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	<title>Synergiz &#187; fiscalité</title>
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	<description>Ecosystèmes urbains</description>
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		<title>Publication du rapport du CAS &#171;&#160;L’économie de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 19 May 2009 04:20:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le rapport sur « l’économie de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes » du Centre d’Analyse Stratégique (CAS) a été présenté le mercredi 29 avril 2009 par Bernard Chevassus-au-Louis, président du Groupe de travail du CAS, en présence de Jean-Louis Borloo (Ministre d’état), Nathalie Kosciusko-Morizet (Secrétaire d&#8217;État chargée de la prospective et du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport sur « l’économie de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes » du <a href="http://www.strategie.gouv.fr/">Centre d’Analyse Stratégique</a> (CAS) a été présenté le mercredi 29 avril 2009 par Bernard Chevassus-au-Louis, président du Groupe de travail du CAS, en présence de Jean-Louis Borloo (Ministre d’état), Nathalie Kosciusko-Morizet (Secrétaire d&#8217;État chargée de la prospective et du développement de l&#8217;économie numérique, auprès du Premier ministre), Chantal Jouanno (Secrétaire d’Etat à l’Ecologie) et Pavan Sukhdev (« Study leader » pour l’étude <a rel="nofollow" href="http://ec.europa.eu/environment/nature/biodiversity/economics/">TEEB</a>).<br />
Ce rapport a deux objectifs principaux :  « (1) réaliser une présentation et une analyse critique des méthodes utilisables pour estimer des valeurs économiques de la biodiversité et des services écosystémiques et (2) appliquer ces méthodes aux écosystèmes présents sur le territoire national, afin de fournir des &#8216;valeurs de référence&#8217; pouvant être utilisées en particulier dans l’évaluation socioéconomique des investissements publics ». Pour cela, le rapport distingue la biodiversité « remarquable » de la biodiversité « générale » ou « ordinaire », et approche de manière différenciée leur évaluation économique.</p>
<p>D’un côté, la biodiversité remarquable correspond à des entités (gènes, espèces, habitats, paysages) que la société a identifiées comme ayant une valeur intrinsèque, laquelle serait fondée principalement sur des valeurs autres qu’économiques. Pour celle-ci, le rapport considère qu’il n’est aujourd’hui ni crédible – en termes de fiabilité et de pertinence des estimations – ni opportun – en termes d’insertion dans des débats mobilisant de nombreuses valeurs – de proposer des valeurs de référence ; cela principalement pour des causes d’imprécisions quant aux méthodes d’estimation directe (limites associées aux perceptions des citoyens déclarant leurs préférences). En d’autres termes, ces évaluations sont à mobiliser uniquement de manière subsidiaire dans les débats autour de la préservation de ces entités.</p>
<p>De l’autre, le rapport s’intéresse aux éléments de biodiversité n’ayant pas de valeur intrinsèque mais qui, par leur abondance et leurs multiples interactions entre eux, contribuent à des degrés divers au fonctionnement des écosystèmes et, ainsi, aux services dont nous bénéficions gratuitement. Cette biodiversité ordinaire est évaluée indirectement à partir de l’évaluation économique de ces services. Au-delà des controverses sur les hypothèses choisies (ex. proportionnalité entre ampleur de services écosystémiques et fluctuations de biodiversité), le rapport repose sur plusieurs cas concrets, en particulier celui des forêts tempérées, en examinant en quoi l’utilisation de ces valeurs peut influer sur des changements d’usage du territoire. Il explicite les questions de nature procédurale qui se posent, tant dans l’élaboration que dans l’utilisation des valeurs de référence, pour que cette approche soit considérée comme recevable par les parties prenantes.</p>
<p>En appliquant cette démarche, le groupe a abouti à quelques valeurs de référence, en particulier celle de la valeur moyenne à accorder aux écosystèmes forestiers métropolitains, à savoir 970 euros par hectare et par an (soit environ 35 000 euros par hectare en valeur totale actualisée), avec une fourchette pouvant varier de 500 à 2 000 euros par hectare et par an selon, en particulier, la fréquentation récréative ou touristique et le mode de gestion de l’écosystème. Une valeur minimale de l’ordre de 600 euros par hectare et par an est également proposée pour les prairies utilisées de manière extensive. Seules des valeurs d’usage de services écosystémiques liés à la biodiversité générale, aujourd’hui monétarisables d’une manière robuste, sont usitées, si bien que le Groupe considère que les estimations proposées sont des estimations à minima, qui peuvent donc sans conteste remplacer dès maintenant la valeur nulle utilisée pour la biodiversité dans le calcul socioéconomique, notamment dans l’évaluation de projet (analyse coûts – bénéfices), et potentiellement la comptabilité nationale (valeur du patrimoine naturel).</p>
<p>Cela pourrait avoir des implications intéressantes pour la fiscalité du foncier, en particulier en zone périurbaine, notamment pour favoriser le non-bâti riche en biodiversité et promouvoir une urbanisation prenant en compte les continuités écologiques. Comme le cite <a rel="nofollow" href="http://www.lesechos.fr/info/france/4859715-des-propositions-fiscales-pour-preserver-la-biodiversite.htm">un article du journal Les Echos</a>, le rapport indique que « Le statut du patrimoine naturel n&#8217;est toujours pas équivalent à celui du patrimoine culturel »: la fiscalité sur le foncier non bâti pénalise toujours les écosystèmes riches qui ne rapportent rien. « Il conviendrait que les frais de restauration et d&#8217;entretien des espaces naturels protégés soient déductibles du revenu global (avec un plafond) et non des seuls revenus foncier et que les zones humides puissent être exonérées de taxe foncière sur les propriétés non bâties », estime le rapport qui suggère également de créer des mécanismes de paiement pour le maintien ou l&#8217;amélioration des services écosystémiques.</p>
<p>En revanche, ces valeurs ne pourront pas être utilisées dans le cadre de démarches de compensation pour dommages écologiques. Ces dernières doivent avant tout se fonder sur des approches non monétaires, dîtes d’équivalences écologiques entre entités détruites et compensées. On notera aussi que la frontière entre biodiversité ordinaire et remarquable n’est pas figée mais bien évolutive, en fonction des personnes et de leurs cultures, ce qui ne devrait pas faciliter les choses sur le terrain. Ces deux points soulignent bien le cadre restrictif dans lequel ces évaluations monétaires peuvent s’appliquer.</p>
<p>(1) Chevassus-au-Louis, B., et al. (2009). Evaluation économique de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes : contribution à la décision publique. Rapport du CAS, Paris.<br />
<a rel="nofollow" href="http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=980">http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=980</a><br />
(2) <a rel="nofollow" href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport_chevassus-au-louis_valeur_biodiversite_7284.php4">http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport_chevassus-au-louis_valeur_biodiversite_7284.php4</a><br />
(3) <a rel="nofollow" href="http://www.lesechos.fr/info/france/4859715-des-propositions-fiscales-pour-preserver-la-biodiversite.htm">http://www.lesechos.fr/info/france/4859715-des-propositions-fiscales-pour-preserver-la-biodiversite.htm</a></p>
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		<title>Quels liens entre crise financière et crise de la biodiversité et des écosystèmes ? Vers une fiscalité fondée sur les consommations de nature pour sauver le capitalisme.</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 12:57:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Modes de vie écologiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Selon un récent article du quotidien Le Monde, le sommet du G20 à Washington (14 – 15 novembre 2008), en appelant à une relance économique, via une réforme de la surveillance financière mondiale et des institutions internationales, illustre deux conceptions très différentes de l’économie et de la finance. En particulier, quel modèle de développement voulons-nous? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon un <a title="Crise financière - Le Monde" rel="nofollow" href="http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/15/un-g20-d-attente_1118946_1101386.html" target="_blank">récent article du quotidien Le Monde</a>, le sommet du G20 à Washington (14 – 15 novembre 2008), en appelant à une relance économique, via une réforme de la surveillance financière mondiale et des institutions internationales, illustre deux conceptions très différentes de l’économie et de la finance. En particulier, quel modèle de développement voulons-nous? Selon l’article, Nicolas Sarkozy appelle depuis des semaines à une refondation du capitalisme. Les Américains ne veulent pas en entendre parler. “Cette crise n’est pas l’échec de l’économie de marché. Et la réponse n’est pas de réinventer ce système“, avait lancé le président George Bush à la veille de la réunion. Il a enfoncé le clou vendredi : “Tous nos pays doivent rejeter les appels au protectionnisme, au collectivisme et au défaitisme face aux défis présents“, a expliqué M. Bush, qui voulait que soit fait mention de l’objectif de conclure d’ici à la fin de l’année le cycle de libéralisation commerciale de Doha, en dépit des réticences françaises.</p>
<p>Or, comme le souligne un <a title="Communiqué de presse - Fondation Nicolas Hulot" rel="nofollow" href="http://www.fondation-nicolas-hulot.org/actualite/presse/doc/CPSommet-du-G20.pdf" target="_blank">récent communiqué de presse de la Fondation Nicolas Hulot</a>, « La crise économique ne pourra pas être résolue en appliquant les vieilles recettes. Placer la question écologique au cœur de la réponse qui sera discutée à Washington est une condition sine qua none d’une relance économique durable et socialement équitable. La crise actuelle est d’abord le produit de la surexploitation de la nature, qu’une simple relance de la consommation aggraverait.» précise Nicolas Hulot. « Les crises écologiques et climatiques, fondements réels de la crise actuelle, peuvent conduire à un effondrement économique et social. Nicolas Hulot et les experts de sa fondation appellent le président Sarkozy à faire de ce sujet le point central du sommet du G20. »</p>
<p>L’innovation technologique, organisationnelle et institutionnelle actuelle érige l’uniformité biologique au rang de modèle absolu (<a title="Résumé exécutif du guide FRB- Orée" rel="nofollow" href="http://www.oree.org/docs/publications/resume-executif-guideintegrerlabiodiv.pdf" target="_blank">résumé exécutif</a> du guide FRB – Orée pour « <a href="http://www.fondationbiodiversite.fr/Documents_files/GuideEntreprisesBiodiversite.pdf">Intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises</a> » ; Houdet, 2008). Les entreprises et l’ensemble des agents économiques, dont les consommateurs et pouvoirs publics, partagent la responsabilité d’une uniformisation du monde vivant qui se globalise. <a title="Projet Biosphère 2" rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biosph%C3%A8re_II" target="_blank">Biosphère 2</a>, expérience chiffrée à environ 200 Millions d’US$ sur une surface d’à peine 1,27 hectare, cherchait à évaluer la faisabilité de la construction d’un écosystème artificiel pour la colonisation spatiale. L’échec du projet souligne notre incapacité à recréer un écosystème artificiel viable pour nous héberger durablement. On comprend alors qu’uniformiser la biodiversité s’apparente à un véritable suicide social et économique. Combien coûterait la reconstruction de la forêt amazonienne, un des principaux poumons de la planète, après son uniformisation biologique (monocultures de soja ou de cannes à sucre, les unes pour l’industrie agroalimentaire, les autres productrices d’agrocarburants), dans toute sa complexité et sa diversité afin que nous puissions continuer à en tirer des services écologiques (cycle de l’eau, production d’oxygène, régulation du climat) ?</p>
<p>En réponse à la crise financière actuelle (et à l’imminente récession mondiale), si on ne co-construit pas une évaluation écosystémique de la performance des organisations, des produits et des services, on court le risque d’un retour à des modèles économiques non viables pour « renouer avec la croissance ». Mais de quelle croissance parlons-nous ? Quelle croissance voulons-nous ? Sur la base d’investissements uniformisant la biodiversité, ces modèles pourraient s’avérer rentables à court terme pour leurs mandants. En jonglant avec une palette diversifiée d’outils spéculatifs visant à diluer les risques et à se détacher d’une économie « réelle » en interdépendance étroite avec la biodiversité, l’actionnariat mondialisé n’en supporterait pas les coûts socio-écologiques, du moins dans l’immédiat. Ces coûts, aux conséquences parfois irréversibles, seraient transmis aux générations futures ; celles qui, demain, travailleront, cotiseront pour leurs retraites, épargneront et emprunteront pour entreprendre, en lien étroit avec le monde de la finance.</p>
<p>Selon la note de synthèse (1) de la Fondation Nicolas Hulot remise à Nicolas Sarkozy le <a rel="nofollow" href="http://www.elysee.fr/documents/index.php?lang=fr&amp;mode=view&amp;cat_id=8&amp;press_id=2005" target="_blank">6 novembre dernier </a>à l’Elysée, « le système financier repose sur la création de raretés comme sources de profits. L’opportunité est là, de refonder la finance mondiale sur la seule rareté objective et croissante, celle du « capital naturel » : ressources épuisables, minerais, énergies fossiles, eau fossile ; ressources renouvelables surexploitées, espèces sauvages, sols, forêts naturelles, diversité du vivant, services écologiques, dont les humains bénéficient comme d’un « don de la nature ». (…) En refondant la finance sur la rareté croissante de capital naturel, on redonne à l’activité économique son rôle d’allocation optimale de ressources rares. On lui redonne aussi la noble tâche de gérer les relations entre humains à propos des choses, dont les choses de la nature. (…) Dans le système capitaliste, la création de profit est le moteur de l’action. Le marché est supposé favoriser l’allocation optimale de ressources rares. La rareté nouvelle de moyens financiers pourrait donner l’illusion qu’il s’agit de LA rareté sur laquelle refonder un nouveau système mondial. Or c’est bien les ressources de la nature qui se raréfient. Il va falloir reconstruire tout le système de régulation économique mondial. »</p>
<p>Sauver le capitalisme : vers une fiscalité mondiale fondée sur les consommations de nature</p>
<p>Selon Dahle Oystein, ancien vice président d’Exxon pour la Norvège, « le socialisme s’est effondré parce qu’il n’autorisait pas le marché à dire la vérité économique. Le capitalisme pourrait s’effondrer parce qu’il ne permet pas au marché de dire la vérité écologique ». Une innovation technique ou institutionnelle peut être favorable à un entrepreneur dans le long terme, mais il n’y a souvent aucune garantie qu’elle le soit à court terme. Les entreprises ne sauraient trouver une pleine logique à réintégrer leurs stratégies et activités au cœur des écosystèmes tant qu’il n’en coûte rien, au moins de façon visible et à court terme, de les détruire ou d’uniformiser leurs composantes biologiques (<a rel="nofollow" href="http://www.natureparif.fr/Documentations/guideoreecomplet/Guide%20oree%20et%20frb.pdf" target="_blank">Houdet, 2008</a>).</p>
<p>L’<a title="Evaluation des ecosystèmes pour le millénaires" rel="nofollow" href="http://www.millenniumassessment.org/en/index.aspx" target="_blank">Evaluation des écosystèmes pour le millénaire</a> (Millenium Ecosystem Assessment, 2005) considère qu’il existe quatre types de capital : le capital manufacturier, le capital social, le capital humain et le capital naturel. L’essentiel de la fiscalité actuelle dans le monde porte sur le capital manufacturier et le capital humain (à travers le travail). Les experts du MEA considèrent que la crise environnementale actuelle résulte pour une grande part de ce type de régulation qui conduit à considérer que services écologiques et ressources (renouvelables ou non) sont gratuits. Ils considèrent nécessaire d’envisager dès à présent le remplacement de la taxation du capital manufacturier et du capital humain par une taxation de toutes les consommations de nature et de services écosystémiques. La Suède s’est engagée depuis 1988 dans l’introduction progressive de taxes écologiques en lieu et place de taxes existantes et à pression fiscale inchangée. Un tel basculement, qui peut sembler irréaliste, tant il devrait être mondialement discuté et coordonné, serait pourtant l’un des moyens les plus sûrs d’inciter l’activité économique dans un sens favorable au maintien, voire l’accroissement, de la diversité biologique et à un développement durable renouant avec le plein emploi. Tout, en particulier l’actuelle crise financière mondiale, concourt à un changement profond des modes de régulation.</p>
<p>Toujours selon la note de synthèse (1) de la Fondation Nicolas Hulot, « l’occasion est là d’organiser très vite une révolution de nos procédés de production et de modes de consommation pour qu’ils deviennent de plus en plus économes de ressources. Les compétences humaines et techniques sont là mais des investissements importants sont nécessaires. Or leur rentabilité, calculée avec les conventions actuelles, est insuffisante puisque l’on ne donne pas une valeur au capital naturel consommé. Pourtant un profit important peut résulter de la maintenance du capital naturel si le bénéfice de celle-ci se substitue au coût de l’inaction (envisagé à 7% du PIB mondial à l’horizon 2030 &#8211; <a title="Rapport TEEB" rel="nofollow" href="http://ec.europa.eu/environment/nature/biodiversity/economics/pdf/teeb_report_fr.pdf" target="_blank">Rapport TEEB</a>)…. S’il n’est pas de système financier concevable sans recherche d’un profit légitime, il est par contre possible de construire le système d’incitations qui rendra profitable de contribuer à la pérennité du capital naturel. On assure ainsi un capitalisme qui tire profit du maintien de la viabilité de la planète et des sociétés qui l’habitent. (…) Concernant le changement climatique, le système européen d’échanges de permis d’émissions préfigure ce type de régulation. C’est l’opportunité de le généraliser pour le climat (ce qui est à l’ordre du jour du paquet climat-énergie européen et de la convention climat) et de l’élargir aux autres éléments du capital naturel. »</p>
<p>Gageons que le lancement d’un « <a rel="nofollow" href="http://www.unep.org/greeneconomy/french/" target="_blank">New Deal Ecologique Mondial</a> » par le <a title="Programme des Nations Unies pour l'Environnement" rel="nofollow" href="http://www.unep.org/french/" target="_blank">PNUE</a> (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) aille dans ce sens. Espérons également que cela soit un premier pas pour réunir l’ensemble des pays, et en particulier les Etats-Unis d’Amérique, sous l’impulsion de son nouveau Président, Barrack Obama, pour réellement sauver le capitalisme.</p>
<p><em>(1) La note de synthèse et les annexes techniques remises au Président de la République sont à votre disposition sur simple demande auprès de Manuela Lorand – Tél. : 01 41 22 10 94 – m.lorand(arobase)fnh.org.</em></p>
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		<title>La réforme de la fiscalité conditionne le succès de l&#8217;étiquetage écologique</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 10:03:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Actu Environnement vient de mettre en ligne un article particulièrement intéressant sur l’étiquetage écologique[i]. Abordée lors du Grenelle de l&#8217;environnement, la question de l&#8217;étiquetage de l&#8217;ensemble des produits vendus en France pourrait intégrer le projet de loi qui sera étudié au printemps. En effet, il est envisagé, qu’à partir du 1er janvier 2011, tout produit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Actu Environnement vient de mettre en ligne un article particulièrement intéressant sur l’étiquetage écologique<a title="_ednref1" name="_ednref1"></a><a title="_ednref1" href="#_edn1"><span>[i]</span></a>. Abordée lors du Grenelle de l&#8217;environnement, la question de l&#8217;étiquetage de l&#8217;ensemble des produits vendus en France pourrait intégrer le projet de loi qui sera étudié au printemps. En effet, il est envisagé, qu’à partir du 1er janvier 2011, tout produit informe le consommateur sur son contenu en carbone par voie de marquage. Quels est l’argument principal en faveur de telles mesures ? La présence d&#8217;informations environnementales devrait entraîner des modifications significatives des marchés. A terme, le consommateur pouvant comparer les produits sur la base de leur « coût écologique », l’étiquetage deviendra pour les fabricants un outil de pilotage dans la conception de futurs produits. Cependant, les modalités de mise en œuvre d&#8217;un tel projet de loi soulèvent nombre de questions. A titre d’exemple, S. Fabregat s’interroge : « Quel « prix écologique » va-t-on donner aux produits ? Un coût monétaire ? Un coût carbone ? » Le choix des critères à intégrer dans la démarche est en effet la question primordiale sous-jacente : <a title="OLE_LINK3" name="OLE_LINK3"></a>Les calculs se baseront-ils sur un seul critère (CO2) ou sur une analyse multicritères (impact sur l&#8217;eau, la biodiversité…) ? L&#8217;outil sera-t-il pertinent pour chaque classe de produit ? L&#8217;approche devra-t-elle être sectorielle ? Une fois l&#8217;outil mis en place, la coordination risque d&#8217;être longue et complexe. Pour l&#8217;entreprise, l&#8217;enjeu financier est de taille, et impliquera nécessairement des investissements non négligeables en innovation technologique et organisationnelle.</p>
<p class="MsoNormal">Aussi, pour véritablement réorienter écologiquement les modes de consommation et de production (on regrettera d’ailleurs que les services – ex. bancaires, assurances, etc. – soient a priori exclus du projet de loi), la loi, sous sa forme actuelle, est loin d’être suffisante. Il faudrait combiner les innovations technologiques (ex. étiquetage écologique, standards EDI, etc.) et organisationnelles (ex. standards logistiques, investissements dans de nouveaux types d’actifs) indispensables pour la mise en œuvre de cette traçabilité à de l’innovation institutionnelle qui inciterait à l’émergence de comportements écologiquement responsables (cf. nouveau système fiscal). En effet, il est primordial de repenser l’ensemble de la chaîne de production : de l’extraction des matières premières, en passant par les chaînes d’approvisionnement et de transformation, jusqu’aux modes de consommation et la fin de vie des produits. Pour ce faire, la réforme de notre système fiscal devient une évidence<a title="_ednref2" name="_ednref2"></a><a title="_ednref2" href="#_edn2"><span>[ii]</span></a>. Il faut associer un coût monétaire aux produits et services les plus polluants, en remplaçant les assiettes imposables traditionnelles (cf. travail, valeur ajoutée ou encore revenus / bénéfices) par de nouvelles basées sur la consommation de biens et services, avec des taux d’imposition variant en fonction de leurs impacts écologiques, tout cela dans une logique de neutralité fiscale pour les entreprises et les ménages.</p>
<hr size="1" />
<p class="MsoNormal"><a title="_edn1" name="_edn1"></a><a title="_edn1" href="#_ednref1"><span>[i]</span></a> <a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/etiquetage_produit_cout_environnemental_consommation_4806.php4"  rel="nofollow" target="_blank">Article de S. Fabregat</a></p>
<p class="MsoNormal"><a title="_edn2" name="_edn2"></a><a title="_edn2" href="#_ednref2"><span>[ii]</span></a> Houdet, J., 2004. Trends in Environmental Tax Reform – A review. National Environmental Law Review, No. 4, NELA</p>
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