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	<title>Synergiz &#187; Outils</title>
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	<description>Ecosystèmes urbains</description>
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		<title>La biodiversité et les services écosystémiques au cœur de la comptabilité des entreprises</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 07:47:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Equipe Synergiz</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le cas de l’usine de traitement des eaux BWB à Berlin.
Après une année où tous les regards ont porté sur les changements climatiques, avec en décembre dernier la conférence de Copenhague pour paroxysme, 2010 sera l’année de la biodiversité. Les attentions se focaliseront cette fois-ci sur les outils à mobiliser pour stopper son érosion mondialisée.
Soucieuses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le cas de l’usine de traitement des eaux BWB à Berlin.</em></p>
<p>Après une année où tous les regards ont porté sur les changements climatiques, avec en décembre dernier la conférence de Copenhague pour paroxysme, 2010 sera l’année de la biodiversité. Les attentions se focaliseront cette fois-ci sur les outils à mobiliser pour stopper son érosion mondialisée.</p>
<p>Soucieuses de répondre aux attentes de leurs parties prenantes dans ce contexte, de nombreux acteurs du secteur privé poursuivent leurs réflexions sur l’intégration de la biodiversité dans leur stratégie d’entreprise.</p>
<p>C’est notamment le cas de Veolia Environnement qui s’est intéressée, en collaboration avec <a href="http://www.oree.org/">Orée</a>, aux liens entre les activités d’une usine de traitement des eaux à Berlin (BWB<a href="#_ftn1">[1]</a>) et la biodiversité et  les services écosystémiques (BSE), cela d’un point de vue comptable. Cette étude de cas<a href="#_ftn2">[2]</a> a été réalisée dans le cadre de la phase 2 du groupe de travail «<em> Intégrer la biodiversité dans la stratégie des entreprises </em>» qui a pour objectif l’élaboration d’une comptabilité analytique en matière de BSE.</p>
<p>S’appuyant sur une partie des travaux de Houdet et al. (2009)<a href="#_ftn3">[3]</a> portant sur la comptabilité (analytique et de reporting) en matière de changements de biodiversité et de services écosystémiques,  l’étude de cas a cherché à identifier les liens comptables entre les coûts et revenus de la station d’épuration et les BSE. Pour cela, les auteurs ont identifié (a) les flux de matières issus de la biodiversité utilisés par l’entreprise (achetés ou obtenus gratuitement) et (b) les services écosystémiques qui influencent ses activités et sont influencés par celles-ci.</p>
<p>Fort du constat que l’essentiel des coûts de production reposent sur la gestion des interactions entre micro-organismes pour l’épuration des eaux usées et le traitement des boues (biomasse morte de micro-organismes), l’étude souligne les pistes de réflexion en matière d’élaboration d’une stratégie d’entreprise cherchant à valoriser, en milieu périurbain, des pratiques favorables à la fois à la biodiversité et à un grand nombre de services écosystémiques simultanément. On peut alors parler de la promotion de l’hétérogénéité, la variabilité et la complexité des systèmes vivants au cœur de l’innovation technologique et organisationnelle, notamment via :</p>
<ol>
<li>des techniques d’ingénierie écologique<a href="#_ftn4">[4]</a> complémentaires (ou substituant) les infrastructures industrielles classiques pour traiter les eaux polluées issues ;</li>
<li>une gestion écologique des espaces fonciers gérés par l’entreprise (dont promotion de corridors écologiques) ;</li>
<li>l’intégration au cœur des termes contractuels liant l’entreprise à la collectivité locale (Land de Berlin) de nouveaux critères de performance dédiés à la biodiversité et aux services écosystémiques.</li>
</ol>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Berliner Wasser Betriebe est une entreprise  publique berlinoise de traitement des eaux. Veolia Environnement en est actionnaire à 49,9%.</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> “Accounting for Biodiversity and Ecosystem Services From a Management Accounting Perspective”, Gaël Gonzalez and Joël Houdet, Orée, 2009 &#8211; <a href="http://www.oree.org/docs/case-study-veolia-oree.pdf">http://www.oree.org/docs/case-study-veolia-oree.pdf</a></p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Joël Houdet, Charlotte Pavageau, Michel Trommetter, Jacques Weber, 2009. Accounting for Changes in Biodiversity and Ecosystem Services From a Business Perspective – Preliminary Guidelines towards a Biodiversity Accountability Framework. Novembre 2009, Ecole Polytechnique, CNRS, Cahier N°2009-44 &#8211; <a href="http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/43/44/50/PDF/2009-44.pdf">http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/43/44/50/PDF/2009-44.pdf</a></p>
<p><a href="#_ftnref4">[4]</a> Voir notamment les travaux menés par GAIE, le Groupe d’application de l’ingénierie des écosystèmes créé en 2006 ; http://www.ingenierie-ecologique.org/ .</p>
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		<title>Vers une classification internationale commune des services écosystémiques</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 17:22:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Aménagement urbain]]></category>
		<category><![CDATA[écosystème]]></category>
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		<description><![CDATA[L’Agence Européenne de l’Environnement a lancé une consultation sur l’élaboration d’une classification internationale commune des services écosystémiques (CICES &#8211; Common International Classification for Ecosystem Services), notamment pour le développement d’une comptabilité économique et environnementale intégrée. Dans ce contexte, un groupe de travail composé d’une trentaine d’experts internationaux s’est réuni pour la deuxième fois du 2 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’Agence Européenne de l’Environnement a lancé une consultation sur l’élaboration d’une classification internationale commune des services écosystémiques (CICES &#8211; Common International Classification for Ecosystem Services), notamment pour le développement d’une comptabilité économique et environnementale intégrée. Dans ce contexte, un groupe de travail composé d’une trentaine d’experts internationaux s’est réuni pour la deuxième fois du 2 au 4 décembre 2009 à Copenhague.</p>
<p>Le forum dédié aux échanges sur le sujet sera ouvert jusqu’en février 2010 : <a href="http://www.cices.eu/">www.cices.eu</a></p>
<p>Ces travaux pourraient avoir d’importantes conséquences en termes de gestion des services écosystémiques au sein des écosystèmes urbains, en particulier pour la planification territoriale et les politiques d’achats et de subventions des collectivités.</p>
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		<title>L’efficacité globale des bâtiments</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 16:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les labels de performance énergétique connaissent un développement croissant ces dernières années. Minergie, Passiv’Haus, HQE, HPE, THPE, BBC, RT 2005, BREEAM, ou encore QEB, sont les plus connus, et de nouveaux outils voient régulièrement le jour. La lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) a fait naître la plupart de ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les labels de performance énergétique connaissent un développement croissant ces dernières années.</strong> Minergie, Passiv’Haus, HQE, HPE, THPE, BBC, RT 2005, BREEAM, ou encore QEB, sont les plus connus, et de nouveaux outils voient régulièrement le jour. La lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) a fait naître la plupart de ces labels. Il est  par conséquent normal d’y retrouver des indicateurs qui permettent d’analyser la performance d’un bâtiment selon l’énergie qu’il consomme (1). Pourtant, une question se pose, considérant que le climat n’est qu’une variable dans l’évolution des écosystèmes : <strong>La performance d’un bâtiment ne doit-elle être qu’énergétique ?</strong></p>
<p>A titre d’exemple, la Chine est régulièrement montrée du doigt pour la croissance de ses émissions de GES. Pourtant, l’efficacité énergétique des bâtiments en Chine est une priorité, notamment dans le développement des villes du Nord du pays ; de nombreux efforts ayant déjà été réalisés dans la lutte contre le réchauffement climatique.</p>
<p>Le secteur du bâtiment représente aujourd’hui 27,6% de la consommation énergétique de la Chine (2). Ce chiffre comprend le chauffage, l’éclairage, la ventilation et la climatisation (3). Réduire les émissions de GES du secteur du bâtiment, en complément de ceux du transport, est naturellement devenu une priorité stratégique pour le pays.<br />
Depuis plus de 20 ans, le gouvernement fait évoluer la règlementation afin d’obliger les nouvelles constructions à être de moins en moins énergivores. A titre d’exemple, une norme à été mise en place en 1986 afin de réduire de 30% la consommation énergétique des nouvelles constructions par rapport à celles construites 5 ans plus tôt. Depuis 2001 en outre, des projets visant essentiellement la maîtrise de l&#8217;énergie dans le secteur résidentiel sont soutenus par l&#8217;ADEME et le FEEM dans le nord du pays qui représente plus d&#8217;un tiers de la consommation énergétique des bâtiments.</p>
<p><strong>En revanche, le constat concernant l’efficacité des bâtiments, et ceci à l’échelle mondiale, demeure le même : elle ne porte que sur le volet énergétique des bâtiments.</strong></p>
<p>Si l’un des enjeux majeurs de notre siècle est la <strong>réduction des émissions de gaz à effet de serre</strong>, qu’en est-il des autres enjeux ? L’article « <a title="L'interpendance du batiment a la biodiversite - Synergiz" href="http://www.synergiz.fr/interdependance-du-batiment-a-la-biodiversite/" target="_blank">L’interdépendance du bâtiment à la biodiversité</a> » par exemple, met en exergue les relations d’un bâtiment à la diversité biologique qui l’entoure et de laquelle il dépend (ex. matériaux de construction), et comment il peut influer sur elle. De nombreuses autres problématiques pourraient être soulevées, comme <strong>l’éducation des usagers des bâtiments à l’adoption de comportements économes en ressources dans leur vie quotidienne ; la gestion des flux autres qu’énergétiques</strong> (déchets alimentaires, produits d’entretiens, etc.) ; ou encore<strong> l’emplacement et l’agencement des constructions</strong> au cœur des villes en matière d’intégration sociale des habitants, et les <strong>enjeux d’économie de quartier</strong> (4).</p>
<p>Il devient donc urgent que les acteurs du bâtiment et l’ensemble des parties prenantes de l’aménagement urbain prennent conscience de l’impact réel d’un habitat individuel, d’un immeuble, d’un quartier, d’une ville et des infrastructures interurbaines. Les différents enjeux sont intimement liés. A quand des labels qui indiqueront <strong>la performance d’un bâtiment, calculée à partir de son impact global sur la société</strong>, tant sur les plans environnementaux et économiques que sociaux ?</p>
<p>(1) En théorie, moins le bâtiment consomme d’énergie (sous ententu « énergie fossile »), moins il émet de gaz à effet de serre.<br />
(2) <a title="Chine, réglementation construction et réduction de la consommation énergétique" rel="nofollow" href="http://www.reglementation-environnement.com/19468-chine-reglementation-construction-reduction-consommation- energetique.html" target="_blank"><span class="Actu_Article_Bloc"><span class="Actu_Article_Titre">Chine, réglementation construction et réduction de la consommation énergétique</span></span></a><br />
(3) <a title="Efficacité énergétique des bâtiments en Chine : un enjeu de taille" rel="nofollow" href="http://www.novethic.fr/novethic/v3/article.jsp?id=110565" target="_blank">Efficacié énergétique des bâtiments en Chine : un enjeu de taille</a><br />
(4) <a title="L'economie de quartier" rel="nofollow" href="http://www.ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=43" target="_blank">L’économie de quartier</a></p>
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		<title>Quels liens entre crise financière et crise de la biodiversité et des écosystèmes ? Vers une fiscalité fondée sur les consommations de nature pour sauver le capitalisme.</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 12:57:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Modes de vie écologiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Selon un récent article du quotidien Le Monde, le sommet du G20 à Washington (14 – 15 novembre 2008), en appelant à une relance économique, via une réforme de la surveillance financière mondiale et des institutions internationales, illustre deux conceptions très différentes de l’économie et de la finance. En particulier, quel modèle de développement voulons-nous? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon un <a title="Crise financière - Le Monde" rel="nofollow" href="http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/15/un-g20-d-attente_1118946_1101386.html" target="_blank">récent article du quotidien Le Monde</a>, le sommet du G20 à Washington (14 – 15 novembre 2008), en appelant à une relance économique, via une réforme de la surveillance financière mondiale et des institutions internationales, illustre deux conceptions très différentes de l’économie et de la finance. En particulier, quel modèle de développement voulons-nous? Selon l’article, Nicolas Sarkozy appelle depuis des semaines à une refondation du capitalisme. Les Américains ne veulent pas en entendre parler. “Cette crise n’est pas l’échec de l’économie de marché. Et la réponse n’est pas de réinventer ce système“, avait lancé le président George Bush à la veille de la réunion. Il a enfoncé le clou vendredi : “Tous nos pays doivent rejeter les appels au protectionnisme, au collectivisme et au défaitisme face aux défis présents“, a expliqué M. Bush, qui voulait que soit fait mention de l’objectif de conclure d’ici à la fin de l’année le cycle de libéralisation commerciale de Doha, en dépit des réticences françaises.</p>
<p>Or, comme le souligne un <a title="Communiqué de presse - Fondation Nicolas Hulot" rel="nofollow" href="http://www.fondation-nicolas-hulot.org/actualite/presse/doc/CPSommet-du-G20.pdf" target="_blank">récent communiqué de presse de la Fondation Nicolas Hulot</a>, « La crise économique ne pourra pas être résolue en appliquant les vieilles recettes. Placer la question écologique au cœur de la réponse qui sera discutée à Washington est une condition sine qua none d’une relance économique durable et socialement équitable. La crise actuelle est d’abord le produit de la surexploitation de la nature, qu’une simple relance de la consommation aggraverait.» précise Nicolas Hulot. « Les crises écologiques et climatiques, fondements réels de la crise actuelle, peuvent conduire à un effondrement économique et social. Nicolas Hulot et les experts de sa fondation appellent le président Sarkozy à faire de ce sujet le point central du sommet du G20. »</p>
<p>L’innovation technologique, organisationnelle et institutionnelle actuelle érige l’uniformité biologique au rang de modèle absolu (<a title="Résumé exécutif du guide FRB- Orée" rel="nofollow" href="http://www.oree.org/docs/publications/resume-executif-guideintegrerlabiodiv.pdf" target="_blank">résumé exécutif</a> du guide FRB – Orée pour « <a href="http://www.fondationbiodiversite.fr/Documents_files/GuideEntreprisesBiodiversite.pdf">Intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises</a> » ; Houdet, 2008). Les entreprises et l’ensemble des agents économiques, dont les consommateurs et pouvoirs publics, partagent la responsabilité d’une uniformisation du monde vivant qui se globalise. <a title="Projet Biosphère 2" rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biosph%C3%A8re_II" target="_blank">Biosphère 2</a>, expérience chiffrée à environ 200 Millions d’US$ sur une surface d’à peine 1,27 hectare, cherchait à évaluer la faisabilité de la construction d’un écosystème artificiel pour la colonisation spatiale. L’échec du projet souligne notre incapacité à recréer un écosystème artificiel viable pour nous héberger durablement. On comprend alors qu’uniformiser la biodiversité s’apparente à un véritable suicide social et économique. Combien coûterait la reconstruction de la forêt amazonienne, un des principaux poumons de la planète, après son uniformisation biologique (monocultures de soja ou de cannes à sucre, les unes pour l’industrie agroalimentaire, les autres productrices d’agrocarburants), dans toute sa complexité et sa diversité afin que nous puissions continuer à en tirer des services écologiques (cycle de l’eau, production d’oxygène, régulation du climat) ?</p>
<p>En réponse à la crise financière actuelle (et à l’imminente récession mondiale), si on ne co-construit pas une évaluation écosystémique de la performance des organisations, des produits et des services, on court le risque d’un retour à des modèles économiques non viables pour « renouer avec la croissance ». Mais de quelle croissance parlons-nous ? Quelle croissance voulons-nous ? Sur la base d’investissements uniformisant la biodiversité, ces modèles pourraient s’avérer rentables à court terme pour leurs mandants. En jonglant avec une palette diversifiée d’outils spéculatifs visant à diluer les risques et à se détacher d’une économie « réelle » en interdépendance étroite avec la biodiversité, l’actionnariat mondialisé n’en supporterait pas les coûts socio-écologiques, du moins dans l’immédiat. Ces coûts, aux conséquences parfois irréversibles, seraient transmis aux générations futures ; celles qui, demain, travailleront, cotiseront pour leurs retraites, épargneront et emprunteront pour entreprendre, en lien étroit avec le monde de la finance.</p>
<p>Selon la note de synthèse (1) de la Fondation Nicolas Hulot remise à Nicolas Sarkozy le <a rel="nofollow" href="http://www.elysee.fr/documents/index.php?lang=fr&amp;mode=view&amp;cat_id=8&amp;press_id=2005" target="_blank">6 novembre dernier </a>à l’Elysée, « le système financier repose sur la création de raretés comme sources de profits. L’opportunité est là, de refonder la finance mondiale sur la seule rareté objective et croissante, celle du « capital naturel » : ressources épuisables, minerais, énergies fossiles, eau fossile ; ressources renouvelables surexploitées, espèces sauvages, sols, forêts naturelles, diversité du vivant, services écologiques, dont les humains bénéficient comme d’un « don de la nature ». (…) En refondant la finance sur la rareté croissante de capital naturel, on redonne à l’activité économique son rôle d’allocation optimale de ressources rares. On lui redonne aussi la noble tâche de gérer les relations entre humains à propos des choses, dont les choses de la nature. (…) Dans le système capitaliste, la création de profit est le moteur de l’action. Le marché est supposé favoriser l’allocation optimale de ressources rares. La rareté nouvelle de moyens financiers pourrait donner l’illusion qu’il s’agit de LA rareté sur laquelle refonder un nouveau système mondial. Or c’est bien les ressources de la nature qui se raréfient. Il va falloir reconstruire tout le système de régulation économique mondial. »</p>
<p>Sauver le capitalisme : vers une fiscalité mondiale fondée sur les consommations de nature</p>
<p>Selon Dahle Oystein, ancien vice président d’Exxon pour la Norvège, « le socialisme s’est effondré parce qu’il n’autorisait pas le marché à dire la vérité économique. Le capitalisme pourrait s’effondrer parce qu’il ne permet pas au marché de dire la vérité écologique ». Une innovation technique ou institutionnelle peut être favorable à un entrepreneur dans le long terme, mais il n’y a souvent aucune garantie qu’elle le soit à court terme. Les entreprises ne sauraient trouver une pleine logique à réintégrer leurs stratégies et activités au cœur des écosystèmes tant qu’il n’en coûte rien, au moins de façon visible et à court terme, de les détruire ou d’uniformiser leurs composantes biologiques (<a rel="nofollow" href="http://www.natureparif.fr/Documentations/guideoreecomplet/Guide%20oree%20et%20frb.pdf" target="_blank">Houdet, 2008</a>).</p>
<p>L’<a title="Evaluation des ecosystèmes pour le millénaires" rel="nofollow" href="http://www.millenniumassessment.org/en/index.aspx" target="_blank">Evaluation des écosystèmes pour le millénaire</a> (Millenium Ecosystem Assessment, 2005) considère qu’il existe quatre types de capital : le capital manufacturier, le capital social, le capital humain et le capital naturel. L’essentiel de la fiscalité actuelle dans le monde porte sur le capital manufacturier et le capital humain (à travers le travail). Les experts du MEA considèrent que la crise environnementale actuelle résulte pour une grande part de ce type de régulation qui conduit à considérer que services écologiques et ressources (renouvelables ou non) sont gratuits. Ils considèrent nécessaire d’envisager dès à présent le remplacement de la taxation du capital manufacturier et du capital humain par une taxation de toutes les consommations de nature et de services écosystémiques. La Suède s’est engagée depuis 1988 dans l’introduction progressive de taxes écologiques en lieu et place de taxes existantes et à pression fiscale inchangée. Un tel basculement, qui peut sembler irréaliste, tant il devrait être mondialement discuté et coordonné, serait pourtant l’un des moyens les plus sûrs d’inciter l’activité économique dans un sens favorable au maintien, voire l’accroissement, de la diversité biologique et à un développement durable renouant avec le plein emploi. Tout, en particulier l’actuelle crise financière mondiale, concourt à un changement profond des modes de régulation.</p>
<p>Toujours selon la note de synthèse (1) de la Fondation Nicolas Hulot, « l’occasion est là d’organiser très vite une révolution de nos procédés de production et de modes de consommation pour qu’ils deviennent de plus en plus économes de ressources. Les compétences humaines et techniques sont là mais des investissements importants sont nécessaires. Or leur rentabilité, calculée avec les conventions actuelles, est insuffisante puisque l’on ne donne pas une valeur au capital naturel consommé. Pourtant un profit important peut résulter de la maintenance du capital naturel si le bénéfice de celle-ci se substitue au coût de l’inaction (envisagé à 7% du PIB mondial à l’horizon 2030 &#8211; <a title="Rapport TEEB" rel="nofollow" href="http://ec.europa.eu/environment/nature/biodiversity/economics/pdf/teeb_report_fr.pdf" target="_blank">Rapport TEEB</a>)…. S’il n’est pas de système financier concevable sans recherche d’un profit légitime, il est par contre possible de construire le système d’incitations qui rendra profitable de contribuer à la pérennité du capital naturel. On assure ainsi un capitalisme qui tire profit du maintien de la viabilité de la planète et des sociétés qui l’habitent. (…) Concernant le changement climatique, le système européen d’échanges de permis d’émissions préfigure ce type de régulation. C’est l’opportunité de le généraliser pour le climat (ce qui est à l’ordre du jour du paquet climat-énergie européen et de la convention climat) et de l’élargir aux autres éléments du capital naturel. »</p>
<p>Gageons que le lancement d’un « <a rel="nofollow" href="http://www.unep.org/greeneconomy/french/" target="_blank">New Deal Ecologique Mondial</a> » par le <a title="Programme des Nations Unies pour l'Environnement" rel="nofollow" href="http://www.unep.org/french/" target="_blank">PNUE</a> (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) aille dans ce sens. Espérons également que cela soit un premier pas pour réunir l’ensemble des pays, et en particulier les Etats-Unis d’Amérique, sous l’impulsion de son nouveau Président, Barrack Obama, pour réellement sauver le capitalisme.</p>
<p><em>(1) La note de synthèse et les annexes techniques remises au Président de la République sont à votre disposition sur simple demande auprès de Manuela Lorand – Tél. : 01 41 22 10 94 – m.lorand(arobase)fnh.org.</em></p>
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		<title>Le plan «villes durables » : quels outils pour quel changement ?</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Nov 2008 21:07:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaud Gagneux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Outils]]></category>
		<category><![CDATA[Ville écologique]]></category>
		<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[ville]]></category>

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		<description><![CDATA[

Lors d’une communication au conseil des ministres du 22 octobre 2008, Jean-Louis Borloo a présenté un plan Ville Durable «qui vise à favoriser l’émergence d’une nouvelle façon de concevoir, construire, faire évoluer et gérer la ville. » (1). Cela correspondrait-il à une importante déclinaison opérationnelle du grenelle de l’environnement ?
Présentation du plan ville durable.
Ce plan [...]]]></description>
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<p class="spip" style="text-align: justify;">Lors d’une communication au conseil des ministres du 22 octobre 2008, Jean-Louis Borloo a présenté un plan <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=3809" rel="nofollow">Ville Durable</a> <em>«qui vise à favoriser l’émergence d’une nouvelle façon de concevoir, construire, faire évoluer et gérer la ville. »</em> (<a href="http://www.ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=171" rel="nofollow"><span style="text-decoration: none; color: #000000;">1</span></a>). Cela correspondrait-il à une importante déclinaison opérationnelle du grenelle de l’environnement ?</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Présentation du plan ville durable.</span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ce plan s’articule autour de trois projets distincts, qui correspondent à 3 échelles d’analyse différentes :</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong>A l’échelle du quartier :</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le <span style="text-decoration: underline;">concours &laquo;&nbsp;EcoQuartiers&nbsp;&raquo;</span>,(<a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/le_concoursecoquartiers_cle0888be.pdf" rel="nofollow"><span style="text-decoration: none; color: #000000;">2</span></a>) dont l’objectif est d’identifier les acteurs (communes, villes, associations d’habitants) volontaires et engagés dans cette démarche, pour constituer un « club opérationnel ». Ce dernier permettrait de travailler sur la création de nouveaux outils en profitant de l’expérience des villes ou communes ayant déjà réfléchi ou qui réfléchissent à ce type d’aménagement urbain.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ici, le gouvernement souhaite mener une réflexion sur la conception même du quartier, en insistant sur les cibles suivantes : « <em>eau, déchets, biodiversité, mobilité, sobriété énergétique et énergies renouvelables, densité et formes urbaines, éco-construction</em> ». <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/le_concoursecoquartiers_cle0888be.pdf" rel="nofollow"><span style="text-decoration: none; color: #000000;">(2)</span></a></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong>A l’échelle de la ville : </strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le <span style="text-decoration: underline;">projet des &laquo;&nbsp;EcoCités&nbsp;&raquo;</span> <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DemarcheEcoCites_cle17c8a6.pdf" rel="nofollow"><span style="text-decoration: none; color: #000000;">(3)</span></a> s’inscrit également dans l’identification des villes qui auront ou qui souhaitent aménager durablement leur espace urbain, mais en privilégiant leur capacité à s’inscrire dans « <em>la continuité avec des projets de territoire environnants </em>».</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Le gouvernement s’appuie sur les 3 piliers du développement durable: environnement, économique, social et sociétal, pour définir les grands enjeux qui sont rattachés à la ville durable.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><strong>A l’échelle du territoire :</strong></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">L’<span style="text-decoration: underline;">appel à projets &laquo;&nbsp;transports collectifs&nbsp;&raquo; </span><a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/transports_urbains_A4_cle6685cc-2.pdf" rel="nofollow"><span style="text-decoration: none; color: #000000;">(4)</span></a><span style="text-decoration: underline;"> </span>dont l’enjeu sera d’identifier les actions et opérations exemplaires afin d’améliorer les réseaux de transports en commun et afin de « <em>contribuer à la lutte de la réduction des gaz à effet de serre</em> » <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/le_concoursecoquartiers_cle0888be.pdf" rel="nofollow"><span style="text-decoration: none; color: #000000;">(4)</span></a></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans ce plan, deux objectifs principaux ressortent : identification des acteurs et initiatives et réflexion sur leur financement. Par ce biais, on donne la parole à des initiatives de quartier, de territoire ou d’individu, et on leur permet d’intégrer un processus d’échange, de mutualisation des expériences sur l’aménagement urbain durable.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">En revanche, on pourrait se demander si ce « <em>plan ville durable</em> » représente une réelle avancée ou si ces actions sont la simple réactualisation de projets déjà engagés. Des structures connues comme l’ARENE ou l’ADEME ont déjà identifié les bonnes pratiques sur le territoire, et ont déjà alimenté un cercle de réflexion autour de ces problématiques. Avec ces outils, et les outils mis à disposition des territoires (SCOT, PLU, AEU), les acteurs connaissent déjà les leviers nécessaires pour enclencher une réelle démarche de construction durable. Dans ce cadre, on doit saluer l’initiative d’entreprises privées comme le Groupe Vinci.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le gouvernement agit, les entreprises privées aussi</span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Il est urgent de se doter d&#8217;outils objectifs et opposables, pour que toute la filière puisse faire ses choix selon des critères qui ne soient pas uniquement financiers.&nbsp;&raquo;</em>, a résumé Xavier Huillard, directeur général de Vinci. <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/05/le-geant-du-btp-vinci-et-trois-grandes-ecoles-d-ingenieurs-inaugurent-une-chaire-d-ecoconception-a-paris_1115152_3244.html" rel="nofollow"><span style="text-decoration: none; color: #000000;">(5)</span></a></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Dans une démarche volontaire et d’anticipation, le Groupe Vinci inaugure le 4 novembre 2008 une chaire d’éco-conception <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/05/le-geant-du-btp-vinci-et-trois-grandes-ecoles-d-ingenieurs-inaugurent-une-chaire-d-ecoconception-a-paris_1115152_3244.html" rel="nofollow"><span style="text-decoration: none; color: #000000;">(5) </span></a>en collaboration avec 3 grandes écoles d’ingénieurs.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les enjeux de cette chaire sont importants, et la complémentarité des ingénieurs issus des différentes écoles à souligner. Ils devront établir un langage commun et s’accorder sur le sens de la réflexion à mener. Les travaux pourraient aboutir à l’identification des freins au « <em>verdissement des villes anciennes</em> » aujourd’hui présents au cœur des processus d’aménagement urbain <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/05/le-geant-du-btp-vinci-et-trois-grandes-ecoles-d-ingenieurs-inaugurent-une-chaire-d-ecoconception-a-paris_1115152_3244.html" rel="nofollow"><span style="text-decoration: none; color: #000000;">(5).</span></a></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Analyse du « plan Villes Durables »</span></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Certes, l’idée d’organiser un concours sur le sujet n’est pas réellement innovante ; mais peu importe, la mise en concurrence des projets pourrait s’avérer positif au final, notamment en termes d’innovation. En revanche, on pourrait questionner les objectifs de l’initiative, et, en particulier, le niveau d’exigence qu’impose le gouvernement. En « creusant » les documents, on s’aperçoit très vite que le changement radical que l’on veut nous faire imaginer est loin de d’être une condition <em>sine qua none</em>.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Si l’on prend l’exemple du projet « éco quartiers », le lauréat qui présentera son projet devra démontrer au jury, qu’il a su « <em>être d’une qualité exceptionnelle <strong>sur l’une des sept</strong> dimensions suivantes : eau, déchets, biodiversité, mobilité, sobriété énergétique et énergies renouvelables, densité et formes </em><em><span style="font-size: 10pt; font-family: Dax-Light;">urbaines, éco-construction.</span></em><span style="font-size: 10pt; font-family: Dax-Light;"> » </span><a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/le_concoursecoquartiers_cle0888be.pdf" rel="nofollow"><span style="text-decoration: none; color: #000000;">(2)</span></a></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Ne pourrait-on pas au contraire préconiser une approche obligatoirement globale, transversale, en prenant en compte toutes les dimensions et en essayant de trouver le meilleur compromis possible en fonction du territoire et de son environnement ?</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Les consignes énoncées sont celles d’une opération exemplaire, et ne sont pas faites pour capitaliser sur les innovations dans le but de les dupliquer sur d’autres territoires.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">Si toutes ces initiatives sont censées aller dans le bon sens, pourquoi en est-on encore à la réflexion pour repenser et réaménager durablement nos territoires. Est-il vraiment top tôt pour arrêter de réfléchir et commencer à agir en actionnant les leviers et en neutralisant les freins connus au sein de nos territoires ?</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">(1) <a href="http://www.ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=171">Extrait</a> du site internet du gouvernement sur les éco quartiers.</p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">(2) <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/le_concoursecoquartiers_cle0888be.pdf" rel="nofollow">brochure  concours ecoquartier</a></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">(3) <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DemarcheEcoCites_cle17c8a6.pdf" rel="nofollow">brochure écocités</a></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">(4) <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/transports_urbains_A4_cle6685cc-2.pdf" rel="nofollow">brochure transport</a></p>
<p class="spip" style="text-align: justify;">(5) <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/05/le-geant-du-btp-vinci-et-trois-grandes-ecoles-d-ingenieurs-inaugurent-une-chaire-d-ecoconception-a-paris_1115152_3244.html" rel="nofollow">Article</a> du monde, 05.11.08</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="spip" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal">
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		<title>Outil d’évaluation de bâtiment écologique: LEED révisé en 2009</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/outil-d%e2%80%99evaluation-de-batiment-vert-leed-revise-en-2009/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Sep 2008 17:41:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaud Gagneux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Outils]]></category>
		<category><![CDATA[Ville écologique]]></category>
		<category><![CDATA[label]]></category>
		<category><![CDATA[ville]]></category>

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		<description><![CDATA[
L’objet du présent article est de rebondir sur celui rédigé récemment par le Wordwatch Institute qui portait sur la révision du système d’évaluation de l’impact environnemental des bâtiments le plus connu au niveau international : le LEED (Leadership in Energy and Environmental Design).

L’USGBC et le label LEED
 
Le standard de construction LEED est devenu la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;" align="center"><strong></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L’objet du présent article est de rebondir sur <a href="http://www.worldwatch.org/node/5871" rel="nofollow">celui</a> rédigé récemment par le <a href="http://www.worldwatch.org/" rel="nofollow">Wordwatch Institute</a> qui portait sur la révision du système d’évaluation de l’impact environnemental des bâtiments le plus connu au niveau international : le LEED (Leadership in Energy and Environmental Design).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>L’USGBC et le label LEED</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le standard de construction<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Leadership_in_Energy_and_Environmental_Design" rel="nofollow"> LEED</a> est devenu la méthode d’évaluation des bâtiments à haute qualité environnementale (QEB) la plus utilisée dans le monde. Créé en 1998 par l’<a href="http://www.usgbc.org/" rel="nofollow">US Green Building Council</a> (USGBC), une structure à but non lucratif composée aujourd’hui de 17 000 membres travaillant dans l’industrie du bâtiment et de la construction, il a conditionné l’émergence de nombreux autres systèmes d’évaluation, tels que la démarche HQE et le label LEED canadien.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L’USGBC contrôle l’ensemble du processus de certification et offre un panel de services variés, dans le seul but de promouvoir la QEB. Ainsi, elle propose différentes catégories de certification selon le domaine d’activité, ce qui oriente le niveau d’implication du candidat dans le référentiel LEED. L’USGBC joue aussi un rôle de sensibilisation aux enjeux écologiques, en proposant des formations et conférences destinées notamment aux décideurs.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Caractéristiques de l’outil et de la démarche de certification </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Pour en revenir plus spécifiquement au système LEED, il est construit de la manière suivante.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">En premier lieu, le bâtiment candidat est associé à une des cinq catégories prédéfinies par l’organisation :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- LEED NC (nouvelles constructions ou rénovations majeures),</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- LEED BE (bâtiments existants),</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- LEED SC (structure et coque),</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- LEED H (habitations domiciliaires),</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- LEED IC (intérieurs commerciaux).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Ensuite, chaque étape du projet est évaluée selon 6 catégories, auxquelles sont attribués des crédits :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- Aménagement écologique des sites (14 points) : gestion des eaux pluviales, transport alternatif, perturbation minimale du terrain, diminution de la pollution lumineuse;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- Gestion efficace de l’eau (5 points) : aménagement paysager nécessitant peu d&#8217;eau, technologies innovatrices en matière d&#8217;eaux usées, réduction de la consommation d&#8217;eau;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- Énergie et atmosphère (17 points) : optimisation de la performance énergétique, systèmes d&#8217;énergie renouvelables, énergie verte, élimination des CFC et halons;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- Matériaux et ressources (14 points) : réutilisation du bâtiment, gestion des déchets de construction, contenu recyclé, matériaux locaux, bois certifié;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- Qualité des environnements intérieurs (15 points) : contrôle du CO<sub>2</sub>, ventilation plus efficace, matériaux à faible émission, maniabilité des systèmes, confort thermique;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- Innovation et processus de design (4 points + 1 point si un des professionnels est accrédité LEED)</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">A la suite de cette évaluation, une note sur un total de 70 points est attribuée au bâtiment, selon le système qui suit :</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- certifié (26 à 32 points),</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- argent (33 à 38),</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- or<span> </span>(39 à 51),</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">- platine (52 à 70).</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Quelles sont les différentes méthodes de certification LEED ? </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Il existe deux façons de procéder : soit l’organisme demandeur dépose un dossier auprès de l’USGBC pour examen, notation et certification, soit une personne dédiée au projet passe un concours pour l’obtention du droit d’auto-certification LEED auprès du <a href="http://www.gbci.org/" rel="nofollow">Green Buildings Certification Institute</a> (GBCI), organisation dîtes indépendante et soutenue financièrement par l’USGBC.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>A quels besoins répond la certification LEED?</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comme mentionné dans l’article « Green Buildings Standard Under Construction», aux Etats-Unis, 40 % de l’énergie sont utilisés pour chauffer, éclairer et rafraichir les bâtiments commerciaux et résidentiels. Un tel outil représente une opportunité de baisser significativement la consommation énergétique des constructions existantes et à venir. <span> </span> «  <em>La ligne directrice de conception et de l’outil de certification de LEED vise à améliorer le bien être des occupants, la performance environnementale et le rendement économique des bâtiments par l’emploi de pratiques, de normes et de technologies éprouvées et novatrices</em>. » (<a href="http://www.acq.org/index.php?Itemid=2246&amp;id=40&amp;option=com_content&amp;task=view" rel="nofollow"><sup> </sup>1)</a></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Sa vocation est de promouvoir les bâtiments « verts » et la prise en compte des impacts environnementaux dans leur construction et leur exploitation.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Ce référentiel se veut être facilement reproductible. C’est pour cette raison qu’il a servi de modèle à beaucoup d’autres outils. A titre d’exemple, le Canada s’est largement inspiré de LEED en l’adaptant à son contexte local et en y ajoutant ses propres exigences. <a href="http://www.cagbc.org/leed/systemes/index.htm" rel="nofollow">(2)</a> Au sein de ce <a href="http://www.chq.gouv.qc.ca/app/DocRepository/1/Publications/Bulletin_Batir_en_sante/BatirEnSante_Vol2_No11_24nov04.pdf" rel="nofollow">document</a>,  le <a href="http://www.cagbc.org/cbdca/mission.htm" rel="nofollow">CaGBC</a> indique que<span> </span>label LEED Canada « <em>reconduit les critères qui définissent les crédits en les adaptant au système de mesure international (SI), en adaptant les références aux normes, codes et programmes canadiens, en<span> </span>rehaussant le seuil de performance de certaines exigences préalables, et même en<span> </span>ajoutant un nouveau crédit Bâtiment durable au domaine Matériaux et ressources</em> ».</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">C’est aujourd’hui, en outre, un formidable outil de promotion utilisé par la ville de New York. Celle-ci intègre désormais les exigences LEED au sein des cahiers des charges des nouvelles constructions.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">En d’autres termes, pour les nombreux acteurs du secteur, ce label est un atout marketing majeur, au-delà des contraintes supplémentaires qu’il peut impliquer aux niveaux technologiques et organisationnels. Cette démarche est supposée viser de nouvelles solutions innovantes, parfois plus coûteuses, dont l’objectif est de réduire les « impacts écologiques » sur l’ensemble du cycle de vie des bâtiments.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Quelles en sont les limites ?</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Hormis la critique inévitable du surcoût engendré par le respect du label LEED et l’inéluctable délicatesse et complexité associées à son adaptation à d’autres pays, plusieurs questions peuvent être soulevées.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">En France, <a href="http://www.assohqe.org/" rel="nofollow">l’association HQE</a>, dont les certifications sont gérées par le <a href="http://www.certivea.fr/">Certivea</a>, une branche dédiée du CSTB, est le principal acteur sur ces questions ; elle est à l’origine de l’élaboration de la démarche <a href="http://www.assohqe.org/documents_referentiels.php" rel="nofollow">Haute Qualité Environnementale</a> (HQE). A ce stade, il n&#8217;existe pas de système de graduation, comme pour LEED (bronze, argent, or&#8230;). Le maître d&#8217;ouvrage doit investir sans être certain d&#8217;obtenir une reconnaissance proportionnelle aux actions accomplies ; cela, bien qu’il soit quasiment assuré d’obtenir la labellisation HQE.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Cela souligne les limites de ce type de référentiel, volontaire et sanctionné par un label à vocation « marketing ». Les agents économiques concernés ne cherchent bien souvent qu’à obtenir le label si bien, qu’au final, l’efficacité et cohérence écologiques n’interviennent qu’en second plan.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comme mentionné précédemment, l’USGBC est à l’origine de l’ensemble du processus de certification. Sa volonté a été de rendre cet outil facilement reproductible et utilisable sur tout type de projet de construction. Avec une telle ambition, le système d’évaluation qui en résulte a soulevé nombre de critiques, en particulier sur la pertinence des coefficients utilisés.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Aucun document n’explique les raisons ou les méthodes utilisées pour définir le nombre de points de chaque étape et de chaque action. La notation globale présente « <em>l’inconvénient d’une approche subjective (les coefficients sont arbitraires) et peu adaptée au contexte local</em> » <a href="http://www.assohqe.org/international_autres_demarches_etrangeres.php" rel="nofollow">(3)</a>.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Par exemple, comme le souligne l’<a href="http://www.worldwatch.org/node/5871" rel="nofollow">article</a>, un projet obtenant une note de 26 sur 70 recevra, contre toute attente, la certification.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Qui plus est, ce système d’évaluation est porté principalement sur la structure de la construction et sur l’effet de celle-ci sur ces occupants. Si cela représente une avancée certaine, qu’en est-il de la prise en compte des interactions avec l’écosystème extérieur ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comme indiqué dans cet <span><a href="http://www.euractiv.com/fr/energie-efficacite/ecologie-code-batiment-devrait-revise/article-175148" rel="nofollow">article</a></span>, le label LEED sera revu et corrigé courant 2009. Ce sera sa troisième refonte après 10 ans de recul sur le système d’évaluation. L’USGBC indique que « l’attribution et la pondération du système sera différente. L’ensemble du processus sera flexible afin de s’adapter aux évolutions<em> technologiques, de tenir compte des différences régionales et d’encourager l’innovation</em>.» <strong></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Une évolution est nécessaire afin de mieux intégrer l’efficacité énergétique et la performance écosystémique des bâtiments.  Cette nouvelle version du label LEED permettra t‘elle l’émergence de bâtiments véritablement performants sur le plan écologique ? Aura-t-elle l’ambition de répondre à minima aux besoins actuels pour une lutte efficace face aux changements climatiques ?<span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises : le Bilan Biodiversité des organisations</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/integrer-la-biodiversite-dans-les-strategies-des-entreprises-le-bilan-biodiversite-des-organisations/</link>
		<comments>http://www.synergiz.fr/integrer-la-biodiversite-dans-les-strategies-des-entreprises-le-bilan-biodiversite-des-organisations/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2008 04:41:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Outils]]></category>
		<category><![CDATA[Bilan biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises]]></category>

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		<description><![CDATA[Réconcilier activités économiques et biodiversité, « faire équipe avec la vie » selon l’expression de Robert Barbault, nécessite à la fois de mobiliser les entreprises et de créer de nouveaux outils. L’ouvrage « Intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises »(1) relève de ce double défi. Il s’articule sur quatre sections.

Une difficulté majeure pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Réconcilier activités économiques et biodiversité, « faire équipe avec la vie » selon l’expression de Robert Barbault, nécessite à la fois de mobiliser les entreprises et de créer de nouveaux outils. L’ouvrage « <strong>Intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises </strong>»(1) relève de ce double défi. Il s’articule sur quatre sections.</p>
<p><a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/09/couv_biodiv.jpg"><a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/09/Intégrer_Biodiv_Stratégie_Entreprise.png"><a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/09/Intégrer_Biodiv_Stratégie_Entreprise.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-349" title="Intégrer_Biodiv_Stratégie_Entreprise" src="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/09/Intégrer_Biodiv_Stratégie_Entreprise-240x300.png" alt="Intégrer_Biodiv_Stratégie_Entreprise" width="240" height="300" /></a></a></a><br />
Une difficulté majeure pour intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises est de comprendre à quoi renvoie un concept aujourd’hui couramment usité.<br />
La première partie de l’ouvrage s’attache à le présenter, du point de vue scientifique et de celui des entreprises. La méthodologie du groupe de travail pour analyser les <strong>interactions, directes et indirectes, entre entreprises et diversité du vivant</strong> est ainsi mise en exergue. Elle concerne l’analyse des niveaux de dépendance directe des branches d’activités au monde vivant et la construction d’un Indicateur d’Interdépendance de l’Entreprise à la Biodiversité (I.I.E.B.).</p>
<p>La seconde partie s’articule sur des retours d’expérience. Rédigés à partir d’une auto-évaluation portant sur l’I.I.E.B., ils présentent l’image que diverses entreprises et collectivités, la plupart appartenant au groupe de travail IFB &#8211; Orée, se font de leur interdépendance à la biodiversité. Ces travaux confirment que <strong>l’ensemble de l’économie interagit, de manière directe et indirecte, avec le tissu du monde vivant</strong>.</p>
<p>La troisième section s’attache à analyser plus précisément la nature de l’influence des entreprises sur l’évolution du monde vivant. Cela revient à caractériser la nature des dynamiques de co-évolution entre entreprises et écosystèmes. Un nouveau modèle de développement est proposé aux acteurs économiques, en soulignant ses enjeux, contraintes et opportunités. Quelles règles simples, quels outils pour piloter les systèmes écosystémiques et socio-économiques en interaction, vers une co-viabilité entre biodiversité et entreprises ? Sont ainsi esquissés les contours du « <strong>Bilan Biodiversité</strong> » des organisations, système comptable visant à rendre compte des relations entre entreprises et monde vivant. Pour que sa mise en place soit rentable, que les entreprises s’approprient pleinement la démarche, l’ouvrage s’intéresse à l’innovation institutionnelle, c’est-à-dire à l’évolution des modes de régulation.</p>
<p>Enfin, la dernière section présente dix initiatives innovantes en faveur de la biodiversité à travers le monde. Rédigées sous forme d’articles courts, elles sont en lien étroit avec le monde de l’entreprise et tentent de s’inscrire dans la démarche de co-viabilité biodiversité &#8211; entreprises proposée par l&#8217;auteur.</p>
<p>Face à l’urgence de la situation mise en exergue par l’Evaluation des écosystèmes du millénaire (<a title="Millenium Ecosystem Assessment" rel="nofollow" href="http://www.millenniumassessment.org" target="_blank">Millennium Ecosystem Assessment, 2005</a>)(2) et confirmée par les premiers résultats de l’<a title="Etude COPI - Coût de l'inaction en matière de bidoversité" rel="nofollow" href="http:///ec.europa.eu/nature/biodiversity/economics/index.en_htm" target="_blank">étude COPI</a> (2008)(3) portant sur les coûts de l’inaction en matière de biodiversité, ce guide vise à condenser le temps de réflexion nécessaire pour réintégrer les activités économiques au cœur de la biodiversité.</p>
<p>La mise en place des outils proposés par cet ouvrage relève-t-il de l’utopie ? Le pari du groupe de travail Orée – Institut Français de la Biodiversité sera t’il tenu ? Quels en seront les débouchés pour les écosystèmes urbains ? Quelles implications pour leurs acteurs économiques, entreprises, citoyens et collectivités ?</p>
<p>1 Houdet, J., 2008. Intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises. Le Bilan Biodiversité des organisations. FRB – Orée, Paris ; <a rel="nofollow" href="www.oree.org" target="_blank">www.oree.org</a> ; <a rel="nofollow" href="www.fondationbiodiversite.fr " target="_blank">www.fondationbiodiversite.fr </a><br />
2 <a rel="nofollow" href="http://www.millenniumassessment.org" target="_blank">http://www.millenniumassessment.org</a><br />
3 <a rel="nofollow" href="http:///ec.europa.eu/nature/biodiversity/economics/index.en_htm" target="_blank">http:///ec.europa.eu/nature/biodiversity/economics/index.en_htm</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Financer la révolution énergétique de l’habitat en France.</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/financer-la-revolution-energetique-de-l%e2%80%99habitat-en-france/</link>
		<comments>http://www.synergiz.fr/financer-la-revolution-energetique-de-l%e2%80%99habitat-en-france/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 11:32:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaud Gagneux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Outils]]></category>
		<category><![CDATA[écologique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le site internet Actu-Environnement a récemment publié un  article portant sur la  problématique du financement de la performance énergétique des bâtiments suite  aux travaux du groupe de travail I du Grenelle de  l’environnement[1].
Deux axes de travail sont  identifiés : la construction de nouveaux bâtiments et la rénovation du parc  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le site internet Actu-Environnement a récemment publié <a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/grenelle_batiment_financement_5489.php4" rel="nofollow">un  article</a><strong><span style="color: #ff6600;"> </span></strong>portant sur la  problématique du financement de la performance énergétique des bâtiments suite  aux travaux du groupe de travail I du Grenelle de  l’environnement[1].</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Deux axes de travail sont  identifiés : la construction de nouveaux bâtiments et la rénovation du parc  existant.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Aujourd’hui, un grand nombre  d’acteurs du secteur du bâtiment est d’accord sur le programme et les échéances  fixés par le Grenelle de l’environnement. Le calendrier et les objectifs sont  décrits comme ambitieux mais réalisables. A titre d’exemple, la <span>C</span>APEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites  Entreprises du Bâtiment) ou la FFB (Fédération Française du Bâtiment) ont<span> </span>déjà déployé des actions concrètes de formations  et d’informations auprès des opérationnels du secteur de la construction en vue  d’atteindre les objectifs.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L’article nous rappelle que <em>«  la loi Grenelle prévoit une performance énergétique de 50 kWh/m<sup>2</sup>/an  pour les constructions neuves dès 2012 et une réduction des consommations  d’énergie du parc de bâtiments existants d’au moins 38 % d’ici 2020.  »</em><strong><span style="color: #ff6600;"> </span></strong><em></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Néanmoins, si plusieurs pistes de  réflexion sont ouvertes pour y répondre, la question du financement reste en  suspens. Chacune possède ses défenseurs et ses opposants. Il s’agit de résoudre  le problème du surcout engendré par les investissements supplémentaires  nécessaires à la construction de bâtiments au bilan énergétique positif. Dans  cet article, Daniel Aubert, directeur général des services de l’Union Sociale  pour l’Habitat (USH), rappelle que d<em>‘ « après nos simulations, pour  atteindre la « basse consommation » il faut prévoir un surcoût de 12 à 15 % par  rapport aux constructions actuelles,</em> »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comment impulser et motiver les  individus à privilégier une construction dite écologique à une construction  traditionnelle, moins coûteuse ? Qui doit porter le poids d’un surcoût  inévitable ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Quels outils financiers utiliser  pour mobiliser l’ensemble des acteurs ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Une des solutions, aujourd’hui,  réside dans la combinaison d’outils incitatifs. Plusieurs pistes sont  ouvertes[2], telles que les subventions, le crédit  d’impôts, les certificats d’économies d’énergie ou la TVA à 5,5%<strong><span style="color: #ff6600;">.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Les subventions ou crédits  d’impôts sont de bons moyens d’impulser une démarche mais ne sont pas viables à  long terme. Par exemple, les crédits d’impôts accordés aux énergies  renouvelables risquent d’être remis en cause dès l’année 2009.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Les Certificats d’Economies  d’Energie (CEE) sont des outils encourageants. Même si leur mise en place sur le  marché a pris du temps, ils sont une solution intelligente, car ils permettent  de réduire les consommations énergétiques des différents acteurs (particuliers,  entreprises) et redéfinir le rôle des fournisseurs d’énergie qui tendent à  devenir des vendeurs d’économies d’énergie. En 2009, les CEE pourraient devenir  un outil incontournable dans l’atteinte des objectifs fixés par le Grenelle.  <strong></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">La TVA à 5,5% est une autre  solution intéressante pour inciter les clients des artisans à passer à l’acte.  Il faut rappeler que les coûts de l’amélioration thermique de la totalité du  parc existant nécessitent des investissements importants. Les premières  estimations financières laissent penser qu’entre 600 à 1 200 milliards d’euros  seraient nécessaires d’ici 2050[3]<span style="color: #ff6600;">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Dans la liste des outils  existants, on peut enfin citer les modalités de prêts préférentiels pour les  travaux de rénovation écologique, mais les banques ne jouent  aujourd’hui pas vraiment le jeu.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Comment faire pour déclencher un  réel changement de comportement de tous les acteurs ? Comment les fédérer autour  des objectifs fixés au Grenelle de l’environnement?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Faire naitre une communauté  d’intérêt [4]<strong><span style="color: #ff6600;"> </span></strong>autour de la problématique énergétique de l’habitat est une  priorité afin de trouver des compromis sur le partage des coûts. Si chacun  défend ses propres intérêts lorsque l’on parle des moyens pour atteindre les  objectifs, il sera probablement impossible de concrétiser les engagements. Des  mesures contreproductives pourraient même voir le jour. Il n’est pas inutile de  rappeler que les véritables surcoûts sont ceux liés à l’inaction face aux  changements climatiques[5] : ils concernent l’ensemble des  acteurs économiques et pas seulement ceux du secteur du bâtiment.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Les propositions liées au  développement d’outils de financement en faveur de la construction de bâtiment à  énergie positive seront débattues au mois d’octobre 2008 au parlement. <span style="color: black;">Les « décisions » qui en résulteront seront le fruit d’un  processus d’interaction entre acteurs aux perceptions et pouvoirs variables dans  la négociation.</span> Afin d’éviter tout contournement des problématiques,  assurer la transparence et la clarté des débats sera le véritable défi posé au  gouvernement. La révolution énergétique de l’habitat est lancée : elle consiste  en une incroyable opportunité économique pour peu que l’on dépasse les intérêts  individuels.</p>
<div>[1] <a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/grenelle_batiment_financement_5489.php4" rel="nofollow">Article  Actu environnement du 18 juillet 2008</a></div>
<div>[2] <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Dossier_Batimat_cle25956f.pdf" rel="nofollow">Dossier  efficacité énergétiquedes bâtiments – ADEME/ MEDD &#8211; 2007</a></div>
<div>[3]<a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Dossier_Batimat_cle25956f.pdf" rel="nofollow">Dossier  efficacité énergétiquedes bâtiments – ADEME/ MEDD &#8211; 2007</a></div>
<div>[4]<a href="../quels-indicateurs-pour-quel-developpement-durable/">Article  Synerblog sur les indicateurs de développement durable</a></div>
<div>[5] Stern, N., 2006. Stern Review on the Economics of Climate Change, HM  Treasury, <a href="http://www.hm-treasury.gov.uk/Independent_Reviews/independent_reviews_index.cfm" rel="nofollow">http://www.hm-treasury.gov.uk/Independent_Reviews/independent_reviews_index.cfm,  10 mai 2008. </a></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Quelles ambitions pour nos villes après le Grenelle de l&#8217;Environnement?</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/ambitions-pour-nos-villes-apres-grenelle-environnement/</link>
		<comments>http://www.synergiz.fr/ambitions-pour-nos-villes-apres-grenelle-environnement/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 10:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaud Gagneux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ville écologique]]></category>
		<category><![CDATA[décision]]></category>
		<category><![CDATA[Outils]]></category>
		<category><![CDATA[quartier écologique]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est lors de la journée de la biodiversité qui se déroulait le 22 mai 2008, que la commission        européenne  chargée de l’environnement a annoncé le lancement du prix de la capitale verte de l’Europe.[1]
Une décision qui coïncide avec le plan d’actions que s’est fixé le Grenelle de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est lors de la journée de la biodiversité qui se déroulait le 22 mai 2008, que la commission        européenne  chargée de l’environnement a annoncé le lancement du prix de la capitale verte de l’Europe.<a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm">[1]</a></p>
<p><a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm"></a>Une décision qui coïncide avec le plan d’actions que s’est fixé le Grenelle de l’Environnement en ce qui concerne le développement des quartiers écologiques et l’amélioration de la qualité de vie au sein des systèmes urbains. On pourrait soupçonner que ces décisions participent à la prolifération de projets dits exemplaires ou uniques, dont la reproductibilité reste à prouver. Mais dans le cadre de ce concours, l’objectif est de travailler à une échelle plus large que le simple quartier. Les villes candidates devront  rentrer dans une profonde réflexion afin de mieux appréhender leur Cité comme un écosystème urbain.</p>
<p><strong>Comment y parvenir ? A quel rythme ?</strong></p>
<p>Rajenda Pachaury, président du GIEC, co auteur du 4ième rapport sur le climat fonde ses conclusions sur un postulat de base. Si nous voulons agir en faveur de l’environnement, « il faut changer nos modes de vie ». [2] L’enjeu est considérable aux vues de nos comportements actuels et de nos réticences au changement. Néanmoins, l’éveil des consciences semble être de plus en plus important, et les actions se multiplient dans les régions, les villes, les quartiers. Aujourd’hui, la France enregistre un retard certain dans la création d’outils et de plan d’actions favorisant le développement de villes écologiques. Nous devons capitaliser sur les analyses, les études de tels ou tels éco quartiers, type BEDZED, ou autres, et se préoccuper des vraies questions que soulèvent ces projets d’urbanisme. C’est d’ailleurs, l’objet d’une conférence qui se tiendra à Lausanne au mois de Septembre 2008, qui souhaite mettre le projet de quartier comme un tremplin de la durabilité à l’échelle de la ville.<a href="http://www.unil.ch/ouvdd/page56231.html">[3]</a> La plupart du temps, les projets de quartier écologique sont étudiés de manière sectorielle et la politique de la ville est rarement définie en fonction des intérêts des individualités qui existent à l’échelle du quartier. Au-delà, de l’approche à adopter quant à ces projets, il faut parvenir à harmoniser, à redéfinir les outils existants liés à l’urbanisme, à l’architecture… de façon à pouvoir dupliquer les expériences de quartier écologique sans rencontrer de difficultés. La norme constructive doit devenir celle des bâtiments HQE, ou Effinergie, peu importe l’appellation. Ce qui va compter dans les années à venir, ce sera notre capacité à imposer ces modèles comme références. Un projet de loi est en cours d’étude pour faire passer la TVA à 5,5% sur les constructions qui respecteront la démarche HQE ou équivalent.</p>
<p><strong>Des ambitions à la hauteur des enjeux ?</strong></p>
<p>On peut s’interroger sur les ambitions du Grenelle de l’Environnement. A l’issue des négociations, le groupe de travail n°1 &laquo;&nbsp;bâtiment et urbanisme&nbsp;&raquo; a proposé qu’au moins un quartier dit « écologique » soit développé avant 2012 dans toutes les communes « ayant des programmes de développement significatifs de l’habitat ». <a href="http://www.actuenvironnement.com/ae/news/eco_quartiers_grenelle_attali_ffb_fntp_3692.php4" rel="nofollow">[4]</a> Autant dire que la route est longue avant de voir pousser des villes écologiques tout autour de chez nous. En attendant que toutes nos villes verdissent et verdissent encore, chers internautes, ne rêvez plus d’une ville verte presque parfaite, <a href="http://www.greenpeace.org/belgium/fr/news/efficiencity">visitez là sur ce site…</a></p>
<p><span style="underline;"><em>Sources:</em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">1<span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="Arial;"> </span></span></span></span><a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm" rel="nofollow">http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm</a></p>
<p class="MsoNormal" style="200%;">2<em><span style="Arial;"> Interview extrait du n° 31 trimestriel Mai 2008 les dossiers de la  Recherche</span></em><a href="http://www.unil.ch/ouvdd/page56231.html" rel="nofollow"></a></p>
<p class="MsoNormal" style="200%;">3<a href="http://www.unil.ch/ouvdd/page56231.html" rel="nofollow"> http://www.unil.ch/ouvdd/page56231.html</a></p>
<p>4 <a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/eco_quartiers_grenelle_attali_ffb_fntp_3692.php4" rel="nofollow">article Actu-environnement</a><span style="Arial;"><a href="http://www.actuenvironnement.com/ae/news/eco_quartiers_grenelle_attali_ffb_fntp_3692.php4" rel="nofollow"></a></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les indicateurs du développement durable : Pour qui ? Sous quelle forme ? Et quel degré de pertinence ? (Article 1/3)</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/les-indicateurs-du-developpement-durable-pour-qui-sous-quelle-forme-et-quel-degre-de-pertinence-article-n%c2%b013/</link>
		<comments>http://www.synergiz.fr/les-indicateurs-du-developpement-durable-pour-qui-sous-quelle-forme-et-quel-degre-de-pertinence-article-n%c2%b013/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 May 2008 11:36:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Indicateurs du développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[Outils]]></category>
		<category><![CDATA[décision]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[indicateurs]]></category>
		<category><![CDATA[informations]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.synergiz.fr/les-indicateurs-du-developpement-durable-pour-qui-sous-quelle-forme-et-quel-degre-de-pertinence-article-n%c2%b013/</guid>
		<description><![CDATA[Une fois l’importance des indicateurs de développement durable acceptée sur la scène internationale, il est important de se poser un certain nombre de questions : A qui sont-ils destinés ? Pour quelle utilisation ? En quoi sont-ils réellement pertinents ? Sous quelle forme peuvent-ils devenir des outils efficaces ?
L’importance des indicateurs de développement durable a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><strong><em>Une fois l’importance des indicateurs de développement durable acceptée sur la scène internationale, il est important de se poser un certain nombre de questions : A qui sont-ils destinés ? Pour quelle utilisation ? En quoi sont-ils réellement pertinents ? Sous quelle forme peuvent-ils devenir des outils efficaces ?</em></strong></p>
<p class="MsoNormal">L’importance des indicateurs de développement durable a été formalisée lors de la Conférence de Rio en 1992. Ils sont considérés comme des outils d’information nécessaires pour la prise de décision aux échelles globales et locales. Toutefois, les indicateurs actuels rendent difficile l’évaluation de la durabilité des liens entre systèmes écologiques et systèmes socio-économiques. A titre d’exemple, le Produit Intérieur Brut (PIB) est calculé uniquement à partir de données économiques. Se restreindre à cette information revient à évaluer la santé d’un pays exclusivement sur la base de ses richesses économiques. Sont ainsi totalement exclus les paramètres tels que le bien-être social ou encore l’évolution de la biodiversité.</p>
<p class="MsoNormal">Or, il est nécessaire de mettre en place des indicateurs accessibles à, et utilisables par, divers publics engagés dans des travaux en faveur du développement durable.</p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration: underline;">Des indicateurs ? Oui, mais pour qui ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong></strong>Si l’on considère le développement durable comme un projet de société, il est important que chacun soit en mesure de comprendre et adhérer aux objectifs et aspirations de cette dernière. Le projet de société devient dès lors un projet participatif. :</p>
<ul>
<li>les politiques utilisent des indicateurs pour des choix politiques à traduire en projets de loi ;</li>
<li>les secteurs privé et public en utilisent d’autres à des fins d’évaluation interne et/ou de communication externe ;</li>
<li>la société civile, les politiques et les secteurs privé / public coopèrent grâce à d’autres indicateurs qui permettent une définition partagée d’un monde commun (Boulanger, 2004)</li>
</ul>
<p class="MsoNormal">En outre, la participation des publics cités précédemment n’est possible que si les indicateurs présentés sont compréhensibles par eux, d’où la nécessaire agrégation des indicateurs pour aboutir à des <strong>indicateurs synthétisés,</strong> que chacun est capable de s’approprier. On assiste alors à la naissance d’une communauté d’intérêt capable de suivre le même cap.</p>
<p class="MsoNormal">Aujourd’hui, une communauté d’intérêt est encore à structurer par rapport aux problématiques environnementales et sociales, les débats demeurant de nature constructiviste : les indicateurs de développement ne possèdent en effet ni la rigueur scientifique ni la solidité statistique pour pouvoir être sereinement institutionnalisés (Levrel, 2007).</p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration: underline;">Sous quelle forme les indicateurs sont-ils jugés utilisables ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal">Les indicateurs synthétisés cités plus haut sont appelés indices<a title="_ftnref1" name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span>[1]</span></span></a>. De nombreux indicateurs connus et utilisés par de nombreux publics sont en réalité des indices, à l’image du PIB. Ces indices sont calculés à partir d’indicateurs de base classés dans des tableaux de bord.</p>
<p class="MsoNormal">Plusieurs tentatives d’indices synthétisés de développement durable ont été réalisées et divers indices ont ainsi vu le jour mais un seul a réussi à se démarquer<a title="_ftnref2" name="_ftnref2" href="#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span>[2]</span></span></a> : l’IDH<a title="_ftnref3" name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span>[3]</span></span></a>. Il combine trois indicateurs de base qui correspondent à l’espérance de vie à la naissance, le revenu moyen et le niveau d’éducation.</p>
<p class="MsoNormal">D’autres indices, moins connus ont tenté d’apporter des plus en prenant en compte d’autres aspects que les aspects économiques.</p>
<p class="MsoNormal">A titre d’exemple, l’ISEW<a title="_ftnref4" name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span>[4]</span></span></a> (Index du Bien-être Economique Durable), basé sur le PIB, intègre des notions de coûts sociaux et environnementaux, liés notamment aux inégalités de revenus, à la pollution de l’air et de l’eau, à la perte de biodiversité, ou encore la lutte contre le réchauffement climatique.</p>
<p class="MsoNormal">Le GPI (Genuine Progress Indicator) et le MDP (Measure of Domestic Progress) sont tous les deux issus de l’ISEW auquel ils apportent certaines corrections et ajouts.</p>
<p class="MsoNormal">Autre exemple, l’Indicateur de bien être économique et social<a title="_ftnref5" name="_ftnref5" href="#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><span>[5]</span></span></a> s’attache plus spécifiquement à des thématiques telles que la consommation, les stocks de richesses économiques, humaines et naturelles, la pauvreté, ou encore l’insécurité économique. En revanche, moins d’importance est ici accordée aux aspects environnementaux (Boulanger, 2004).</p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="text-decoration: underline;">La pertinence des indicateurs</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong></strong>En 2001, l’Ifen à établit une liste de 307 indicateurs de développement durable. Les listes d’indicateurs obtenues permettent de mettre en avant les dimensions multiples qui caractérisent le développement durable. Pourtant, tous ces indicateurs n’ont pas le même degré de pertinence selon le contexte dans lequel ils sont utilisés. Naissent alors des sources de tension entre les critères de qualité de ces indicateurs :</p>
<ul>
<li>l’échelle de réalisme : un indicateur pertinent à l’échelle globale ne l’est pas forcément à l’échelle locale puisqu’il n’est pas représentatif, par exemple, des spécificités de chaque territoire. De même, toutes les décisions ne sont pas prises aux mêmes échelles de temps (court terme, long terme).</li>
<li>La fonctionnalité de l’indicateur : d’une manière générale les indicateurs sont utilisés à des fins scientifiques ou de communication (politique). Au niveau scientifique les indicateurs doivent permettre des suivis rigoureux, de fournir des preuves et de réaliser des interprétations prudentes des informations fournies. Alors que d’un point de vue politique, les indicateurs doivent prioritairement être compréhensibles par de larges publics. A titre d’exemple, l’indicateur « Empreinte Ecologique » voit ses défauts de calcul (cf. conventions d’équivalence pour l’empreinte énergétique) disparaître face à sa vertu pédagogique. Il est en effet très parlant pour de larges publics de connaître le nombre de planètes Terre nécessaire à l’humanité si celle-ci consommait comme tel ou tel pays ou individu.</li>
<li>L’aspect approximatif : des indicateurs tels que les indices synthétisés rendent l’information approximative du fait de l’agrégation de plusieurs autres indicateurs. Pourtant ils restent des outils nécessaires pour favoriser le débat public et leur interprétation doit être complétée par la connaissance et les expériences de terrain fournies à la fois par les experts et les profanes.</li>
</ul>
<p class="MsoNormal">Pour pallier à l’émergence de nombreux indicateurs et aux tensions engendrées pour juger de leur pertinence, il est nécessaire d’effectuer un travail d’harmonisation à l’échelle globale (européenne, mondiale) en concertation avec les représentants de publics variés (experts, politiques, grand publics). A l’issue de cette concertation, la définition d’objectifs communs permet de déterminer les indicateurs globaux cohérents nécessaires pour effectuer un suivi efficace en vue de l’atteinte des objectifs fixés.</p>
<p class="MsoNormal">Sur cette base d’indicateurs globaux, des indicateurs prenant en compte les spécificités territoriales, et donc pertinents à des échelles plus locales, peuvent être définis selon le même principe de concertation.</p>
<p class="MsoNormal">Enfin, l’extraction d’indicateurs très significatifs permet de partager les informations fournies par les indicateurs avec le grand public (Levrel, 2007).</p>
<p class="MsoNormal">En conclusion, les récentes tentatives de proposition d’indices synthétisés de développement durable ne prennent pas en compte l’ensemble des enjeux liés au développement durable. Et la pertinence des indicateurs est souvent contrariée par leur multitude, par l’utilité qui en est faite, et par le manque de cohérence par rapport à des échelles variables (spatiales, temporelles). Il est, par conséquent, important de s’interroger aujourd’hui sur les conséquences et les implications à long terme des choix d’indicateurs, notamment dans le contexte de l&#8217;émergence de &laquo;&nbsp;quartiers écologiques&nbsp;&raquo;. Enfin, le processus de construction des indicateurs est une étape primordiale, dont les principales étapes seront traitées dans un <a title="Construction d'indicateurs de DD et aménagement urbain" href="http://www.synergiz.fr/construction-d-indicateurs-de-developpement-durable-et-amenagement-urbain/" target="_self">prochain article</a>.</p>
<p class="MsoNormal"><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Sources :</span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal">Boulanger, P.-M., 2004. Les indicateurs du développement durable : un défi scientifique, un enjeu démocratique. Institut pour un développement durable, Belgique.</p>
<p class="MsoNormal">Harold Levrel, 2007. Quels indicateurs pour la gestion de la biodiversité. <a href="http://www.gis-ifb.org/documentation/les_publications_de_l_ifb/les_cahiers_de_l_ifb" rel="nofollow">Les cahiers de l’IFB</a>.</p>
<hr size="1" />
<p class="MsoFootnoteText"><a title="_ftn1" name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">[1]</span></span></span></span></a> Indice : agrégation d’indicateurs dits de base. Les indices sont aussi appelés « macro indicateurs ».<br />
<a title="_ftn2" name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span>[2]</span></span></a> Probablement grâce au soutien du Prix Nobel d’Economie A. Sen.<br />
<a title="_ftn3" name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span>[3]</span></span></a> IDH : Indice de Développement Humain issu du Programme des Nations Unies pour le Développement.<br />
<a title="_ftn4" name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span>[4]</span></span></a> Index of Sustanaible Economic Welfare<br />
<a title="_ftn5" name="_ftn5" href="#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span>[5]</span></span></a> Osberg et Sharpe</p>
]]></content:encoded>
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