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	<title>Synergiz &#187; impacts</title>
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	<description>Réconcilier économie et biodiversité</description>
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		<title>Avis d&#8217;expert Synergiz sur l&#8217;ingénierie écologique pour l&#8217;entreprise publié dans Actu Environnement</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jun 2011 07:52:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[Ingénierie écologique et entreprise : comment répondre aux besoins et protéger la biodiversité ? Il est fréquent que les entreprises contribuent, volontairement ou non, à l&#8217;érosion croissante de la biodiversité, socle de leur avantage concurrentiel et de leur création de valeur. Conscientes que la dégradation des écosystèmes est en grande partie provoquée par leurs activités, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ingénierie écologique et entreprise : comment répondre aux besoins et protéger la biodiversité ?</strong></p>
<p>Il est fréquent que les entreprises contribuent, volontairement ou non, à l&#8217;érosion croissante de la biodiversité, socle de leur avantage concurrentiel et de leur création de valeur. Conscientes que la dégradation des écosystèmes est en grande partie provoquée par leurs activités, elles se rendent en effet compte aujourd&#8217;hui qu&#8217;elles ne sauraient se développer sans ces mêmes écosystèmes dont elles retirent toutes sortes de bénéfices (services écosystémiques ou écologiques). La pression des parties prenantes les incite à réfléchir aux investissements et aux nouveaux marchés qui leur permettront de croître tout en protégeant la biodiversité. L&#8217;ingénierie écologique peut apporter des solutions concrètes à ce défi.</p>
<p>Cet avis d&#8217;expert a été rédigé à partir du cahier technique Synergiz &#8211; GAIE intitulé «<a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2011/05/Cahier_Technique-Ingenierie_ecologique_pour_entreprises.pdf">L’INGÉNIERIE ÉCOLOGIQUE POUR LES ENTREPRISES &#8211; Comment répondre à vos besoins tout en protégeant la biodiversité ? </a>» (Pdf 1.2Mo).</p>
<p>Accéder à l&#8217; <a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/joel-houdet-marc-barra-ingenierie-ecologique-12896.php4">avis d&#8217;expert</a> par Joël Houdet (Président de Synergiz) et Marc Barra (chargé de mission entreprises, <a href="http://www.natureparif.fr">Natureparif</a>).</p>
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		<title>L’ingénierie écologique pour les entreprises &#8211; Comment répondre à vos besoins tout en protégeant la biodiversité ?</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 14:04:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les entreprises, tous secteurs d’activités confondus, sont confrontées à un dilemme persistant : conscientes que la dégradation des écosystèmes est en grande partie provoquée par leurs activités, elles se rendent compte aujourd’hui qu’elles ne sauraient se développer, voire simplement pérenniser leurs activités, sans ces mêmes écosystèmes dont elles retirent toutes sortes de bénéfices (services écosystémiques).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les entreprises, tous secteurs d’activités confondus, sont confrontées à un dilemme persistant : conscientes que la dégradation des écosystèmes est en grande partie provoquée par leurs activités, elles se rendent compte <em>aujourd’hui</em> qu’elles ne sauraient <em>se développer, voire simplement pérenniser leurs activités,</em> sans ces mêmes écosystèmes dont elles retirent toutes sortes de bénéfices (services écosystémiques).</p>
<p>Les pressions actuellement ressenties les incitent à réfléchir aux investissements et aux nouveaux marchés à saisir pour faire d’une pierre deux coups : répondre à leurs besoins tout en protégeant la biodiversité. C’est dans ce contexte que Synergiz, en partenariat avec le Groupement d&#8217;Application de l&#8217;Ingénierie des Ecosystèmes (GAIE), publie le <strong>Cahier Technique</strong> intitulé « <a title="Ingénierie écologique pour les entreprises" href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2011/05/Cahier_Technique-Ingenierie_ecologique_pour_entreprises.pdf">L’INGÉNIERIE ÉCOLOGIQUE POUR LES ENTREPRISES - Comment répondre à vos besoins tout en protégeant la biodiversité ?</a> » <em>(Pdf 1.2Mo)</em>. Destiné à clarifier ce champ en pleine mutation et accompagner les entreprises dans leur démarche, ce rapport :</p>
<ul>
<li>expose les relations de dépendances et d’impacts entre entreprises, biodiversité et services écosystémiques à travers de multiples exemples ;</li>
<li>montre comment l’ingénierie écologique pourrait apporter des solutions concrètes (et rentables !) face à la crise de la biodiversité, en mettant en exergue des projets phares réalisés un peu partout dans le monde ;</li>
<li>explique pourquoi et comment les entreprises pourraient faire évoluer leurs stratégies et pratiques organisationnelles dans ce sens ;</li>
<li>propose de définir un cadre méthodologique cohérent et standardisé pour que l’ingénierie écologique adhère à des principes rigoureux, partagés tant par les scientifiques que les acteurs économiques.</li>
</ul>
<p>Dans le cadre de la réalisation de sa <strong><em>plateforme internet sur les Ecosystèmes Urbains</em></strong>, Synergiz souhaite tester ce cadre d’analyse multicritère via plusieurs études de cas. Citons notamment l’agriculture, la construction, les pêcheries / l’aquaculture, les études d’impacts et mesures compensatoires, le traitement des eaux usées, ou encore l’extraction de minerais.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les standards de performance de l’International Finance Corporation &#8211; BBOP propose des recommandations ambitieuses en matière de compensation des impacts sur la biodiversité et les services écosystémiques</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Mar 2011 09:36:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Business &#38; Biodiversity Offset Program (BBOP), ayant pour mission d’élaborer un standard international en matière de compensation des dommages à la biodiversité, a récemment rédigé des commentaires sur les différents standards de performance de l’International Finance Corporation (IFC), et en particulier sur le numéro 6 : « En référence au standard de Performance 6 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Business &amp; Biodiversity Offset Program (BBOP), ayant pour mission d’élaborer<strong> un standard international en matière de compensation des dommages à la biodiversité</strong>, a récemment rédigé des commentaires sur les différents <strong>standards de performance</strong> de l’International Finance Corporation (IFC), et en particulier sur le numéro 6 :</p>
<p>« <em>En référence au standard de Performance 6 (Performance Standard &#8211; PS6), nous félicitons :</em></p>
<ul>
<li><em>L&#8217;intégration de la <strong>compensation de la biodiversité </strong>dans la hiérarchie des mesures de mitigation des impacts;</em></li>
<li><em>La considération de la biodiversité dans son <strong>contexte paysager plus large</strong>;</em></li>
<li><em>L&#8217;engagement plus explicite dans l&#8217;utilisation de <strong>standards volontaires crédibles pour les prêts / investissement liés aux ressources naturelles</strong>;</em></li>
<li><em>L&#8217;ajout d&#8217;une nouvelle section sur la <strong>gestion des services écosystémiques</strong>, avec la reconnaissance explicite que la biodiversité conditionne les services écosystémiques; et,</em></li>
<li><em>L&#8217;attention portée aux <strong>espèces allochtones invasives </strong>et à la <strong>responsabilité explicite des développeurs </strong>dans leur contrôle et leur gestion.</em></li>
</ul>
<p><em>Nous félicitons également la révision compréhensive de la Note d&#8217;Orientation 6 (Guidance Note 6 &#8211; GN6) qui apporte de grandes améliorations dans la clarifications de certains concepts, un usage réduit de jargon confus et de terminologie contradictoire, et renvoie à de bonnes ressources d&#8217;information additionnelles. Nous félicitons en particulier :</em></p>
<ul>
<li><em>La justification pour conserver le terme &#8216;habitat&#8217; (comme utilisé par l&#8217;IFC), et une meilleure explication des distinctions entre habitat modifié, naturel et critique;</em></li>
<li><em>L&#8217;explication de la manière dont les services écosystémiques et la terminologie associée ont été incorporés dans les différents standards de performance;</em></li>
<li><em>Des explications et lignes directrices plus conséquentes sur la compensation de la biodiversité dans la hiérarchie des mesures de mitigation des impacts.</em></li>
</ul>
<p><em>Toutefois, les 5 thématiques suivantes dans le Standard de Performance 6 tirerait profit d&#8217;une révision approfondie sur :</em></p>
<ol>
<li><em>La hiérarchie des mesures de mitigation des impacts;</em></li>
<li><em>Aborder les impacts sur les habitats naturels et atteindre l’objectif de zéro-perte-nette ;</em></li>
<li><em>Aborder les impacts sur les habitats critiques et atteindre un gain positif net ;</em></li>
<li><em>Les zones protégées par la loi et celles reconnues internationalement; et</em></li>
<li><em>Les services écosystémiques.</em> »</li>
</ol>
<p>Ces recommandations, ambitieuses et nécessaires, se fondent sur le principe de <strong>zéro-perte-nette de biodiversité </strong>et s’appliqueraient à tout type de projet financé par l’IFC.</p>
<p>Peut-être verra t’on un jour les banques françaises privées et publiques (AFD) également se pencher activement sur la question… ?<br />
Pour plus d’informations sur les commentaires de BBOP: <a href="http://bbop.forest-trends.org/activities/policy/IFC-PS_Phase3-comments.pdf">http://bbop.forest-trends.org/activities/policy/IFC-PS_Phase3-comments.pdf</a><br />
Pour plus d’informations sur les principes et outils BBOP relatifs à la compensation des dommages à la biodiversité : <a href="http://bbop.forest-trends.org/guidelines/index.php">http://bbop.forest-trends.org/guidelines/index.php</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Side-event Orée – FRB à la CdP 10 de la Convention sur la Diversité Biologique à Nagoya</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/side-event-oree-%e2%80%93-frb-a-la-cdp-10-de-la-convention-sur-la-diversite-biologique-a-nagoya/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Oct 2010 13:18:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Présentation d’un nouveau rapport pour « rendre compte des dépendances et impacts en matière de biodiversité et de services écosystémiques ». La communauté scientifique et de nombreuses associations dénoncent depuis plusieurs décennies l’érosion de la biodiversité provoquée directement ou indirectement par les entreprises. Le monde de l’entreprise n’a pourtant été officiellement invité à contribuer aux objectifs de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong>Présentation d’un nouveau rapport pour « rendre compte des dépendances et impacts en matière de biodiversité et de services écosystémiques ».</strong></p>
<p>La communauté scientifique et de nombreuses associations dénoncent depuis plusieurs décennies l’érosion de la biodiversité provoquée directement ou indirectement par les entreprises. Le monde de l’entreprise n’a pourtant été officiellement invité à contribuer aux objectifs de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) qu’en 2006, lors de l’adoption de la décision VIII/17 pendant la 8ème Conférence des Parties (CdP) à Curitiba. <strong>Les entreprises ont besoin d’outils innovants pour systématiquement intégrer la biodiversité et les services écosystémiques (BSE) dans leurs processus décisionnels et activités quotidiennes.</strong> Alors que la 10ème CdP de la CDB se déroule actuellement à Nagoya en cette Année Internationale de la Biodiversité, l’<strong>absence de méthodologie standardisée</strong> pour rendre compte aux parties prenantes externes de leurs dépendances et impacts en matière de BSE constitue un des <strong>freins majeurs à la généralisation de stratégies et pratiques organisationnelles favorables au monde vivant</strong>.</p>
<p>Aussi, l’objectif du side-event Orée – FRB, qui a réunit environ 60 personnes le 22 octobre dernier à Nagoya, était double :</p>
<ol>
<li>présenter les principaux résultats des études de cas (Veolia Eau &amp; LVMH) en matière de comptabilité analytique pour gérer les interactions entre entreprises, biodiversité et services écosystémiques (BSE)</li>
<li>souligner l’importance du développement de normes comptables intégrées, combinant données financières et BSE, pour rendre compte aux parties prenantes externes des dépendances et impacts des organisations en matière de BSE.</li>
</ol>
<p>Le rapport pour « <a href="http://www.oree.org/_script/ntsp-document-file_download.php?document_id=820&amp;document_file_id=822">rendre compte des dépendances et impacts en matière de biodiversité et de services écosystémiques </a>»<sup>1</sup> (Houdet et al., 2010) a été présenté à cette occasion. Il a pour objet de sensibiliser l’ensemble des parties prenantes sur la nécessité d’institutionnaliser des normes comptables internationales en matière de BSE. Dans cette optique, il aborde notamment:</p>
<ul>
<li>Les utilisations potentielles d’indicateurs portant sur les BSE par les entreprises ;</li>
<li>Les différentes démarches comptables possibles pour rendre compte de la performance d’une organisation en matière de BSE (gestion des dépendances et impacts) ;</li>
<li>Les principes méthodologiques du Bilan Biodiversité des Organisations, cadre comptable visant à intégrer données financières et BSE pour la reddition de comptes aux parties prenantes externes ; potentiellement dans le cadre plus large de reporting intégré comme souhaité par l’International Integrated Reporting Committee<sup>3</sup>.</li>
</ul>
<p>L’élaboration d’un tel reporting intégré données financières &amp; BSE pourrait générer de nombreux avantages :</p>
<ul>
<li>Elles répondraient aux besoins informationnels des investisseurs sur le long terme, en montrant les conséquences écosystémiques des décisions prises par les firmes ;</li>
<li>Elles reflèteraient les interactions entre les facteurs écologiques, sociaux, de gouvernance et financiers dans les décisions qui affectent la performance sur le long terme, rendant ainsi visibles les liens entre dynamiques écosystémiques et performance financière ;</li>
<li>Elles fourniraient le cadre comptable requis pour prendre systématiquement en compte les BSE dans les processus décisionnels et le reporting externe ;</li>
<li>Elles rééquilibreraient les mesures de la performance en évitant de trop se focaliser sur les performances financières à court terme ;</li>
<li>Elles fourniraient aux parties prenantes externes les données nécessaires à l’évaluation des performances organisationnelles par rapport à la gestion des dépendances et impacts en matière de BSE.</li>
</ul>
<p>1 Houdet, J., Trommetter, M., Weber, J., 2010. Rendre compte des dépendances et impacts en matière de biodiversité et de services écosystémiques. Vers la standardisation d’un Bilan Biodiversité. Orée, 16 p.<strong> </strong><a href="http://www.oree.org/_script/ntsp-document-file_download.php?document_id=820&amp;document_file_id=822">http://www.oree.org/_script/ntsp-document-file_download.php?document_id=820&amp;document_file_id=822</a><strong> </strong></p>
<p>2 <em>« La mission de l’IIRC est de créer un cadre universellement accepté qui rende compte de la durabilité : un cadre qui associe informations financières, environnementales, sociales et de gouvernance dans un format clair, concis, cohérent et comparable – pour faire court, un format « intégré ». Il s’agit d’aider au développement d’informations plus complètes et plus facilement compréhensibles sur la performance globale, prospective et historique, d’une organisation, en vue de répondre aux besoins du modèle économique global émergent et durable.</em> » Voir http://www.integratedreporting.org.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Masdar City, l’éco-efficience énergétique masque un mode de consommation mondialisé à repenser</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 18:58:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’article publié sur Synergblog le 12 mars 2008 propose une analyse critique de Masdar City, nouvelle cité de l’Emirat d’Abou Dhabi, située à une interface désert – océan et érigée au rang de « modèle écologique ». Les questions soulevées portaient notamment sur les deux points suivants : (a) les modes de consommation favorisés et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’article publié sur Synergblog le 12 mars 2008 propose une analyse critique de <a href="http://www.synergiz.fr/masdar-la-premiere-cite-totalement-ecologique-au-monde/">Masdar City</a>, nouvelle cité de l’Emirat d’Abou Dhabi, située à une interface désert – océan et érigée au rang de « modèle écologique ». Les questions soulevées portaient notamment sur les deux points suivants : (a) les modes de consommation favorisés et (b) la compensation pour les impacts sur la biodiversité lors de la construction de la ville. En particulier, quels modes de gestion sont associés aux écosystèmes de la planète dont tireront biens et services de consommation les quelques 50 000 habitants prévus au sein de la cité ?</p>
<p>Le <em>Financial Times</em> a récemment annoncé l’engagement d’Abou Dhabi dans un vaste projet de développement agricole dans le nord du Soudan. L’objectif est d’assurer la sécurité alimentaire de l’émirat sur plus de 28 000 hectares. Or, le Soudan est un pays dévasté par la guerre civile depuis des décennies : ses richesses naturelles font aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises, en raison à la fois de la consommation mondiale en pleine croissance et du couple « rareté des ressources non renouvelables » (pétrole) – « <em>exploitation des ressources renouvelables au-delà de leurs seuil de renouvellement » </em>(stocks de poissons).</p>
<p>Des projets similaires, sous impulsion Sud-Coréenne, Chinoise, ou encore Arabo-Saoudienne vont voir le jour en Indonésie, au Sénégal ou en Ouzbékistan&#8230; La « révolution verte » a largement contribué à accroitre les rendements de l’agriculture, en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis en particulier ; sans oublier certains pays émergents, mais souvent au détriment de la viabilité des communautés paysannes locales, les rentes agricoles ayant été appropriées par des multinationales. Cela a été possible grâce à l’intensification des pratiques et à l’usage d’amendements inorganiques. Mais ce mode de production a engendré une dégradation généralisée des écosystèmes, dont les conséquences les plus visibles renvoient à l’érosion des sols et à la pollution des eaux (Griffon, 2006). Les risques que ces nouveaux projets copient ce modèle désastreux sont élevés, d’un point de vue aussi bien économique que social pour nombre de pays en développement. En outre, le recours aux nouvelles biotechnologies soulève bien des controverses pour une partie du monde agricole : ce dernier craint une restructuration « durable » des modes de production et particulièrement une augmentation sensible de la dépendance des agriculteurs face à leurs agro-fournisseurs.</p>
<p>En Papouasie Nouvelle-Guinée (Indonésie), ce sont près de 1,6 million d’hectares de forêts primaires qui sont aujourd’hui en jeux. Il s’agit de répondre aux demandes alimentaires de ces pays émergents, sans oublier les besoins (exponentiels ?) en agrocarburants de l’ensemble de la planète (Courrier International , 1<sup>er</sup> – 20 août 2008). Or, les enjeux relatifs à leur(s) biodiversité(s) sont bien des enjeux sociaux, économiques, politiques. Selon la façon dont ces espaces et les ressources associées seraient régulés, « appropriés », des marchés pourraient renforcer les communautés indigènes, leur dignité et qualité de vie… ou, ce qui est plus vraisemblable, renforcer encore leur marginalisation par accaparement de ces droits par les détenteurs de pouvoirs, étatique, coutumier ou économique. En l’occurrence, cela concernerait les instances dirigeantes et les entrepreneurs d’Abou Dhabi dans le cas du Soudan mentionné ci-dessus.</p>
<p>Si l’éco-efficience énergétique est de nos jours « à la mode », on oublie trop souvent nos liens étroits avec le monde vivant. Dans le cas de Masdar City, il serait déplorable que les efforts engagés « au nom de la lutte contre le réchauffement climatique » ne cachent tout simplement très mal la réalité, celle d’un nouvel <a href="http://www.synergiz.fr/category/ecosystemes-urbains/">écosystème urbain </a> (un de plus ! alors que l’on ne compte plus les quartiers et immeubles qui se dégradent à travers le monde…), certes peu énergivore en comparaison à d’autres villes, mais (1) accumulateur de ressources issues de toute la planète, et surtout (2) responsable de la dégradation des écosystèmes et de l’uniformisation de la biodiversité sur des millions d’hectares. Qu’en sera-t-il pour les milliers de personnes des pays émergents qui en dépendent pour leur vie quotidienne ? Pourront-ils maîtriser leur quotidien et s’engager dans un avenir ? A quand à l’adaptation du bilan carbone à ces défis ?</p>
<p>Source :<br />
Griffon, M., 2006. Nourrir la planète. Pour une révolution doublement verte. Odile Jacob, Paris.</p>
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		<title>La réforme de la fiscalité conditionne le succès de l&#8217;étiquetage écologique</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 10:03:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Modes de vie écologiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Actu Environnement vient de mettre en ligne un article particulièrement intéressant sur l’étiquetage écologique (1). Abordée lors du Grenelle de l&#8217;environnement, la question de l&#8217;étiquetage de l&#8217;ensemble des produits vendus en France pourrait intégrer le projet de loi qui sera étudié au printemps. En effet, il est envisagé, qu’à partir du 1er janvier 2011, tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Actu Environnement vient de mettre en ligne un article particulièrement intéressant sur l’étiquetage écologique (1).</p>
<p>Abordée lors du <strong>Grenelle de l&#8217;environnement</strong>, la <strong>question de l&#8217;étiquetage de l&#8217;ensemble des produits vendus en France</strong> pourrait intégrer le projet de loi qui sera étudié au printemps. En effet, il est envisagé, qu’à partir du 1er janvier 2011, tout produit informe le consommateur sur son contenu en carbone par voie de marquage : l&#8217;<strong>étiquetage écologique</strong>.</p>
<p>Quels est l’argument principal en faveur de telles mesures ? La présence d&#8217;informations environnementales devrait entraîner des modifications significatives des marchés. A terme, le consommateur pouvant comparer les produits sur la base de leur « <strong>coût écologique</strong> », l’<strong>étiquetage deviendra pour les fabricants un outil de pilotage dans la conception de futurs produits</strong>.</p>
<p>Cependant, les modalités de mise en œuvre d&#8217;un tel projet de loi soulèvent nombre de questions. A titre d’exemple, S. Fabregat s’interroge : « Quel « prix écologique » va-t-on donner aux produits ? Un coût monétaire ? Un coût carbone ? » Le choix des critères à intégrer dans la démarche est en effet la question primordiale sous-jacente : Les calculs se baseront-ils sur un seul critère (CO2) ou sur une analyse multicritères (impact sur l&#8217;eau, la biodiversité…) ? L&#8217;outil sera-t-il pertinent pour chaque classe de produit ? L&#8217;approche devra-t-elle être sectorielle ? Une fois l&#8217;outil mis en place, la coordination risque d&#8217;être longue et complexe.</p>
<p><strong>Pour l&#8217;entreprise, l&#8217;enjeu financier est de taille, et impliquera nécessairement des investissements non négligeables</strong> en innovation technologique et organisationnelle.</p>
<p>Aussi, pour véritablement réorienter écologiquement les modes de consommation et de production (on regrettera d’ailleurs que les services – ex. bancaires, assurances, etc. – soient a priori exclus du projet de loi), <strong>la loi, sous sa forme actuelle, est loin d’être suffisante</strong>. Il faudrait combiner les innovations technologiques (ex. étiquetage écologique, standards EDI, etc.) et organisationnelles (ex. standards logistiques, investissements dans de nouveaux types d’actifs) indispensables pour la mise en œuvre de cette traçabilité à de l’innovation institutionnelle qui inciterait à l’émergence de comportements écologiquement responsables (cf. nouveau système fiscal).</p>
<p>En effet, il est primordial de repenser l’ensemble de la chaîne de production : de l’extraction des matières premières, en passant par les chaînes d’approvisionnement et de transformation, jusqu’aux modes de consommation et la fin de vie des produits. Pour ce faire, la réforme de notre <strong>système fiscal</strong> devient une évidence (2). Il faut associer un coût monétaire aux produits et services les plus polluants, en remplaçant les assiettes imposables traditionnelles (cf. travail, valeur ajoutée ou encore revenus / bénéfices) par de nouvelles basées sur la consommation de biens et services, avec des taux d’imposition variant en fonction de leurs impacts écologiques, tout cela dans une <strong>logique de neutralité fiscale pour les entreprises et les ménages</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>(1) <a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/etiquetage_produit_cout_environnemental_consommation_4806.php4" rel="nofollow" target="_blank">Article de S. Fabregat</a><br />
(2) Houdet, J., 2004. Trends in Environmental Tax Reform – A review. National Environmental Law Review, No. 4, NELA</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Economie écologique et écosystèmes urbains</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Apr 2008 21:06:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier Ecosystèmes urbains]]></category>
		<category><![CDATA[déficit écologique]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[économie écologique]]></category>
		<category><![CDATA[écosystème urbain]]></category>
		<category><![CDATA[empreinte écologique]]></category>
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		<description><![CDATA[Cet article fait partie d’une série d’articles basée sur l’ouvrage de Berkowitz A.R., Nilon C. H. &#38; Hollweg K.S. “Understanding urban ecosystems: A new frontier for science and education” Dans la vie de tous les jours, pratiquement personne ne considère la ville comme un écosystème, ni même comme une partie indissociable des larges complexes écosystémiques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article fait partie d’une série d’articles basée sur l’ouvrage de Berkowitz A.R., Nilon C. H. &amp; Hollweg K.S. “Understanding urban ecosystems: A new frontier for science and education”</p>
<p>Dans la vie de tous les jours, pratiquement personne ne considère la <strong>ville comme un écosystème</strong>, ni même comme une partie indissociable des larges complexes écosystémiques qui englobent et nourrissent les humains et leurs espaces urbanisés. Selon William Rees (2003)(1) l’économie néolibérale est à l’origine de cette cosmologie. Cette représentation du monde reflète un apartheid assumé entre humains et non humains. Elle considère que l’économie – dont les villes, les activités et échanges entre les humains – est un système ouvert et indépendant, c’est-à-dire qui n’a pas d’interdépendance fondamentale avec « l’environnement » périphérique. C’est pourquoi l’étude des villes et de leurs évolutions se limitent bien souvent aux dynamiques des populations humaines, aux dimensions culturelles, aux modes d’organisations spatiales ou encore aux innovations technologiques. En revanche, la perspective de <strong>l’économie écologique</strong> diffère singulièrement de l’approche néolibérale, car elle considère que l’activité économique est l’expression matérielle des interactions écologiques des humains: l’économie est un sous-système totalement dépendant d’un système fermé et fini (cf. la biosphère). Le flot unidirectionnel de l’énergie est une autre caractéristique importante de cette vision écosystémique de l’économie : du soleil, en passant par la production de biens et services, jusqu’à sa conséquence inévitable, c’est-à-dire la production de déchets et la dissipation d’énergie.  Le<span style="font-family: 'Arial','sans-serif';"> premier schéma ci-dessous présente la vision néoclassique de la relation entre économie et environnement, le second celle de l’économie écologique (Rees, 2003i).</span></p>
<p>En outre, l’<strong>économie écologique</strong> conduit à considérer l’évolution de l’économie d’une toute autre manière, c’est-à-dire comme une <strong>machine à consommer et non à produire</strong>. L’économie néolibérale s’intéresse uniquement aux « produits » et « services » de « l’activité économique » d’où le fait que « l’environnement », non inclus dans le marché, y soit « externe ». A l’inverse, l’<strong>économie écologique</strong> s’intéresse essentiellement aux intrants nécessaires à la « consommation économique » ainsi qu’aux flux sortants, c’est-à-dire aux « déchets » (2) issus de processus de dégradation de la matière et de l’énergie par les humains et leurs systèmes industriels. Ces derniers, à l’inverse des organismes autotrophes tels que les plantes (cf. qui n’ont besoin que d’énergie et d’éléments simples pour produire de la biomasse en grande quantité), sont en effet des organismes vivants hétérotrophes, des consommateurs primaires. En d’autres termes, une vision des systèmes urbains sous l’angle de l’économie écologique conduit à repenser l’évaluation des <strong>choix et modes de développement</strong>, notamment en termes d’efficience énergétique et d’utilisation de ressources naturelles et renouvelables. Les villes sont des structures d’accumulation de ressources avec des impacts non négligeables sur les écosystèmes qui les leur fournissent : les systèmes urbains croissent en consommant plus d’énergie et de matériaux qu’ils n’en produisent. Si les villes peuvent être considérées comme composantes d’écosystèmes complexes essentiels aux populations humaines, elles ne sont pas pour autant des écosystèmes auto-suffisants. Leurs <strong>empreintes écologiques</strong>, au-delà des débats sur la notion de capacité de charge (3), permettent d’illustrer la forte interdépendance par rapport aux espaces non-urbanisés d’où elles puisent l’essentiel de leurs ressources (ex. produits alimentaires, matériaux de construction, etc.). A titre d’exemple, il a été évalué que si les habitants de la ville de Vancouver avaient une empreinte politique de 114km2, leur empreinte écologique s’étendait sur 181 260km2. On parle alors de <strong>déficit écologique</strong> des villes, car la balance des échanges en termes de ressources de toutes sortes est clairement en leurs faveurs.Les interdépendances entre espaces urbanisés et non-urbanisés doivent changer de nature, vers des relations mutualistes. Dans l’optique de réconcilier la ville avec la « nature », ou du moins les espaces non-urbanisés, il convient de se poser un certain nombre de questions :</p>
<ul>
<li>Quels avantages ou opportunités stratégiques sont liés à la ville par rapport à la survie des écosystèmes et de l’écosphère ?</li>
<li>Quels changements sont nécessaires en termes de distribution spatiale des populations humaines ? Quels nouveaux modes de consommation, de déplacements, de travail, de vie choisir?</li>
<li>Vers le règne de l’éco-efficience au sein de villes autopoïétiques (4)</li>
</ul>
<hr size="1" />
<p>(1) Rees W.E. (2003). Understanding urban ecosystems: An ecological economics perspective. In Berkowitz A.R., Nilon C. H. &amp; Hollweg K.S., Understanding urban ecosystems: A new frontier for science and education. Springer-Verlag, New York.</p>
<p>(2) Le terme de « by-products » usité en anglais semble plus approprié, car il ne possède pas de connotation péjorative.</p>
<p>(3) C’est un « concept quantitatif qui présume des limites, souvent difficile à définir, de la capacité des écosystèmes naturels à soutenir un accroissement constant de la consommation des ressources et de la pollution. Les facteurs clés comprennent la population, la densité démographique, l&#8217;affluence et la technologie « y compris la capacité d&#8217;augmenter la capacité de charge ». Les menaces ont surtout trait aux taux d&#8217;épuisement des ressources renouvelables et non renouvelables et à l&#8217;accumulation des polluants dans l&#8217;environnement » ; <a rel="nofollow" href="http://www.ec.gc.ca/epr/default.asp?lang=Fr&amp;n=BB51A1CA-1#capaci">http://www.ec.gc.ca/epr/default.asp?lang=Fr&amp;n=BB51A1CA-1#capaci</a></p>
<p>(4) Selon Varela, « un système autopoïétique est organisé comme un réseau de processus de production de composants qui a) régénèrent continuellement par leurs transformations et leurs interactions le réseau qui les a produits, et qui b) constituent le système en tant qu&#8217;unité concrète dans l&#8217;espace où il existe, en spécifiant le domaine topologique où il se réalise comme réseau » ; <a rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Autopo%C3%AF%C3%A8se">http://fr.wikipedia.org/wiki/Autopo%C3%AF%C3%A8se</a></p>
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