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	<title>Synergiz &#187; résilience</title>
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	<description>Réconcilier économie et biodiversité</description>
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		<title>Forum sur la résilience urbaine : 28-30 mai 2010</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/forum-sur-la-resilience-urbaine-28-30-mai-2010/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 04:16:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes urbains]]></category>
		<category><![CDATA[Aménagement urbain]]></category>
		<category><![CDATA[écosystème urbain]]></category>
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		<category><![CDATA[résilience]]></category>

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		<description><![CDATA[L’ICLEI (Local Governments for Sustainability) organise, en collaboration avec la ville de Bonn en Allemagne et de nombreux autres partenaires, le premier forum mondial annuel sur la résilience urbaine et l’adaptation au changement climatique « Resilient Cities 2010 ». Le forum se tiendra du 28 au 30 mai 2010 à Bonn et précédera les débats des Nations Unies [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’ICLEI (Local Governments for Sustainability) organise, en collaboration avec la ville de Bonn en Allemagne et de nombreux autres partenaires, le premier forum mondial annuel sur la résilience urbaine et l’adaptation au changement climatique « Resilient Cities 2010 ».</p>
<p>Le forum se tiendra du 28 au 30 mai 2010 à Bonn et précédera les débats des Nations Unies sur le climat prévus du 31 mai au 11 juin 2010.</p>
<p>Cette première édition permettra de partager les dernières données scientifiques, approches et état de l’art des programmes en matière d’adaptation au changement climatique et de résilience urbaine.</p>
<p>Les partenaires échangeront sur divers thèmes :</p>
<ul>
<li>Evaluation des risques urbains – Méthodes et outils</li>
<li>Dimensions socio-économiques et institutionnelles</li>
<li>Stratégie, politique d’intégration et grandes tendances</li>
<li>Planning et pratiques d’adaptation urbaine</li>
<li>Coûts et financement de l’adaptation au changement climatique</li>
<li>Technologie d’adaptation des territoires et des infrastructures</li>
</ul>
<p>(Voir le détail des thèmes ici : <a href="http://resilient-cities.iclei.org/bonn2010/program/">http://resilient-cities.iclei.org/bonn2010/program/</a>)</p>
<p>Les participants présenteront également des cas concrets qui permettront d’illustrer ces divers thèmes.</p>
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		<title>Nouveaux modes de vie écologiques: maisons flottantes et logements conteneurs</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/nouveaux-modes-de-vie-ecologiques-maisons-flottantes-et-logements-conteneurs/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 20:18:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaud Gagneux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes urbains]]></category>
		<category><![CDATA[Modes de vie écologiques]]></category>
		<category><![CDATA[Outils]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[habitat]]></category>
		<category><![CDATA[logements conteneurs]]></category>
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		<category><![CDATA[mode de vie]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[ville de demain]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article n’a pas la prétention de dresser une liste exhaustive des différentes tendances relatives aux nouveaux modes de vies. D’une part, il existe une multitude de concepts ou de réalisation concrètes, pertinents ou totalement décalés, innovants ou dépassés. D’autre part, il nous semble plus intéressant de nous pencher sur les raisons qui ont motivé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article n’a pas la prétention de dresser une liste exhaustive des différentes tendances relatives aux nouveaux modes de vies. D’une part, il existe une multitude de concepts ou de réalisation concrètes, pertinents ou totalement décalés, innovants ou dépassés. D’autre part, il nous semble plus intéressant de nous pencher sur les raisons qui ont motivé ces nouvelles formes d’habitats. Il en existe un grand nombre : les maisons dans les arbres, les villages créés par des communautés d’écologistes, des immeubles construits et pensés par un collectif constitué des futurs propriétaires, les maisons bioclimatiques, etc. Pour ce faire, nous allons nous limiter à deux phénomènes émergents: les maisons flottantes aux Pays-Bas et les résidences conteneurs en Europe.</p>
<h3>Maisons sur l’eau aux Pays-Bas</h3>
<p>Selon Michèle Pappalardo, ex-présidente de l’Ademe, s’exprimant sur l’avenir des villes: « <em>Au-delà de la réflexion sur la conception de villes moins émettrices, nous devons nous poser la question des conséquences du changement climatique sur les zones urbaines. Le poids de l&#8217;adaptation au changement climatique n&#8217;est plus un sujet théorique. On y réfléchit de plus en plus. Beaucoup de villes ont été construites au bord de l&#8217;eau ou sont exposées aux risques naturels…</em> »<br />
Les experts du GIEC ont confirmé les risques en matière de montée du niveau des océans, résultante peu controversée des changements climatiques.<br />
A partir de ces constats, les Pays-Bas ont choisi de travailler sur l’amélioration de la résilience écologique de leur territoire (pour un rappel sur le concept de résilience écologique, une notion incontournable dans la démarche de Synergiz, consulter ce <a href="http://www.synergiz.fr/la-resilience-des-systemes-urbains/">lien</a>).<br />
Particulièrement vulnérables à la montée des eaux sur leur territoire, les Pays-Bas souhaitent en anticiper les conséquences.<br />
Selon l<a href="http://labelgique.nlambassade.org/a_propos_des/informations/la_mobilite_et_la">’ambassade du Royaume des Pays-Bas</a> : « <em>…le niveau de la mer devrait aussi monter de 85 cm au cours des cent prochaines années. La nouvelle politique développée à la suite des inondations et crues […] vise à redonner de l’espace à l’eau, à vivre avec l’eau au lieu de lutter contre elle.</em> »<br />
Le pays a ainsi choisi de mettre en place un politique de conquête des espaces « perdus à la mer ». Dans ce contexte, l’expérience des maisons flottantes est promue comme une piste sérieuse. Sur le plan technique, il existe différents systèmes : des maisons montées sur vérins qui accompagnent le mouvement de l’eau, des maisons « péniches » aménagées, ou encore d’autres sans attache fixe et totalement indépendantes des terres. D’un point de vue écologique, <a href="http://gregcat.typepad.fr/clickandstart/2008/09/le-gewoonboot---la-maison-hyper%C3%A9cologique.html">ce mode de logement </a>pourrait s’avérer intéressant s’il intègre divers outils d’intégration au paysage, minimise ses consommations de ressources (dont l’énergie) et ses impacts sur la biodiversité (choix de l’emplacement): ex. toitures végétalisées, circuit d’eau fermé (eau usagée / eau potable), recours aux énergies renouvelables.<br />
Si l’on veut comparer avec des modèles de constructions classiques, par exemple des maisons en lotissement, cette option pourrait faciliter l’usage de techniques nouvelles respectueuses de l’environnement. Une raison fondamentale à cela : les constructeurs de maisons flottantes font appel à des techniques relativement nouvelles, peu standardisées. Ils sont donc aisément influencés par les tendances actuelles, notamment les attentes « écologiques » des consommateurs. En effet, lorsque l’on construit une maison « classique », les artisans ou acteurs du bâtiment ont un savoir faire parfois peu compatible avec les nouvelles demandes d’éco-responsabilité et sont peu enclins à changer pour des raisons de coûts, aussi bien au niveau des outils de travail que des mentalités et compétences des collaborateurs.<br />
En outre, au-delà de la gestion des nuisances associées, aux habitations proches des eaux (humidité, insectes, stabilité…), les maisons flottantes permettent d’imaginer de nouvelles formes de vie en collectivité.</p>
<h3>Logements conteneurs</h3>
<p><a title="Nomrbe de conteneurs dans le monde" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Conteneur">100 000 000 conteneurs</a> naviguent dans le monde par an. Ce mode de stockage, inventé dans les années cinquante pour le transport de marchandises, devient rapidement obsolète après quelques années d’usage (durée de vie ne dépassant pas 15 ans). Cela pose de sérieux problèmes de stockage et de recyclage, certains ports les stockant sans trouver de solutions pour leur fin de vie. C’est pourquoi en faire des logements s’apparente à une véritable aubaine, aussi bien pour les acteurs du transport maritime que pour les entrepreneurs qui se sont lancés sur cette niche. (Voir la <a href="http://www.ushuaia.com/ushuaia-terre/videos-photos/videos/habitat/0,,3915894,00-recyclage-maison-est-container-.html">vidéo</a>).<br />
A titre d’exemple, un collectif d’architectes new yorkais LOT- EK s’est lancé dans la construction de véritables résidences faîtes en conteneurs. <a href="http://www.paperblog.fr/1247628/les-maisons-conteneurs/">D’autres acteurs</a> ont suivit la démarche depuis.<br />
Cette méthode de construction permet de construire une résidence pour 500 étudiants, en l’espace d’à peine 3 semaines. Un défi technologique qui, malgré son impact esthétique réel (selon les projets), prend de l’ampleur et séduit de nombreuses collectivités<br />
Basé sur un système de récupération et de réutilisation de l’existant, la conversion de ces conteneurs en habitations permet de résoudre deux problèmes simultanément : le recyclage des conteneurs et le manque de logement en milieu urbain.<br />
Ici, le recyclage des conteneurs, enjeu environnemental parmi d’autres, serait une raison fondamentale pour l’émergence de telles formes de construction. Mais l’étiquette « développement durable » se justifie difficilement: ces constructions ont de réelles lacunes en termes d’isolation phonique et thermique et sont reconnues pour n’être qu’une solution temporaire, notamment en matière de <a href="http://www.immocotedazur.fr/?L-habitat-temporaire-une-solution">résidences collectives</a> ; même s’il serait possible de les rendre plus respectueuses de l’environnement et de la santé de ses occupants (ex. isolation des conteneurs, solutions « propres » de production d’électricité ou de chaleur, etc). La véritable raison de l’engouement actuel pour ces constructions ne serait-il pas plutôt le coût de revient de tels édifices ? Selon cet <a href="http://www.paperblog.fr/1247628/les-maisons-conteneurs/">article</a>, il serait possible de faire assembler une maison de 90m2 pour 100 000 euros.</p>
<p>Au travers de ces deux exemples, on peut identifier deux approches très différentes de la vie urbaine. L’une, non sans risques, se construit dans l’anticipation des effets du réchauffement climatique, l’autre, véritable aubaine commerciale, chercherait à combattre, à la marge, les effets pervers de nos modes de production et de consommation et non leurs causes.</p>
<p>En conclusion, je citerai encore une fois Michèle Pappalardo : « <em>On a tendance à réfléchir à la ville de demain en fonction des problèmes auxquels on doit faire face aujourd&#8217;hui. Or, il faut se projeter suffisamment dans le futur et concevoir la ville avec les outils de demain. </em>» (Voir le <a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/villes_durables_7788.php4">lien</a>)<br />
Cette phrase résume bien la problématique traitée. Il existe différentes approches lorsque l’on traite de l’urbanisme et des nouveaux modes de vies. L’objet de cet article n’est pas de juger si une solution est meilleure qu’une autre mais d’amorcer une réflexion sur les moyens à mettre en place pour répondre à nos besoins futurs.</p>
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		<title>L’interdépendance du bâtiment à la biodiversité</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2009 13:01:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes urbains]]></category>
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		<description><![CDATA[La biodiversité peut être définie comme la dynamique des interactions des systèmes vivants dans des milieux en changement. Pour Alain Pavé (2007) (4), “une des caractéristiques fondamentales des systèmes vivants est leur capacité à l’auto-organisation en structures emboîtées de plus en plus complexes sur le plan structurel : génomes, cellules, organes, organismes, populations, communautés et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La biodiversité peut être définie comme la <strong>dynamique des interactions des systèmes vivants dans des milieux en changement</strong>. Pour Alain Pavé (2007) (4), “une des caractéristiques fondamentales des systèmes vivants est leur capacité à l’auto-organisation en structures emboîtées de plus en plus complexes sur le plan structurel : génomes, cellules, organes, organismes, populations, communautés et écosystèmes”.</p>
<p><strong>Une des causes majeures d’érosion de la biodiversité est l’urbanisation galopante</strong>. Les secteurs de la construction et des infrastructures (et leurs clients) sont directement responsables de la conversion et de la fragmentation des écosystèmes, <strong>concourant ainsi parfois à l’extinction d’espèces</strong> (populations, communautés), en particulier celles aux répartitions géographiques restreintes. Or, les attentes sociales pour enrayer ces tendances deviennent de plus en plus importantes.</p>
<p>En utilisant le cadre méthodologique développé pour l’<strong>Indicateur d’Interdépendance de l’Entreprise à la Biodiversité</strong> (IIEB), nous avons cherché à analyser les <strong>interactions entre un bâtiment et la biodiversité</strong>. Composé de 23 critères, l’IIEB est un outil de sensibilisation, d’auto-évaluation, proposé par Orée et la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) dans un guide pour « intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises » (Houdet, 2008) (3). Il permet à toute organisation, entreprise, collectivité, association ou administration, d’évaluer sa propre perception de son interdépendance à la biodiversité. Les critères sont regroupés en 5 groupes (voir le guide Orée &#8211; FRB pour une présentation détaillée et 24 auto-évaluations) :</p>
<ul>
<li>Groupe 1 : critères en lien direct avec le monde vivant</li>
<li>Groupe 2 : critères liés aux marchés actuels</li>
<li>Groupe 3 : critères liés aux impacts sur le monde vivant</li>
<li>Groupe 4 : critères liés à la restitution à la biodiversité (compensation pour dommages)</li>
<li>Groupe 5 : critères liés aux enjeux stratégiques</li>
</ul>
<p>Le pentagramme ci-dessous présente les résultats de notre évaluation, à partir d’une échelle comprenant quatre classes : (a) négligeable : 1, (b) peu important : 2, (c) relativement important : 3 et (d) très important : 4. Chaque point sur le pentagramme correspond à la moyenne des évaluations pour le groupe de critères correspondant.</p>
<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dl id="attachment_335" class="wp-caption aligncenter" style="width: 480px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2009/03/interdependance_batiment_biodiversité.png"><img class="size-full wp-image-335" title="interdependance_batiment_biodiversité" src="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2009/03/interdependance_batiment_biodiversité.png" alt="Interdépendance du bâtiment à la biodiversité" width="470" height="290" /></a> </dt>
</dl>
</div>
<p><img class="alignnone" src="http://www.synergiz/Blog/wp-content/uploads/2009/03/interdependace_batiment_biodiversite" alt="" /></p>
<p>Dans l’analyse, nous avons considéré un bâtiment hypothétique sur l’ensemble de son cycle de vie : conception, construction, utilisation par les usagers (qu’ils soient propriétaires ou locataires, ménages ou personnes morales comme les entreprises ou les collectivités), démolition / réhabilitation. Les résultats ainsi obtenus nous permettent de présenter des premières pistes de réflexion. Les liens directs du bâtiment avec le monde vivant semblent très importants (dépendance en termes de matières premières et de services écosystémiques). De même, la biodiversité apparaît capitale pour le bâtiment sous l’angle des critères « impacts » (paysage, espèces, pollutions, fragmentation des habitats) et « stratégiques » (pression sociale, communication externe, culture, nouveaux marchés) ; relativement moins en revanche en matière de « compensation » (dans le cadre réglementaire et au-delà).</p>
<p>Au final, les interactions avec la biodiversité ne se limitent pas aux impacts liés aux choix d’implantation d’un bâtiment ou à sa phase de construction (destruction d’un milieu). Nous, humains, interagissons avec le monde vivant sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment. Les conséquences qui en découlent pour la viabilité des écosystèmes et de leurs composantes biologiques peuvent s’avérer négatives et / ou positives, tout dépend de leur nature.<br />
Pour illustrer ces interactions, on peut prendre l’exemple des critères en lien direct avec le vivant. Pendant les phases de conception (choix architecturaux influençant les besoins en ressources) et de construction, la dépendance aux matériaux issus du monde vivant (poutres et parquets en bois, matériaux isolants, toitures en chaume) est considérable. De même, pendant la phase d’usage des bâtiments, nous consommons nombre de ressources renouvelables : produits alimentaires, mobiliers en bois, plantes d’ornements et animaux de compagnie. Enfin, les produits pétroliers et dérivés servent dans toutes les étapes du cycle de vie d’un bâtiment : objets et matériaux plastiques, transport des marchandises et personnes, produits de consommation et leurs emballages.<br />
Autres exemples, cette fois-ci en termes de gestion des écosystèmes urbains et de dépendance aux services écosystémiques (critères 1.2, 1.4, 1.5 et 1.6 de l’IIEB) :</p>
<ul>
<li>le fonctionnement des écosystèmes locaux, régionaux ou globaux, influence la disponibilité (dans l’espace et le temps) de l’ensemble des matières premières usitées pour la construction;</li>
<li>les écosystèmes influencent également la vie de tous les jours au sein des bâtiments, notamment en termes de régulation du climat (température, pluviométrie) ;</li>
<li>les services culturels que les humains dérivent des écosystèmes (espaces verts urbains, proximité de forêts) conditionnent l’intérêt que l’on porte à un bâtiment, et donc son prix sur le marché immobilier (situation géographique);</li>
<li>enfin, la présence de structures artificielles et imperméables influencent le fonctionnement des écosystèmes : plus la densité du bâtit est élevée, plus l’influence des structures urbaines sur la résilience de l’écosystème dans lequel ces dernières s’insèrent est importante.</li>
</ul>
<p>S’intéresser au bilan écologique d’un bâtiment par l’intermédiaire de l’IIEB a permis de <strong>mettre en évidence les lacunes quand à la prise en compte des enjeux écosystémiques par les acteurs concernés</strong>. Parmi bien d’autres, nous pouvons mentionner (a) les impacts en matière de biodiversité liés à l’extraction ou / et la production des matières premières, (b) la quasi-absence de mesures compensatoires suite à l’artificialisation et à l’imperméabilisation des sols (sans même parler du contrôle « indépendant » de leur efficacité écologique), ou encore (c) l’absence de label intégrant les enjeux de biodiversité ; ce dernier nécessitant à la fois transparence et traçabilité des informations pour que l’ensemble des acteurs de la vie urbaine puissent les prendre en compte sur l’ensemble du cycle de vie d’un bâtiment. L’implication des entreprises et des collectivités dans ces nouveaux enjeux est essentielle pour la construction d’un bilan écosystémique « élargi » des bâtiments ainsi que pour la mise en place de modes de coordination des acteurs efficaces pour faire évoluer les pratiques (mesures incitatives et dissuasives, <a href="http://www.synergiz.fr/quels-liens-entre-crise-financiere-et-crise-de-la-biodiversite-et-des-ecosystemes-vers-une-fiscalite-fondee-sur-les-consommations-de-nature-pour-sauver-le-capitalisme/">basculement de la fiscalité</a>). Dans cette optique, adapter cette évaluation de l’interdépendance d’un bâtiment à la biodiversité à la comparaison de projets immobiliers pourrait s’avérer particulièrement intéressant, à la fois pour identifier les « meilleures » pratiques et favoriser la diffusion des innovations.</p>
<p>S’intéresser essentiellement à l’efficacité énergétique et au non gaspillage des ressources est particulièrement réducteur du point de vue des écosystèmes auxquels nous appartenons. Nous partageons nos espaces urbains avec un nombre relativement élevés d’espèces avec lesquelles nous co-évoluons (pigeons, moineaux, chiens, chats, cafards, etc.). Ne pourrait-on pas concevoir des espaces urbains sans perte nette de « zones vivantes », peut-être même enrichis en biodiversité ? Sur les toits, les espaces verts, les cours d’eau, au cœur des nos jardins et appartements ? Evidemment, cela impliquerait de repenser fondamentalement l’architecture des bâtiments, l’agencement et la nature des espaces entre bâtiments (espaces verts et jardins sont en général isolés par des barrières artificielles), voiries pour les humains et les « non-humains », pour reprendre l’expression de Philippe Descola (2005) (2). Concrètement, il nous faudra investir individuellement et collectivement dans de nouveaux comportements et modes de vie : traitement des eaux usées par des associations de plantes et de microorganismes indigènes pour chaque bâtiment, agriculture de proximité, etc. Pourquoi ne pas développer une agriculture urbaine comme à Cuba ? On produit déjà du miel à Paris !</p>
<p>l y a peu de risque à parier que <strong>l’intégration de la biodiversité dans la construction sera un critère majeur dans un futur proche</strong>, aussi bien en termes de compensation des impacts que de la manière par laquelle la biodiversité serait intégrée à la phase d’utilisation et de fin de vie des bâtiments. Comme proposé par Barbault (2006) (1), le défi n’est autre que de « faire équipe avec la vie ». Mettre en place des continuités écologiques au sein des espaces urbanisés en sera une composante majeure. Cela nécessitera une coopération proactive des parties prenantes (propriétaires, locataires, collectivités, promoteurs immobiliers, constructeurs). Gageons, suite aux engagements du <a href="http://www.legrenelle-environnement.fr/IMG/pdf/SyntheseG2.pdf" rel="nofollow" target="_blank">Grenelle de l’Environnement</a>, que la mise en place d’une trame verte et bleue à l’échelle de la France y contribuera.</p>
<p>Références :</p>
<ol>
<li>Barbault, R., 2006. Un éléphant dans un jeu de quilles. L’homme dans la biodiversité. Seuil, Paris.</li>
<li>Descola, P., 2005. Par-delà nature et culture. Editions Gallimard, Paris.</li>
<li>Houdet, J., 2008. Intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises. Le Bilan Biodiversité des organisations. FRB – Orée, Paris ; <a href="http://www.synergiz.fr/integrer-la-biodiversite-dans-les-strategies-des-entreprises-le-bilan-biodiversite-des-organisations/www.oree.org" rel="nofollow" target="_blank">www.oree.org</a> ; <a href="http://www.synergiz.fr/integrer-la-biodiversite-dans-les-strategies-des-entreprises-le-bilan-biodiversite-des-organisations/www.fondationbiodiversite.fr%20" target="_blank">www.fondationbiodiversite.fr </a></li>
<li>Pavé, A., 2007. La nécessité du hasard. Vers une théorie synthétique de la biodiversité. EDP Sciences, Les Ulis.</li>
</ol>
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		<title>La résilience des systèmes urbains</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 15:46:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le premier à introduire le terme de résilience en écologie fut C.S. Holling en 1973. D&#8217;autres auteurs ont utilisé ce concept en le définissant comme le temps nécessaire à un système pour retourner à un état d&#8217;équilibre stable suite à un stress ou une perturbation exogène. Au sens de Holling, la résilience renvoie à des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier à introduire le terme de <strong>résilience en écologie</strong> fut C.S. Holling en 1973. D&#8217;autres auteurs ont utilisé ce concept en le définissant comme le temps nécessaire à un système pour retourner à un état d&#8217;équilibre stable suite à un stress ou une perturbation exogène. Au sens de Holling, la résilience renvoie à des dynamiques non linéaires, aux notions de régimes alternatifs et de seuils pour passer d’un état de stabilité à un autre. Cette approche considère qu&#8217;il n&#8217;existe pas un état d&#8217;équilibre unique pour un système, quelque soit sa nature. La résilience se définit alors comme la capacité du système à résister à une perturbation avant que celui-ci ne change d&#8217;état et qu&#8217;il ne modifie en conséquence les variables et processus qui gouvernent son évolution.</p>
<p>C&#8217;est le concept privilégié par la <a href="http://www.resalliance.org/" rel="nofollow">Resilience Alliance</a> pour étudier les systèmes socio-écologiques, <strong>comme une ville, un territoire rural, un écosystème</strong>. Pour chaque état de stabilité, le système aura une organisation et des propriétés qui lui seront propres. Afin de mieux gérer le système, il s’agira d’en connaître les limites, variables de changements et états alternatifs de stabilité. On peut analyser de cette manière l’évolution historique d’une ville comme La Rochelle. Comment ont évolué les limites de l’agglomération ? Quelles variables ont contribué à son développement ou à son déclin ? De quelles limites parle-t-on ? Des limites administratives uniquement ou prend-on aussi en compte les liens tissés avec d&#8217;autres villes et avec le monde rural ? Cela renvoie à la définition de l’<strong><a href="http://www.synergiz.fr/ecosysteme-urbain-de-tianjin-en-chine/">écosystème urbain</a></strong> que l’on souhaite analyser.</p>
<p>Des facteurs internes peuvent modifier sa structure : l&#8217;adaptabilité ou capacité adaptative renvoie à la capacité d&#8217;un système à modifier sa structure et à influencer sur les variables de changement qui le gouvernent. On retrouve ici le rôle joué par les acteurs économiques, entreprises, citoyens, collectivités.</p>
<p>Bien que les propriétés d&#8217;un système soient difficilement prévisibles puisque les différents régimes de stabilité sont souvent inconnus, un schéma général de transition entre ces états a été proposé à partir d’études empiriques. Il s&#8217;agit du cycle adaptatif de la Resilience Alliance, visible sur ci-dessous.<br />
<a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/08/Résilience_systeme_urbain.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-330" title="Résilience_systeme_urbain" src="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/08/Résilience_systeme_urbain.png" alt="Résilience_systeme_urbain" width="477" height="277" /></a></p>
<p>Le cycle adaptatif (« adaptative cycle ») est un modèle de transition entre différents états de stabilité. Il comporte quatre phases: « croissance » (phase r), « conservation » (phase K), « destruction / re-largage » (phase Ω) et « réorganisation » (phase α). La résilience du système variera à chacune de ces phases :</p>
<ol>
<li>Lors de la <em>phase r</em>, les ressources sont facilement accessibles et le système croît fortement. Une entreprise en plein essor ou une croissance urbaine nourrie par l’exode rural en sont des exemples. Pendant cette période, la résilience est importante et le système peut absorber de fortes perturbations. Bien qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une phase transitoire, sa durée peut être longue.</li>
<li>Dans la <em>phase K</em>, les ressources sont difficilement accessibles car stockées dans des entités à croissance lente, comme une bureaucratie lourde associée à de l’inertie. Durant cette période, la structure du système est très stable mais sa résilience face aux perturbations est relativement faible. Paris, par exemple, est une ville avec une croissance démographique relativement faible (en comparaison avec d’autres), composée d’institutions et d’organisations bien établies mais probablement peu adaptables. Des perturbations, à l’image de la hausse des prix des produits pétroliers combinée à des pressions sociales, exacerbées par des inégalités grandissantes (centre ville versus banlieues défavorisées), pourraient faire basculer son organisation (transports urbains, système éducatif) et ses composantes (population vieillissante au centre ville).</li>
<li>Le système peut ensuite passer rapidement à la <em>phase Ω</em>. Au cours de celle-ci, la structure construite durant les phases r et K se désorganise. L&#8217;énergie, les relations entre entités et les capitaux accumulés disparaissent aléatoirement dans le système. Face à la hausse des prix (denrées alimentaires, carburants) dans les décennies à venir, ne pourrait-on pas assister à un exode urbain, vers les zones rurales ou villes de plus petites tailles ?</li>
<li>Enfin, dans la <em>phase α</em>, on assiste à une réorganisation du système : d’anciennes relations et entités peuvent se reconstruire et de nouvelles émerger. Les limites sont faibles et le nouveau système peut englober des ensembles appartenant à d&#8217;autres systèmes. A cette période, le système est peu régulé et très instable, si bien qu’il peut facilement passer d&#8217;un régime alternatif à l&#8217;autre. Cela peut conduire au début d&#8217;un nouveau cycle adaptatif ou, au contraire, à un retour vers l&#8217;ancien.</li>
</ol>
<p>Tous les systèmes n&#8217;ont pas une transition linéaire telle que nous l&#8217;avons décrite : l&#8217;alternance entre phases peut être différente et certaines phases absentes de certains cycles, du moins à court terme. Dans les zones de conflits, d’une guerre civile étalée sur des décennies par exemple, les communautés peuvent très difficilement se réorganiser : on assiste alors à la mise en place d’un état de stabilité particulièrement résilient, résistant aux perturbations (positives ou négatives), et caractérisé par l’insécurité pour les plus vulnérables et l’absence de contrôle sur leur propre présent, à l’image de ce qui se trame au Darfour.</p>
<p>Le cycle adaptatif est un modèle particulièrement utile pour la gestion adaptative de la résilience des systèmes. Les systèmes urbains sont des espaces multipolaires au sein desquels interagissent de nombreux intérêts et acteurs. Les concepts de la résilience pourraient être particulièrement utiles pour :</p>
<ul>
<li>Mieux définir les dynamiques du système, les jeux d’acteurs et de pouvoirs, sans oublier les variables clés de changement.</li>
<li>L’état de stabilité dans lequel se situe le système urbain analysé. Est-il en phase de croissance r ou en phase de réorganisation α suite à un choc économique majeur ? On pourrait effectuer de telles analyses en s’intéressant à la fin des activités minières du Nord-est de la France au début du 20ème siècle par exemple ou encore à la révolution urbaine actuelle en Chine.</li>
<li>Les différents états de stabilité potentiels, aussi bien pour le système global que pour ses composantes, tels les foyers, entreprises, ou collectivités.</li>
<li>Les différentes forces exogènes agissant sur le système, à différents niveaux d’organisation, comme l’évolution des institutions nationales (règles et modes de coordination), et des marchés internationaux de matières premières.</li>
</ul>
<p>Dans le cadre des <strong><a href="http://www.resalliance.org/1610.php" rel="nofollow">travaux de la Resilience Alliance</a> sur la thématique urbaine depuis 2007</strong>, on retiendra l’importance de la prise en compte de <strong>l&#8217;historique du système urbain analysé</strong> ; tout simplement, pour éviter de répéter les erreurs du passé. Le défi ? Mieux piloter collectivement – gérer de manière co-adaptative – les dynamiques d’interaction entre acteurs économiques qui conditionnent l’évolution de nos <strong>écosystèmes urbains</strong> et des représentations que nous nous en faisons.</p>
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