouvellement » </em>(stocks de poissons).</p>
<p>Des projets similaires, sous impulsion Sud-Coréenne, Chinoise, ou encore Arabo-Saoudienne vont voir le jour en Indonésie, au Sénégal ou en Ouzbékistan&#8230; La « révolution verte » a largement contribué à accroitre les rendements de l’agriculture, en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis en particulier ; sans oublier certains pays émergents, mais souvent au détriment de la viabilité des communautés paysannes locales, les rentes agricoles ayant été appropriées par des multinationales. Cela a été possible grâce à l’intensification des pratiques et à l’usage d’amendements inorganiques. Mais ce mode de production a engendré une dégradation généralisée des écosystèmes, dont les conséquences les plus visibles renvoient à l’érosion des sols et à la pollution des eaux (Griffon, 2006). Les risques que ces nouveaux projets copient ce modèle désastreux sont élevés, d’un point de vue aussi bien économique que social pour nombre de pays en développement. En outre, le recours aux nouvelles biotechnologies soulève bien des controverses pour une partie du monde agricole : ce dernier craint une restructuration « durable » des modes de production et particulièrement une augmentation sensible de la dépendance des agriculteurs face à leurs agro-fournisseurs.</p>
<p>En Papouasie Nouvelle-Guinée (Indonésie), ce sont près de 1,6 million d’hectares de forêts primaires qui sont aujourd’hui en jeux. Il s’agit de répondre aux demandes alimentaires de ces pays émergents, sans oublier les besoins (exponentiels ?) en agrocarburants de l’ensemble de la planète (Courrier International , 1<sup>er</sup> – 20 août 2008). Or, les enjeux relatifs à leur(s) biodiversité(s) sont bien des enjeux sociaux, économiques, politiques. Selon la façon dont ces espaces et les ressources associées seraient régulés, « appropriés », des marchés pourraient renforcer les communautés indigènes, leur dignité et qualité de vie… ou, ce qui est plus vraisemblable, renforcer encore leur marginalisation par accaparement de ces droits par les détenteurs de pouvoirs, étatique, coutumier ou économique. En l’occurrence, cela concernerait les instances dirigeantes et les entrepreneurs d’Abou Dhabi dans le cas du Soudan mentionné ci-dessus.</p>
<p>Si l’éco-efficience énergétique est de nos jours « à la mode », on oublie trop souvent nos liens étroits avec le monde vivant. Dans le cas de Masdar City, il serait déplorable que les efforts engagés « au nom de la lutte contre le réchauffement climatique » ne cachent tout simplement très mal la réalité, celle d’un nouvel <a href="http://www.synergiz.fr/category/ecosystemes-urbains/">écosystème urbain </a> (un de plus ! alors que l’on ne compte plus les quartiers et immeubles qui se dégradent à travers le monde…), certes peu énergivore en comparaison à d’autres villes, mais (1) accumulateur de ressources issues de toute la planète, et surtout (2) responsable de la dégradation des écosystèmes et de l’uniformisation de la biodiversité sur des millions d’hectares. Qu’en sera-t-il pour les milliers de personnes des pays émergents qui en dépendent pour leur vie quotidienne ? Pourront-ils maîtriser leur quotidien et s’engager dans un avenir ? A quand à l’adaptation du bilan carbone à ces défis ?</p>
<p>Source :<br />
Griffon, M., 2006. Nourrir la planète. Pour une révolution doublement verte. Odile Jacob, Paris.</p>
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