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	<title>Synergiz &#187; indicateurs</title>
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	<description>Réconcilier économie et biodiversité</description>
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		<title>TEEB : L&#8217;économie des écosystèmes et de la biodiversité dans les affaires et les entreprises</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 12:35:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et biodiversité]]></category>
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		<description><![CDATA[Le rapport de TEEB (The Economics of Ecosystems and Biodiversity) a été édité le 15 décembre 2011. Intitulé &#171;&#160;The Economics of Ecosystems and Biodiversity in Business and Enterprises&#160;&#187; (&#171;&#160;L&#8217;économie des écosystèmes et de la biodiversité dans les affaires et les entreprises&#171;&#160;). Edité par Joshua Bishop, ce nouveau volume montre clairement les préoccupations croissantes des entreprises au sujet de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport de <strong><a title="TEEB" href="http://www.teebweb.org/" target="_blank">TEEB</a></strong> (The Economics of Ecosystems and Biodiversity) a été édité le 15 décembre 2011. Intitulé &laquo;&nbsp;<strong>The Economics of Ecosystems and Biodiversity in Business and Enterprises</strong>&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;<em>L&#8217;économie des écosystèmes et de la biodiversité dans les affaires et les entreprises</em>&laquo;&nbsp;).</p>
<p>Edité par Joshua Bishop, ce nouveau volume montre clairement les préoccupations croissantes des entreprises au sujet de la perte de biodiversité, et propose des exemples de mesures prises par des grandes entreprises pour conserver la biodiversité et restaurer les écosystèmes dans le cadre de leur activité au jour le jour.</p>
<p><img class="alignleft" src="http://www.teebweb.org/Portals/25/Images/Earthscand3image.jpg" alt="" width="129" height="171" />Il passe en revue les indicateurs et les facteurs de perte de biodiversité et du déclin des écosystèmes, et montre comment ces derniers présentent  à la fois des risques et des opportunités pour les entreprises. Il examine l&#8217;évolution des préférences des consommateurs pour des produits et services respectueux de la nature, et montre au travers d&#8217;exemples, les méthodes employées par les entreprises pour répondre aux évolutions du marché. Les auteurs explorent également les modèles d&#8217;affaires émergents qui cherchent à valoriser et commercialiser les pratiques favorables à la biodiversité et aux services écosystémiques, en soulignant les cadres institutionnels indispensables à la stimulation de l&#8217;investissement et de l&#8217;entrepreneuriat pour concrétiser de telles opportunités.</p>
<p>Joël Houdet, Président de Synergiz, a contribué à la rédaction de cet ouvrage.</p>
<p>Pour plus d&#8217;information, <a title="The economics of ecosystems and biodiversity" href="http://www.teebweb.org/ForBusiness/tabid/1021/Default.aspx" target="_blank">voir le site du TEEB</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le projet de décret d’application de l’art. 225 de la loi Grenelle 2 ne va pas assez loin en matière de biodiversité : vers un Bilan Biodiversité des personnes morales</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 13:16:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis plusieurs mois, Synergiz participe aux travaux du « GT Instruments de régulation et d’intégration de la biodiversité dans les politiques publiques et les stratégies privées » et a rédigé deux propositions...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plusieurs mois, Synergiz participe aux travaux du « <em>GT Instruments de régulation et d’intégration de la biodiversité dans les politiques publiques et les stratégies privées</em> » dans le cadre de la révision de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité et a rédigé deux propositions :</p>
<ul>
<li>La première porte sur la<strong> </strong><a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2011/03/GT-instruments_fiche-de-proposition-Strategie-Nationale-Biodiversite_Synergiz-proposition1.pdf"><strong>création d’un statut d’aire protégé flexible</strong> permettant aux personnes morales de droit privé (citoyens, entreprises) de protéger la biodiversité sur leurs actifs fonciers</a> ;</li>
<li>La divulgation du <a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2011/03/GT-instruments_fiche-de-proposition-Strategie-Nationale-Biodiversite_Synergiz-proposition2.pdf"><strong>Bilan Biodiversité des personnes morales </strong>de droit public et privé</a> dans leurs rapports annuels ; limité à ce stade au potentiel écologique de leurs actifs fonciers et aux modalités de mise en œuvre des études d’impacts &amp; mesures compensatoires.</li>
</ul>
<p>Le rapport final du GT a été finalisé le 16 mars 2011, proposant une mise en œuvre rapide du « Bilan Biodiversité de personnes morales » proposé par Synergiz.</p>
<p>Gageons que les travaux du GT Instruments et de Synergiz soient entendus pour le <a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2011/03/2011-03-09-decret-rse-2.pdf">projet de décret d&#8217;application</a> de <a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022470434&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id#JORFARTI000022471678">l&#8217;article 225</a> de la <a href="http://www.oree.org/evenements/loi-grenelle-2.html">loi Grenelle 2</a> (loi du 12 juillet 2010 portant engagement national en faveur de l&#8217;environnement) qui devrait bientôt être publié… Celui-ci détaille les modalités de publication et de vérification des informations sociales, environnementales et sociétales des entreprises de plus de 500 salariés / 100m€ de chiffre d’affaires hors-taxe. Malheureusement, les prescriptions en matière de biodiversité du projet de décret d’application se limitent à ce jour à divulguer «  <em>Les mesures prises pour préserver la biodiversité notamment en limitant les atteintes aux équilibres biologiques, aux milieux naturels, aux espèces animales et végétales protégées et le cas échéant, son développement </em>».</p>
<p>La consultation, lancée par le Ministère de la Justice et des libertés et le Ministère de l&#8217;écologie, du développement durable, des transports et du logement, sera clôturée le <span style="text-decoration: underline;">jeudi 24 mars prochain</span>.</p>
<p>Face à l’<strong>érosion croissante de la biodiversité </strong>causée par les activités économiques, à quand la divulgation systématique du <strong>Bilan Biodiversité des personnes morales et privées</strong> ?</p>
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		<title>L’association HQE fait évoluer sa démarche</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/l%e2%80%99association-hqe-fait-evoluer-sa-demarche/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Mar 2009 09:18:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes urbains]]></category>
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		<description><![CDATA[Selon un article récent d’Actu-Environnement, l’association HQE compte faire évoluer sa démarche en lançant des nouveaux chantiers pour étoffer sa démarche. À l’origine, le concept HQE comprend deux volets : un système de management environnemental pour toute opération de construction où le maître d’ouvrage fixe ses propres objectifs, 14 axes de travail qui permettent de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon un <a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/manifeste_association_hqe_6976.php4">article récent </a>d’Actu-Environnement, l’<a href="http://www.assohqe.org/">association HQE </a>compte faire évoluer sa démarche en lançant des nouveaux chantiers pour étoffer sa démarche.</p>
<p>À l’origine, le concept HQE comprend deux volets :</p>
<ol>
<li>un système de management environnemental pour toute opération de construction où le maître d’ouvrage fixe ses propres objectifs,</li>
<li>14 axes de travail qui permettent de structurer une réponse technique face à ceux-ci.</li>
</ol>
<p>Ces axes ou « cibles » doivent permettre de maîtriser les impacts sur l’environnement extérieur et créer un environnement intérieur satisfaisant.<br />
Après avoir récemment intégré les labels énergétiques de types Très Haute Performance Energétique (<a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/arrete_label_HPE_haute_performance_energetique_batiment_2775.php4">THPE</a>) et Bâtiment Basse Consommation (<a href="http://www.effinergie.org/site/Main/WebHome">BBC</a>) dans ses exigences, l’association ajoutera prochainement un troisième pilier à sa démarche : des indicateurs environnementaux globaux (consommation des ressources, effet de serre). En outre, le concept « d’améloriation significative » sera le nouveau principe directeur pour toute opération concernant le parc immobilier existant, rempleçant celui de « mise aux normes ».</p>
<p>L’association souhaite aussi élargir son action à l’échelle des territoires et entend proposer ses services aux décideurs. Avec l&#8217;appui des Ministères en charge de la Culture et de l’Environnement et de l’ADEME, l&#8217;Association a lancé en novembre 2006 <a href="http://www.hqe-amenagement.org/">l</a><a href="http://www.hqe-amenagement.org/">&#8216;Expérimentation HQE-Aménagement</a> afin de tester une méthodologie dédiée aux acteurs de l&#8217;aménagement sur 10 opérations pilotes et de constituer un nouveau cadre de référence. Prévue pour 3 ans, l’expérimentation se terminera fin 2009.</p>
<p>Pour en savoir plus :</p>
<ul>
<li>Cinq labels &laquo;&nbsp;haute performance énergétique&nbsp;&raquo; &#8211; <a href="http://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/actualite/523232-cinq-labels-haute-performance-energetique">http://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/actualite/523232-cinq-labels-haute-performance-energetique</a></li>
<li>Association Effinergie &#8211; <a href="http://www.effinergie.org/site/Main/WebHome">http://www.effinergie.org/site/Main/WebHome</a></li>
<li>Espace info énergie, 2008. Performance énergétique dans le bâtiment. Accès le 23 03 2009, http://www.ageden.org/site_ageden/documentation/performance_energetique/performance_energetique.pdf</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Quels indicateurs pour quel développement durable ? (Article 3/3)</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/quels-indicateurs-pour-quel-developpement-durable/</link>
		<comments>http://www.synergiz.fr/quels-indicateurs-pour-quel-developpement-durable/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 20:51:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier Indicateurs du développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[approches]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[indicateurs]]></category>

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		<description><![CDATA[L’article précédent montre, entre autres, l’importance de créer une communauté d’intérêt afin de s’accorder sur la mise en place d’outils d’aide à la décision, comme des indicateurs. Nous nous intéressons ici au thème, très transversal, du développement durable. La naissance de la communauté va dépendre de sa capacité à définir sa propre finalité, et donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="../construction-d-indicateurs-de-developpement-durable-et-amenagement-urbain/">L’article précédent</a> montre, entre autres, l’importance de créer une communauté d’intérêt afin de s’accorder sur la mise en place d’outils d’aide à la décision, comme des indicateurs. Nous nous intéressons ici au thème, très transversal, du développement durable. La naissance de la communauté va dépendre de sa capacité à définir sa propre finalité, et donc à s’accorder sur une approche commune vis-à-vis du <strong>développement durable</strong>.</p>
<h4>L’approche sectorielle du développement durable</h4>
<p>Dans sa définition la plus connue, le développement durable est exprimé en trois principaux axes : économique, environnemental et social. Des thématiques sont associées à chacun de ces axes. A titre d’exemple, le pilier environnemental traite de la déforestation, ou de la gestion de l’eau. Cette approche engendre des réflexions cloisonnées par disciplines : les indicateurs qui en sont issus peuvent ne pas être transversaux. Ils renseignent les disciplines auxquelles ils sont voués sans prendre en considération les autres. C’est le cas des indicateurs d’<em>éco-efficience</em>. L’éco-efficience consiste à produire autant ou plus, tout en diminuant son impact sur l’environnement.</p>
<p>D’une part, les différents indicateurs qui y renvoient concernent des variables économiques, comme le volume de production, et des variables environnementales, telles la consommation d’énergie, ou l’émission d’une substance toxique. L’aspect social est ainsi ignoré. D’autre part, ces indicateurs fournissent des données unitaires, comme par exemple le chiffre d’affaire par quantité d’eau consommée. L’information fournie est donc relative : à quantité d’eau égale, le chiffre d’affaire augmente, signe d’une certaine efficience dans la production, tandis que dans l’absolu le volume total produit augmente, signe d’une utilisation plus importante des ressources en eau.</p>
<p><strong>L’approche sectorielle du développement durable ne propose que peu de liens entre les thématiques abordées</strong>. Elle est simple à comprendre et à mettre en avant, notamment par les politiques, car elle prône un équilibre théorique entre les trois axes qui la définissent. En revanche, elle n’apporte pas de solutions intégratives.<br />
Pour reprendre l’exemple précédent, ne faudrait-il pas plutôt partir des stocks de ressources pour définir les indicateurs de développement durable ?</p>
<h4>L’approche par les ressources</h4>
<p>Cette approche renvoie aux concepts de la <strong>soutenabilité faible</strong> et de la <strong>soutenabilité forte</strong>. Le premier soutient que quelque soit la ressource naturelle, elle est substituable à une autre forme de capital produit par l’Homme. Le second, à l’inverse, maintient que la nature fournit des services, aux humains et à leur environnement, qui ne peuvent être remplacés par d’autres formes de capital. Elle renvoie également à la <strong>gestion des ressources par l’évaluation des stocks disponibles</strong> et s’appuie sur le modèle de Schaefer (1957) qui explique que l’exploitation d’une ressource est viable dans le temps si elle ne dépasse pas un seuil, calculé, au-delà duquel elle peut tendre à disparaître.</p>
<p>A titre d’exemple, l’Europe impose sur la base de ce modèle des quotas de pêches afin de favoriser le renouvellement des stocks et d’éviter la disparition de certaines espèces. Or, le calcul du seuil à ne pas dépasser se fait sur la base de paramètres connus, tels que la capacité des bateaux de pêches, la demande du marché, ou l’estimation des stocks par relevés scientifiques. Ne sont pas pris en compte les paramètres que nul ne maîtrise et qui pourraient aboutir à l’extinction soudaine d’une espèce, à l’image d’une variation brutale de la température. Une comparaison simple pour illustrer les propos : maintenir un avion en vol, dans cette logique, revient à s’assurer que la jauge d’essence est dans le vert, sans pour autant s’inquiéter de l’altitude ou encore de la température de l’huile du moteur !</p>
<p>Cette approche n’est donc pas « durable ». A titre d’exemple, les indicateurs « Pressions-Etat-Réponses » (PER), initialement développés par l’OCDE, permettent d’évaluer les pressions exercées par l&#8217;activité humaine sur la biodiversité, l&#8217;état de l&#8217;environnement qui en résulte, et les réponses qui permettent de compenser les effets négatifs de ces pressions. Ces indicateurs ont été repris par des institutions telles que l’Agence Européenne de l’Environnement (1), ou encore la Commission pour le Développement Durable (2). Si ces indicateurs font aujourd’hui référence pour analyser les interactions société-nature, leur interprétation est basée sur la notion de causalité entre l’activité humaine, par exemple le nombre de barrages hydro-électriques, et l’état de l’environnement, comme la probabilité d’extinction d’une espèce.</p>
<p>Or, les interactions société-nature sont complexes. Les indicateurs de réponses, tels que la mise en place d’une zone protégée, répondent-ils réellement aux demandes ou besoins des acteurs locaux ? La question se pose puisque ce modèle PER n’a jamais fait l’objet d’un débat public (Levrel, 2007).</p>
<p>Ces deux premières approches, approche sectorielle du développement durable et approche par les ressources, sont muettes en termes de développement. Si l’on s’attache au développement d’une société humaine au sein d’un système écologique, <strong>aborder le développement durable par la voie du « bien-être » de la société</strong> pourrait-il combler ce vide ?</p>
<h4>L’approche en termes de « bien-être »</h4>
<p>Cette approche s’intéresse aux besoins et au bien être pour le plus grand nombre d&#8217;être humains pour les générations actuelles et futures. Pourtant, elle diffère de la vision <a title="Utilistariste" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilitariste" rel="nofollow" target="_blank">utilitariste</a> classique qui définit, par exemple, l’utilité d’un bien par le plaisir, le bonheur ou encore la satisfaction que peuvent en tirer les individus. D’une part, <strong>cette approche ne prend pas en compte les notions de libertés individuelles ou encore de droits inaliénables</strong> ; aspects importants pour définir le bien-être. D’autre part, au-delà de l’accès à un bien, c’est plus particulièrement ce qu’un individu peut en faire qui importe, selon ses caractéristiques personnelles, les caractéristiques du bien en question et le contexte social dans lequel il évolue (3). A titre d’exemple, un téléphone portable est-il un signe de bien-être dans une région ou les populations ne bénéficient pas d’un réseau de téléphonie mobile ?</p>
<p>Une autre composante vient s’ajouter à la notion de bien-être : les capacités. Elles traduisent « <em>les possibilités pour un individu, d’être ou d’agir en fonction de ses propres objectifs et de ses valeurs</em> » (4). On peut alors voir le développement au travers notamment d’une évolution de ces capacités, qui offre un panel plus important de choix de vie à chaque individu. A l’échelle d’un pays, les efforts réalisés pour développer le système éducatif en adaptant, par exemple, les contenus des cours au contexte social actuel, et en élargissant l’éventail des matières enseignées, peut être une solution pour accroître l’ensemble des « capacités ».</p>
<p>A l’échelle d’une entreprise, l’aménagement du temps de travail peut-être une source, à la fois de bien-être, et de motivation pour les employés. Cela nécessite donc de mettre en place des indicateurs « macro et micro » qui permettent d’évaluer le bien-être général d’un groupe d’individus selon des contextes économique et sociaux spécifiques à leurs modes de vie.<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Le « bien-être » pour le plus grand nombre sous-entend notamment la notion d’équité. Une notion qui peut devenir la vision principale d’un système régit par des normes.</strong></p>
<h4>L’approche par les normes</h4>
<p><strong>Cette approche implique que le développement soit considéré comme « durable » dès lors que sont respectées des normes et des procédures spécifiques préalablement établies.</strong> Procédurale, elle est souvent utilisée par les entreprises qui mettent en place des systèmes de management rigoureux dans lesquels elles fixent des objectifs, des moyens de les atteindre, et effectuent des suivis dans un objectif plus ambitieux d’amélioration continue.</p>
<p>C’est le cas des indicateurs de résultats tels que la norme <a title="Norme ISO 9001" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ISO_9001" rel="nofollow" target="_blank">ISO 9001</a> dédiée au système de gestion de la qualité, ou la norme <a title="Norme EMAS" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/EMAS" rel="nofollow" target="_blank">EMAS</a> pour les systèmes de management environnemental. Dans ces exemples, les entreprises fixent elles-mêmes leurs objectifs. Il y a donc une normalisation sur les procédures, mais pas sur les objectifs. Des institutions telles que la Commission Européenne imposent, quant à elle, d’autres normes, par secteur d’activité notamment, qui viennent s’ajouter aux démarches volontaires des entreprises.</p>
<p>Cependant, si l’on considère que le développement durable est l’affaire de tous, il est normal que les normes à mettre en place soient établies en concertation avec « tout le monde » ; c&#8217;est-à-dire avec des représentants du secteur privé, de la société civile, du monde politique, ou encore scientifique. C’est ce que tente actuellement de faire l’International Standard Organisation (ISO) en rédigeant la future <a title="Norme ISO 26000" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Iso_26000" rel="nofollow" target="_blank"><strong>norme ISO 26000</strong> </a> en concertation, entre autres, avec des acteurs gouvernementaux, industriels, des organisations syndicales, non gouvernementales (ONG), des associations de consommateurs, des universitaires, et des cabinets de conseil et d’audit.</p>
<p>Cela renvoie à une dernière approche, plus globale, dite d’apprentissage collectif.</p>
<h4>L’approche par l’apprentissage collectif</h4>
<p>Cette approche est basée sur l’importance de la mutualisation des connaissances expertes, des scientifiques notamment, et profanes, comme des entrepreneurs et acteurs locaux, susceptibles de transmettre des informations de terrains inconnues des experts. On parle également de démocratie technique.</p>
<p>On assiste à la confrontation de connaissances diverses de différentes communautés d’intérêt sur une problématique commune, à l’image des choix collectifs pour un territoire riche en biodiversité comme la Camargue, caractérisé par des activités économiques et attentes sociales souvent contradictoires.</p>
<p>L’objectif est de converger vers une seule communauté d’intérêt, formée de catégories diverses d’acteurs, qui mutualisent leurs connaissances selon une approche interdisciplinaire, c&#8217;est-à-dire sans réelle frontière entre les disciplines propres à chaque acteur. <strong>La confrontation d’idée au sein de cette communauté d’intérêt permet d’engager des négociations, de faire des compromis, qui débouchent sur un mécanisme d’apprentissage collectif</strong> (Levrel, 2007). Si la modélisation informatique d’accompagnement peut s’avérer très utile dans cette démarche (5), il s’agirait alors de convaincre l’ensemble des acteurs de s’engager dans un processus où la remise en question des perceptions et des acquis serait la norme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Conclusion</strong><br />
Chacune de ces approches possède des avantages et inconvénients spécifiques. Aujourd’hui, l’approche par l’apprentissage collectif présente l’avantage du meilleur compromis, celle de favoriser une vision interactive des disciplines, à plusieurs niveaux de connaissances. Pourquoi ne pas utiliser cette approche pour mutualiser les connaissances des experts et profanes adeptes des autres approches, et en faire ressortir, via une communauté d’intérêt, un ensemble d’indicateurs en faveur d’un développement (tout simplement) viable ? C’est bien le défi de nos sociétés urbaines face à l’accélération des processus de dégradation des écosystèmes. Il s’agit de construire une communauté d’intérêt, du local à l’international. Comment y contribuer ? Une partie de la réponse se situe dans la proposition d’un état initial, d’une mise en exergue des relations entre humains en ville par rapport aux dynamiques socio-écosystémiques dont ils dépendent et qu’ils influencent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>Sources :</p>
<p>(1) Indicateur Force motrice- pression-état-impact-réponse de l’Agence Européenne de l’Environnement.<br />
(2) Indicateur Force motrice-état-réponse.<br />
(3) A. Sen, 2000, Un nouveau modèle économique. Développement, Justice et Liberté. Editions Odile Jacob, Paris.<br />
(4) Boulanger, P.-M., 2004. Les indicateurs du développement durable : un défi scientifique, un enjeu démocratique. Institut pour un développement durable, Belgique.<br />
(5) http://cormas.cirad.fr/</p>
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		<title>Les indicateurs du développement durable : Pour qui ? Sous quelle forme ? Et quel degré de pertinence ? (Article 1/3)</title>
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		<pubDate>Mon, 26 May 2008 11:36:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Dossier Indicateurs du développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[décision]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
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		<description><![CDATA[Une fois l’importance des indicateurs de développement durable acceptée sur la scène internationale, il est important de se poser un certain nombre de questions : A qui sont-ils destinés ? Pour quelle utilisation ? En quoi sont-ils réellement pertinents ? Sous quelle forme peuvent-ils devenir des outils efficaces ? L’importance des indicateurs de développement durable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois l’importance des <strong>indicateurs de développement durable</strong> acceptée sur la scène internationale, il est important de se poser un certain nombre de questions : <strong>A qui sont-ils destinés ? Pour quelle utilisation ? En quoi sont-ils réellement pertinents ? Sous quelle forme peuvent-ils devenir des outils efficaces ?</strong></p>
<p><strong>L’importance des indicateurs de développement durable a été formalisée lors de la Conférence de Rio en 1992</strong>. Ils sont considérés comme des outils d’information nécessaires pour la prise de décision aux échelles globales et locales. Toutefois, les indicateurs actuels rendent difficile l’évaluation de la durabilité des liens entre systèmes écologiques et systèmes socio-économiques.</p>
<p>A titre d’exemple, le Produit Intérieur Brut (PIB) est calculé uniquement à partir de données économiques. Se restreindre à cette information revient à évaluer la santé d’un pays exclusivement sur la base de ses richesses économiques. Sont ainsi totalement exclus les paramètres tels que le bien-être social ou encore l’évolution de la biodiversité.</p>
<p>Or, il est nécessaire de mettre en place des indicateurs accessibles à, et utilisables par, divers publics engagés dans des travaux en faveur du développement durable.</p>
<h4>Des indicateurs du développement durable ? Oui, mais pour qui ?</h4>
<p>Si l’on considère le développement durable comme un projet de société, il est important que chacun soit en mesure de comprendre et adhérer aux objectifs et aspirations de cette dernière. Le projet de société devient dès lors un projet participatif. :</p>
<ul>
<li>les politiques utilisent des indicateurs pour des choix politiques à traduire en projets de loi ;</li>
<li>les secteurs privé et public en utilisent d’autres à des fins d’évaluation interne et/ou de communication externe ;</li>
<li>la société civile, les politiques et les secteurs privé / public coopèrent grâce à d’autres indicateurs qui permettent une définition partagée d’un monde commun (Boulanger, 2004)</li>
</ul>
<p>En outre, la participation des publics cités précédemment n’est possible que si les indicateurs présentés sont compréhensibles par eux, d’où la nécessaire agrégation des indicateurs pour aboutir à des <strong>indicateurs synthétisés,</strong> que chacun est capable de s’approprier. On assiste alors à la naissance d’une communauté d’intérêt capable de suivre le même cap.</p>
<p>Aujourd’hui, une communauté d’intérêt est encore à structurer par rapport aux problématiques environnementales et sociales, les débats demeurant de nature constructiviste : les indicateurs de développement ne possèdent en effet ni la rigueur scientifique ni la solidité statistique pour pouvoir être sereinement institutionnalisés (Levrel, 2007).</p>
<h4>Sous quelle forme les indicateurs sont-ils jugés utilisables ?</h4>
<p>Les indicateurs synthétisés cités plus haut sont appelés indices (1). De nombreux indicateurs connus et utilisés par de nombreux publics sont en réalité des indices, à l’image du PIB. Ces indices sont calculés à partir d’indicateurs de base classés dans des tableaux de bord.</p>
<p>Plusieurs tentatives d’indices synthétisés de développement durable ont été réalisées et divers indices ont ainsi vu le jour mais un seul a réussi à se démarquer (2) : l’IDH (3). Il combine trois indicateurs de base qui correspondent à l’espérance de vie à la naissance, le revenu moyen et le niveau d’éducation.</p>
<p>D’autres indices, moins connus ont tenté d’apporter des plus en prenant en compte d’autres aspects que les aspects économiques.</p>
<p>A titre d’exemple, l’ISEW (4) (Index du Bien-être Economique Durable), basé sur le PIB, intègre des notions de coûts sociaux et environnementaux, liés notamment aux inégalités de revenus, à la pollution de l’air et de l’eau, à la perte de biodiversité, ou encore la lutte contre le réchauffement climatique.</p>
<p>Le GPI (Genuine Progress Indicator) et le MDP (Measure of Domestic Progress) sont tous les deux issus de l’ISEW auquel ils apportent certaines corrections et ajouts.</p>
<p>Autre exemple, l’Indicateur de bien être économique et social (5) s’attache plus spécifiquement à des thématiques telles que la consommation, les stocks de richesses économiques, humaines et naturelles, la pauvreté, ou encore l’insécurité économique. En revanche, moins d’importance est ici accordée aux aspects environnementaux (Boulanger, 2004).</p>
<h4>La pertinence des indicateurs</h4>
<p>En 2001, l’Ifen à établit une liste de 307 indicateurs de développement durable. Les listes d’indicateurs obtenues permettent de mettre en avant les dimensions multiples qui caractérisent le développement durable. Pourtant, tous ces indicateurs n’ont pas le même degré de pertinence selon le contexte dans lequel ils sont utilisés. Naissent alors des sources de tension entre les critères de qualité de ces indicateurs :</p>
<ul>
<li>l’<strong>échelle de réalisme</strong> : un indicateur pertinent à l’échelle globale ne l’est pas forcément à l’échelle locale puisqu’il n’est pas représentatif, par exemple, des spécificités de chaque territoire. De même, toutes les décisions ne sont pas prises aux mêmes échelles de temps (court terme, long terme).</li>
<li>La f<strong>onctionnalité de l’indicateur</strong> : d’une manière générale les indicateurs sont utilisés à des fins scientifiques ou de communication (politique). Au niveau scientifique les indicateurs doivent permettre des suivis rigoureux, de fournir des preuves et de réaliser des interprétations prudentes des informations fournies. Alors que d’un point de vue politique, les indicateurs doivent prioritairement être compréhensibles par de larges publics. A titre d’exemple, l’indicateur « Empreinte Ecologique » voit ses défauts de calcul (cf. conventions d’équivalence pour l’empreinte énergétique) disparaître face à sa vertu pédagogique. Il est en effet très parlant pour de larges publics de connaître le nombre de planètes Terre nécessaire à l’humanité si celle-ci consommait comme tel ou tel pays ou individu.</li>
<li>L’<strong>aspect approximatif</strong> : des indicateurs tels que les indices synthétisés rendent l’information approximative du fait de l’agrégation de plusieurs autres indicateurs. Pourtant ils restent des outils nécessaires pour favoriser le débat public et leur interprétation doit être complétée par la connaissance et les expériences de terrain fournies à la fois par les experts et les profanes.</li>
</ul>
<p>Pour pallier à l’émergence de nombreux indicateurs et aux tensions engendrées pour juger de leur pertinence, il est nécessaire d’effectuer un travail d’harmonisation à l’échelle globale (européenne, mondiale) en concertation avec les représentants de publics variés (experts, politiques, grand publics). A l’issue de cette concertation, la définition d’objectifs communs permet de déterminer les indicateurs globaux cohérents nécessaires pour effectuer un suivi efficace en vue de l’atteinte des objectifs fixés.</p>
<p>Sur cette base d’<strong>indicateurs globaux</strong>, des indicateurs prenant en compte les spécificités territoriales, et donc pertinents à des échelles plus locales, peuvent être définis selon le même principe de concertation.</p>
<p>Enfin, l’extraction d’indicateurs très significatifs permet de partager les informations fournies par les indicateurs avec le grand public (Levrel, 2007).</p>
<p>En conclusion, les récentes tentatives de proposition d’<strong>indices synthétisés de développement durable</strong> ne prennent pas en compte l’ensemble des enjeux liés au développement durable. Et la pertinence des indicateurs est souvent contrariée par leur multitude, par l’utilité qui en est faite, et par le manque de cohérence par rapport à des échelles variables (spatiales, temporelles).</p>
<p>Il est, par conséquent, important de s’interroger aujourd’hui sur les conséquences et les implications à long terme des choix d’indicateurs, notamment dans le contexte de l&#8217;émergence de &laquo;&nbsp;quartiers écologiques&nbsp;&raquo;. Enfin, le processus de construction des indicateurs est une étape primordiale, dont les principales étapes seront traitées dans un <a title="Construction d'indicateurs de DD et aménagement urbain" href="http://www.synergiz.fr/construction-d-indicateurs-de-developpement-durable-et-amenagement-urbain/" target="_self">prochain article</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Sources :</p>
<p>Boulanger, P.-M., 2004. Les indicateurs du développement durable : un défi scientifique, un enjeu démocratique. Institut pour un développement durable, Belgique.<br />
Harold Levrel, 2007. Quels indicateurs pour la gestion de la biodiversité. <a href="http://www.gis-ifb.org/documentation/les_publications_de_l_ifb/les_cahiers_de_l_ifb" rel="nofollow">Les cahiers de l’IFB</a>.</p>
<p>(1) Indice : agrégation d’indicateurs dits de base. Les indices sont aussi appelés « macro indicateurs ».<br />
(2) Probablement grâce au soutien du Prix Nobel d’Economie A. Sen.<br />
(3) IDH : Indice de Développement Humain issu du Programme des Nations Unies pour le Développement.<br />
(4) Index of Sustanaible Economic Welfare<br />
(5) Osberg et Sharpe</p>
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