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	<title>Synergiz &#187; développement durable</title>
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	<description>Réconcilier économie et biodiversité</description>
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		<title>Appel à contribution : L&#8217;écologie industrielle et l&#8217;économie de la fonctionnalité</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 15:31:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise et biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[appel à contribution]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
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		<description><![CDATA[La revue Développement durable et territoires lance un appel à projet pour un nouveau dossier sur le thème : Ecologie industrielle, économie de la fonctionnalité, entreprises et territoires : vers de nouveaux modèles productifs et organisationnels ? Ce dossier spécial, à paraître d&#8217;ici l&#8217;hiver 2012, a pour objectif d’approfondir la compréhension théorique et le contenu conceptuel de l’écologie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>La revue Développement durable et territoires lance un appel à projet pour un nouveau dossier sur le thème :</div>
<div><strong>Ecologie industrielle, économie de la fonctionnalité, entreprises et territoires : vers de nouveaux modèles productifs et organisationnels ?</strong></div>
<p>Ce dossier spécial, à paraître d&#8217;ici l&#8217;hiver 2012, a pour objectif d’approfondir la compréhension théorique et le contenu conceptuel de l’<strong>écologie industrielle</strong> d’une part et de l’économie de la fonctionnalité de l’autre, et éventuellement des liens existant entre les deux. Il a également pour objectif d&#8217;explorer les niveaux actuels de connaissance et de mise en œuvre de ces deux modèles et de faire un état des lieux des pratiques actuelles et des modalités d’application.</p>
<p>Retrouvez l&#8217;appel à projet en suivant ce lien : <a href="http://calenda.revues.org/nouvelle21171.html" target="_blank">http://calenda.<wbr>revues.org/nouvelle21171.html</wbr></a></p>
<p>La date limite pour l&#8217;envoi des propositions de contributions (résumé d&#8217;une page) a été fixée au 15 décembre 2011.</p>
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		<title>Quels liens entre crise financière et crise de la biodiversité et des écosystèmes ? Vers une fiscalité fondée sur les consommations de nature pour sauver le capitalisme.</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 11:57:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et biodiversité]]></category>
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		<description><![CDATA[Selon un récent article du quotidien Le Monde, le sommet du G20 à Washington (14 – 15 novembre 2008), en appelant à une relance économique, via une réforme de la surveillance financière mondiale et des institutions internationales, illustre deux conceptions très différentes de l’économie et de la finance. En particulier, quel modèle de développement voulons-nous? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon un <a title="Crise financière - Le Monde" href="http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/15/un-g20-d-attente_1118946_1101386.html" rel="nofollow" target="_blank">récent article du quotidien Le Monde</a>, le sommet du G20 à Washington (14 – 15 novembre 2008), en appelant à une relance économique, via une réforme de la surveillance financière mondiale et des institutions internationales, illustre deux conceptions très différentes de l’économie et de la finance. En particulier, quel modèle de développement voulons-nous? Selon l’article, Nicolas Sarkozy appelle depuis des semaines à une refondation du capitalisme. Les Américains ne veulent pas en entendre parler. “Cette crise n’est pas l’échec de l’économie de marché. Et la réponse n’est pas de réinventer ce système“, avait lancé le président George Bush à la veille de la réunion. Il a enfoncé le clou vendredi : “Tous nos pays doivent rejeter les appels au protectionnisme, au collectivisme et au défaitisme face aux défis présents“, a expliqué M. Bush, qui voulait que soit fait mention de l’objectif de conclure d’ici à la fin de l’année le cycle de libéralisation commerciale de Doha, en dépit des réticences françaises.</p>
<p>Or, comme le souligne un <a title="Communiqué de presse - Fondation Nicolas Hulot" href="http://www.fondation-nicolas-hulot.org/actualite/presse/doc/CPSommet-du-G20.pdf" rel="nofollow" target="_blank">récent communiqué de presse de la Fondation Nicolas Hulot</a>, « La <strong>crise économique </strong>ne pourra pas être résolue en appliquant les vieilles recettes. Placer la question écologique au cœur de la réponse qui sera discutée à Washington est une condition <em>sine qua none </em>d’une relance économique durable et socialement équitable. La crise actuelle est d’abord le produit de la surexploitation de la nature, qu’une simple relance de la consommation aggraverait.» précise Nicolas Hulot. « Les <strong>crises écologiques et climatiques</strong>, fondements réels de la crise actuelle, peuvent conduire à un effondrement économique et social. Nicolas Hulot et les experts de sa fondation appellent le président Sarkozy à faire de ce sujet le point central du sommet du G20. »</p>
<p>L’innovation technologique, organisationnelle et institutionnelle actuelle érige l’uniformité biologique au rang de modèle absolu (<a title="Résumé exécutif du guide FRB- Orée" href="http://www.oree.org/docs/publications/resume-executif-guideintegrerlabiodiv.pdf" rel="nofollow" target="_blank">résumé exécutif</a> du guide FRB – Orée pour « <a href="http://www.fondationbiodiversite.fr/Documents_files/GuideEntreprisesBiodiversite.pdf">Intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises</a> » ; Houdet, 2008). Les entreprises et l’ensemble des agents économiques, dont les consommateurs et pouvoirs publics, partagent la responsabilité d’une uniformisation du monde vivant qui se globalise. <a title="Projet Biosphère 2" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biosph%C3%A8re_II" rel="nofollow" target="_blank">Biosphère 2</a>, expérience chiffrée à environ 200 Millions d’US$ sur une surface d’à peine 1,27 hectare, cherchait à évaluer la faisabilité de la construction d’un écosystème artificiel pour la colonisation spatiale. L’échec du projet souligne notre incapacité à recréer un écosystème artificiel viable pour nous héberger durablement. On comprend alors qu’uniformiser la biodiversité s’apparente à un véritable suicide social et économique. Combien coûterait la reconstruction de la forêt amazonienne, un des principaux poumons de la planète, après son uniformisation biologique (monocultures de soja ou de cannes à sucre, les unes pour l’industrie agroalimentaire, les autres productrices d’agrocarburants), dans toute sa complexité et sa diversité afin que nous puissions continuer à en tirer des services écologiques (cycle de l’eau, production d’oxygène, régulation du climat) ?</p>
<p>En réponse à la <strong>crise financière actuelle </strong>(et à l’imminente récession mondiale), si on ne co-construit pas une évaluation écosystémique de la performance des organisations, des produits et des services, on court le risque d’un retour à des modèles économiques non viables pour « renouer avec la croissance ». Mais de quelle croissance parlons-nous ? Quelle croissance voulons-nous ? Sur la base d’investissements uniformisant la biodiversité, ces modèles pourraient s’avérer rentables à court terme pour leurs mandants. En jonglant avec une palette diversifiée d’outils spéculatifs visant à diluer les risques et à se détacher d’une économie « réelle » en interdépendance étroite avec la biodiversité, l’actionnariat mondialisé n’en supporterait pas les coûts socio-écologiques, du moins dans l’immédiat. Ces coûts, aux conséquences parfois irréversibles, seraient transmis aux générations futures ; celles qui, demain, travailleront, cotiseront pour leurs retraites, épargneront et emprunteront pour entreprendre, en lien étroit avec le monde de la finance.</p>
<p>Selon la note de synthèse (1) de la Fondation Nicolas Hulot remise à Nicolas Sarkozy le <a href="http://www.elysee.fr/documents/index.php?lang=fr&amp;mode=view&amp;cat_id=8&amp;press_id=2005" rel="nofollow" target="_blank">6 novembre dernier </a>à l’Elysée, « le système financier repose sur la création de raretés comme sources de profits. L’opportunité est là, de refonder la finance mondiale sur la seule rareté objective et croissante, celle du « capital naturel » : ressources épuisables, minerais, énergies fossiles, eau fossile ; ressources renouvelables surexploitées, espèces sauvages, sols, forêts naturelles, diversité du vivant, services écologiques, dont les humains bénéficient comme d’un « don de la nature ». (…) En refondant la finance sur la rareté croissante de capital naturel, on redonne à l’activité économique son rôle d’allocation optimale de ressources rares. On lui redonne aussi la noble tâche de gérer les relations entre humains à propos des choses, dont les choses de la nature. (…) Dans le système capitaliste, la création de profit est le moteur de l’action. Le marché est supposé favoriser l’allocation optimale de ressources rares. La rareté nouvelle de moyens financiers pourrait donner l’illusion qu’il s’agit de LA rareté sur laquelle refonder un nouveau système mondial. Or c’est bien les ressources de la nature qui se raréfient. Il va falloir reconstruire tout le système de régulation économique mondial. »</p>
<h4>Sauver le capitalisme : vers une fiscalité mondiale fondée sur les consommations de nature</h4>
<p>Selon Dahle Oystein, ancien vice président d’Exxon pour la Norvège, « le socialisme s’est effondré parce qu’il n’autorisait pas le marché à dire la vérité économique. Le capitalisme pourrait s’effondrer parce qu’il ne permet pas au marché de dire la vérité écologique ». Une innovation technique ou institutionnelle peut être favorable à un entrepreneur dans le long terme, mais il n’y a souvent aucune garantie qu’elle le soit à court terme. Les entreprises ne sauraient trouver une pleine logique à réintégrer leurs stratégies et activités au cœur des écosystèmes tant qu’il n’en coûte rien, au moins de façon visible et à court terme, de les détruire ou d’uniformiser leurs composantes biologiques (<a href="http://www.natureparif.fr/Documentations/guideoreecomplet/Guide%20oree%20et%20frb.pdf" rel="nofollow" target="_blank">Houdet, 2008</a>).</p>
<p>L’<a title="Evaluation des ecosystèmes pour le millénaires" href="http://www.millenniumassessment.org/en/index.aspx" rel="nofollow" target="_blank">Evaluation des écosystèmes pour le millénaire</a> (Millenium Ecosystem Assessment, 2005) considère qu’il existe quatre types de capital : le capital manufacturier, le capital social, le capital humain et le capital naturel. L’essentiel de la fiscalité actuelle dans le monde porte sur le capital manufacturier et le capital humain (à travers le travail). Les experts du MEA considèrent que la crise environnementale actuelle résulte pour une grande part de ce type de régulation qui conduit à considérer que services écologiques et ressources (renouvelables ou non) sont gratuits. Ils considèrent nécessaire d’envisager dès à présent le remplacement de la taxation du capital manufacturier et du capital humain par une taxation de toutes les consommations de nature et de services écosystémiques. La Suède s’est engagée depuis 1988 dans l’introduction progressive de taxes écologiques en lieu et place de taxes existantes et à pression fiscale inchangée. Un tel basculement, qui peut sembler irréaliste, tant il devrait être mondialement discuté et coordonné, serait pourtant l’un des moyens les plus sûrs d’inciter l’activité économique dans un sens favorable au maintien, voire l’accroissement, de la diversité biologique et à un développement durable renouant avec le plein emploi. Tout, en particulier l’actuelle crise financière mondiale, concourt à un changement profond des modes de régulation.</p>
<p>Toujours selon la note de synthèse (1) de la Fondation Nicolas Hulot, « l’occasion est là d’organiser très vite une révolution de nos procédés de production et de modes de consommation pour qu’ils deviennent de plus en plus économes de ressources. Les compétences humaines et techniques sont là mais des investissements importants sont nécessaires. Or leur rentabilité, calculée avec les conventions actuelles, est insuffisante puisque l’on ne donne pas une valeur au capital naturel consommé. Pourtant un profit important peut résulter de la maintenance du capital naturel si le bénéfice de celle-ci se substitue au coût de l’inaction (envisagé à 7% du PIB mondial à l’horizon 2030 &#8211; <a title="Rapport TEEB" href="http://ec.europa.eu/environment/nature/biodiversity/economics/pdf/teeb_report_fr.pdf" rel="nofollow" target="_blank">Rapport TEEB</a>)…. S’il n’est pas de système financier concevable sans recherche d’un profit légitime, il est par contre possible de construire le système d’incitations qui rendra profitable de contribuer à la pérennité du capital naturel. On assure ainsi un capitalisme qui tire profit du maintien de la viabilité de la planète et des sociétés qui l’habitent. (…) Concernant le changement climatique, le système européen d’échanges de permis d’émissions préfigure ce type de régulation. C’est l’opportunité de le généraliser pour le climat (ce qui est à l’ordre du jour du paquet climat-énergie européen et de la convention climat) et de l’élargir aux autres éléments du capital naturel. »</p>
<p>Gageons que le lancement d’un « <a href="http://www.unep.org/greeneconomy/french/" rel="nofollow" target="_blank">New Deal Ecologique Mondial</a> » par le <a title="Programme des Nations Unies pour l'Environnement" href="http://www.unep.org/french/" rel="nofollow" target="_blank">PNUE</a> (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) aille dans ce sens. Espérons également que cela soit un premier pas pour réunir l’ensemble des pays, et en particulier les Etats-Unis d’Amérique, sous l’impulsion de son nouveau Président, Barrack Obama, pour réellement sauver le capitalisme.</p>
<p><em>(1) La note de synthèse et les annexes techniques remises au Président de la République sont à votre disposition sur simple demande auprès de Manuela Lorand – Tél. : 01 41 22 10 94 – m.lorand(arobase)fnh.org.</em></p>
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		<title>Quels indicateurs pour quel développement durable ? (Article 3/3)</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/quels-indicateurs-pour-quel-developpement-durable/</link>
		<comments>http://www.synergiz.fr/quels-indicateurs-pour-quel-developpement-durable/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 20:51:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Dossier Indicateurs du développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[approches]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
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		<description><![CDATA[L’article précédent montre, entre autres, l’importance de créer une communauté d’intérêt afin de s’accorder sur la mise en place d’outils d’aide à la décision, comme des indicateurs. Nous nous intéressons ici au thème, très transversal, du développement durable. La naissance de la communauté va dépendre de sa capacité à définir sa propre finalité, et donc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="../construction-d-indicateurs-de-developpement-durable-et-amenagement-urbain/">L’article précédent</a> montre, entre autres, l’importance de créer une communauté d’intérêt afin de s’accorder sur la mise en place d’outils d’aide à la décision, comme des indicateurs. Nous nous intéressons ici au thème, très transversal, du développement durable. La naissance de la communauté va dépendre de sa capacité à définir sa propre finalité, et donc à s’accorder sur une approche commune vis-à-vis du <strong>développement durable</strong>.</p>
<h4>L’approche sectorielle du développement durable</h4>
<p>Dans sa définition la plus connue, le développement durable est exprimé en trois principaux axes : économique, environnemental et social. Des thématiques sont associées à chacun de ces axes. A titre d’exemple, le pilier environnemental traite de la déforestation, ou de la gestion de l’eau. Cette approche engendre des réflexions cloisonnées par disciplines : les indicateurs qui en sont issus peuvent ne pas être transversaux. Ils renseignent les disciplines auxquelles ils sont voués sans prendre en considération les autres. C’est le cas des indicateurs d’<em>éco-efficience</em>. L’éco-efficience consiste à produire autant ou plus, tout en diminuant son impact sur l’environnement.</p>
<p>D’une part, les différents indicateurs qui y renvoient concernent des variables économiques, comme le volume de production, et des variables environnementales, telles la consommation d’énergie, ou l’émission d’une substance toxique. L’aspect social est ainsi ignoré. D’autre part, ces indicateurs fournissent des données unitaires, comme par exemple le chiffre d’affaire par quantité d’eau consommée. L’information fournie est donc relative : à quantité d’eau égale, le chiffre d’affaire augmente, signe d’une certaine efficience dans la production, tandis que dans l’absolu le volume total produit augmente, signe d’une utilisation plus importante des ressources en eau.</p>
<p><strong>L’approche sectorielle du développement durable ne propose que peu de liens entre les thématiques abordées</strong>. Elle est simple à comprendre et à mettre en avant, notamment par les politiques, car elle prône un équilibre théorique entre les trois axes qui la définissent. En revanche, elle n’apporte pas de solutions intégratives.<br />
Pour reprendre l’exemple précédent, ne faudrait-il pas plutôt partir des stocks de ressources pour définir les indicateurs de développement durable ?</p>
<h4>L’approche par les ressources</h4>
<p>Cette approche renvoie aux concepts de la <strong>soutenabilité faible</strong> et de la <strong>soutenabilité forte</strong>. Le premier soutient que quelque soit la ressource naturelle, elle est substituable à une autre forme de capital produit par l’Homme. Le second, à l’inverse, maintient que la nature fournit des services, aux humains et à leur environnement, qui ne peuvent être remplacés par d’autres formes de capital. Elle renvoie également à la <strong>gestion des ressources par l’évaluation des stocks disponibles</strong> et s’appuie sur le modèle de Schaefer (1957) qui explique que l’exploitation d’une ressource est viable dans le temps si elle ne dépasse pas un seuil, calculé, au-delà duquel elle peut tendre à disparaître.</p>
<p>A titre d’exemple, l’Europe impose sur la base de ce modèle des quotas de pêches afin de favoriser le renouvellement des stocks et d’éviter la disparition de certaines espèces. Or, le calcul du seuil à ne pas dépasser se fait sur la base de paramètres connus, tels que la capacité des bateaux de pêches, la demande du marché, ou l’estimation des stocks par relevés scientifiques. Ne sont pas pris en compte les paramètres que nul ne maîtrise et qui pourraient aboutir à l’extinction soudaine d’une espèce, à l’image d’une variation brutale de la température. Une comparaison simple pour illustrer les propos : maintenir un avion en vol, dans cette logique, revient à s’assurer que la jauge d’essence est dans le vert, sans pour autant s’inquiéter de l’altitude ou encore de la température de l’huile du moteur !</p>
<p>Cette approche n’est donc pas « durable ». A titre d’exemple, les indicateurs « Pressions-Etat-Réponses » (PER), initialement développés par l’OCDE, permettent d’évaluer les pressions exercées par l&#8217;activité humaine sur la biodiversité, l&#8217;état de l&#8217;environnement qui en résulte, et les réponses qui permettent de compenser les effets négatifs de ces pressions. Ces indicateurs ont été repris par des institutions telles que l’Agence Européenne de l’Environnement (1), ou encore la Commission pour le Développement Durable (2). Si ces indicateurs font aujourd’hui référence pour analyser les interactions société-nature, leur interprétation est basée sur la notion de causalité entre l’activité humaine, par exemple le nombre de barrages hydro-électriques, et l’état de l’environnement, comme la probabilité d’extinction d’une espèce.</p>
<p>Or, les interactions société-nature sont complexes. Les indicateurs de réponses, tels que la mise en place d’une zone protégée, répondent-ils réellement aux demandes ou besoins des acteurs locaux ? La question se pose puisque ce modèle PER n’a jamais fait l’objet d’un débat public (Levrel, 2007).</p>
<p>Ces deux premières approches, approche sectorielle du développement durable et approche par les ressources, sont muettes en termes de développement. Si l’on s’attache au développement d’une société humaine au sein d’un système écologique, <strong>aborder le développement durable par la voie du « bien-être » de la société</strong> pourrait-il combler ce vide ?</p>
<h4>L’approche en termes de « bien-être »</h4>
<p>Cette approche s’intéresse aux besoins et au bien être pour le plus grand nombre d&#8217;être humains pour les générations actuelles et futures. Pourtant, elle diffère de la vision <a title="Utilistariste" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilitariste" rel="nofollow" target="_blank">utilitariste</a> classique qui définit, par exemple, l’utilité d’un bien par le plaisir, le bonheur ou encore la satisfaction que peuvent en tirer les individus. D’une part, <strong>cette approche ne prend pas en compte les notions de libertés individuelles ou encore de droits inaliénables</strong> ; aspects importants pour définir le bien-être. D’autre part, au-delà de l’accès à un bien, c’est plus particulièrement ce qu’un individu peut en faire qui importe, selon ses caractéristiques personnelles, les caractéristiques du bien en question et le contexte social dans lequel il évolue (3). A titre d’exemple, un téléphone portable est-il un signe de bien-être dans une région ou les populations ne bénéficient pas d’un réseau de téléphonie mobile ?</p>
<p>Une autre composante vient s’ajouter à la notion de bien-être : les capacités. Elles traduisent « <em>les possibilités pour un individu, d’être ou d’agir en fonction de ses propres objectifs et de ses valeurs</em> » (4). On peut alors voir le développement au travers notamment d’une évolution de ces capacités, qui offre un panel plus important de choix de vie à chaque individu. A l’échelle d’un pays, les efforts réalisés pour développer le système éducatif en adaptant, par exemple, les contenus des cours au contexte social actuel, et en élargissant l’éventail des matières enseignées, peut être une solution pour accroître l’ensemble des « capacités ».</p>
<p>A l’échelle d’une entreprise, l’aménagement du temps de travail peut-être une source, à la fois de bien-être, et de motivation pour les employés. Cela nécessite donc de mettre en place des indicateurs « macro et micro » qui permettent d’évaluer le bien-être général d’un groupe d’individus selon des contextes économique et sociaux spécifiques à leurs modes de vie.<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Le « bien-être » pour le plus grand nombre sous-entend notamment la notion d’équité. Une notion qui peut devenir la vision principale d’un système régit par des normes.</strong></p>
<h4>L’approche par les normes</h4>
<p><strong>Cette approche implique que le développement soit considéré comme « durable » dès lors que sont respectées des normes et des procédures spécifiques préalablement établies.</strong> Procédurale, elle est souvent utilisée par les entreprises qui mettent en place des systèmes de management rigoureux dans lesquels elles fixent des objectifs, des moyens de les atteindre, et effectuent des suivis dans un objectif plus ambitieux d’amélioration continue.</p>
<p>C’est le cas des indicateurs de résultats tels que la norme <a title="Norme ISO 9001" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ISO_9001" rel="nofollow" target="_blank">ISO 9001</a> dédiée au système de gestion de la qualité, ou la norme <a title="Norme EMAS" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/EMAS" rel="nofollow" target="_blank">EMAS</a> pour les systèmes de management environnemental. Dans ces exemples, les entreprises fixent elles-mêmes leurs objectifs. Il y a donc une normalisation sur les procédures, mais pas sur les objectifs. Des institutions telles que la Commission Européenne imposent, quant à elle, d’autres normes, par secteur d’activité notamment, qui viennent s’ajouter aux démarches volontaires des entreprises.</p>
<p>Cependant, si l’on considère que le développement durable est l’affaire de tous, il est normal que les normes à mettre en place soient établies en concertation avec « tout le monde » ; c&#8217;est-à-dire avec des représentants du secteur privé, de la société civile, du monde politique, ou encore scientifique. C’est ce que tente actuellement de faire l’International Standard Organisation (ISO) en rédigeant la future <a title="Norme ISO 26000" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Iso_26000" rel="nofollow" target="_blank"><strong>norme ISO 26000</strong> </a> en concertation, entre autres, avec des acteurs gouvernementaux, industriels, des organisations syndicales, non gouvernementales (ONG), des associations de consommateurs, des universitaires, et des cabinets de conseil et d’audit.</p>
<p>Cela renvoie à une dernière approche, plus globale, dite d’apprentissage collectif.</p>
<h4>L’approche par l’apprentissage collectif</h4>
<p>Cette approche est basée sur l’importance de la mutualisation des connaissances expertes, des scientifiques notamment, et profanes, comme des entrepreneurs et acteurs locaux, susceptibles de transmettre des informations de terrains inconnues des experts. On parle également de démocratie technique.</p>
<p>On assiste à la confrontation de connaissances diverses de différentes communautés d’intérêt sur une problématique commune, à l’image des choix collectifs pour un territoire riche en biodiversité comme la Camargue, caractérisé par des activités économiques et attentes sociales souvent contradictoires.</p>
<p>L’objectif est de converger vers une seule communauté d’intérêt, formée de catégories diverses d’acteurs, qui mutualisent leurs connaissances selon une approche interdisciplinaire, c&#8217;est-à-dire sans réelle frontière entre les disciplines propres à chaque acteur. <strong>La confrontation d’idée au sein de cette communauté d’intérêt permet d’engager des négociations, de faire des compromis, qui débouchent sur un mécanisme d’apprentissage collectif</strong> (Levrel, 2007). Si la modélisation informatique d’accompagnement peut s’avérer très utile dans cette démarche (5), il s’agirait alors de convaincre l’ensemble des acteurs de s’engager dans un processus où la remise en question des perceptions et des acquis serait la norme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Conclusion</strong><br />
Chacune de ces approches possède des avantages et inconvénients spécifiques. Aujourd’hui, l’approche par l’apprentissage collectif présente l’avantage du meilleur compromis, celle de favoriser une vision interactive des disciplines, à plusieurs niveaux de connaissances. Pourquoi ne pas utiliser cette approche pour mutualiser les connaissances des experts et profanes adeptes des autres approches, et en faire ressortir, via une communauté d’intérêt, un ensemble d’indicateurs en faveur d’un développement (tout simplement) viable ? C’est bien le défi de nos sociétés urbaines face à l’accélération des processus de dégradation des écosystèmes. Il s’agit de construire une communauté d’intérêt, du local à l’international. Comment y contribuer ? Une partie de la réponse se situe dans la proposition d’un état initial, d’une mise en exergue des relations entre humains en ville par rapport aux dynamiques socio-écosystémiques dont ils dépendent et qu’ils influencent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>Sources :</p>
<p>(1) Indicateur Force motrice- pression-état-impact-réponse de l’Agence Européenne de l’Environnement.<br />
(2) Indicateur Force motrice-état-réponse.<br />
(3) A. Sen, 2000, Un nouveau modèle économique. Développement, Justice et Liberté. Editions Odile Jacob, Paris.<br />
(4) Boulanger, P.-M., 2004. Les indicateurs du développement durable : un défi scientifique, un enjeu démocratique. Institut pour un développement durable, Belgique.<br />
(5) http://cormas.cirad.fr/</p>
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		<title>La construction d’indicateurs de développement durable dans le contexte de l’aménagement urbain (Article 2/3)</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 08:08:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Dossier Indicateurs du développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[indicateur]]></category>
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		<description><![CDATA[Suite à l’article précédent, qui s’intéresse aux utilisateurs, la forme et à la pertinence des indicateurs de développement durable, nous nous attachons ici à leur construction. Le processus de construction d’un indicateur implique d’identifier les besoins auxquels il doit répondre, de s’accorder sur les critères de qualité, et de prévoir les niveaux et les méthodes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à <a href="../les-indicateurs-du-developpement-durable-pour-qui-sous-quelle-forme-et-quel-degre-de-pertinence-article-n%c2%b013/" target="_blank">l’article précédent</a>, qui s’intéresse aux utilisateurs, la forme et à la pertinence des <strong>indicateurs de développement durable</strong>, nous nous attachons ici à leur construction.</p>
<p>Le processus de construction d’un indicateur implique d’identifier les besoins auxquels il doit répondre, de s’accorder sur les critères de qualité, et de prévoir les niveaux et les méthodes de mesure. Afin d’illustrer cet article, nous ferons référence principalement au label Haute Qualité Environnementale (HQE), utilisé en France dans la construction de bâtiments.</p>
<h4>1. S’accorder sur le contexte de mise en place de l’indicateur</h4>
<p>Deux éléments essentiels sont à identifier en premier lieu : <strong>les utilisateurs de l’indicateur</strong> et <strong>les besoins</strong> auxquels il doit répondre. De ces deux éléments va pouvoir découler la suite du processus de construction de l’indicateur (Levrel, 2007). A titre d’exemple, le label HQE est un indicateur composite, synthétisant plusieurs indicateurs relatifs notamment à la gestion de l’eau et de l’énergie. Il s’adresse, d’une part, au maître d’œuvre qui utilise les différents indicateurs composant le label pour s’assurer que le bâtiment sera conforme aux exigences de ce dernier. Il s’adresse, d’autre part, au maître d’ouvrage du bâtiment. Enfin ilest un gage d’écoresponsabilité aux yeux des clients potentiels (investisseurs, locataires) qui s’intéressent au label HQE, sans pour autant comprendre les indicateurs qui le composent.</p>
<p>On voit bien dans cet exemple la multiplicité des utilisateurs et des besoins.</p>
<p><strong>L’indicateur doit s’appuyer sur un langage commun</strong> pour permettre la compréhension et l’adhésion des différentes catégories d’utilisateurs. La mise en place d’un tel langage nécessite la participation de représentants de ces catégories d’utilisateurs, idéalement suivant un principe de démocratie technique. Chacun contribue à l’élaboration du langage par l’apport de ses connaissances, qu’elles soient tacites (connaissances issues de l’expérience sur le terrain) ou explicites (notion d’expertise) (Levrel, 2007). On retrouve, autour de la construction du label HQE, des utilisateurs tels que des maîtres d’œuvre, maîtres d’ouvrage, experts, entreprises et organismes de conseils, qui ont collaboré dans la mise en place d’un langage commun : les fameuses 14 cibles dudit label. L’ensemble de ces acteurs fédérés autour d’objectifs communs forme ce que Levrel (2007) appelle une communauté d’intérêt.</p>
<p>La construction d’un indicateur doit passer par <strong>l’identification des dimensions</strong> qui constituent l’idée d’origine de l’indicateur (Boulanger, 2004). L’indicateur est-il lié à une dimension plutôt environnementale, sociale, ou économique ? Au sein de chacune de ces dimensions, quelles « sous dimensions » le constituent ? A titre d’exemple, le label HQE présente à la fois une dimension environnementale (éco-construction), qui inclut une sous-dimension associée à la gestion des ressources utilisées (choix des matériaux) et une dimension sociale, recouvrant des notions de santé et de bien-être.</p>
<p>Une fois identifiées, ces dimensions sont décomposées en variables, certaines étant conservées en tant qu’indicateurs individuels ou agrégées en un indicateur composite , parce qu’elles répondent aux besoins initialement identifiés (Boulanger, 2004).</p>
<h4>2. S’accorder sur les critères de qualité</h4>
<p>L’étape précédente permet de déterminer les besoins, les utilisateurs, le langage commun et une liste de indicateurs jugés pertinents. Afin de la valider, les indicateurs doivent répondre à certains critères de qualité (1).</p>
<p><strong>La fonction de l’indicateur doit répondre aux besoins de l’utilisateur</strong>. Si un indicateur peut répondre aux besoins de plusieurs types d’utilisateurs, il peut donc avoir plusieurs fonctions. L’indicateur « gestion de l’eau » du label HQE est composé de plusieurs indicateurs. L’un d’entre eux s’intéresse à la gestion de la rétention d’eaux pluviales en évaluant le débit de fuites et est utile pour le maître d’œuvre. L’utilisateur final, quant à lui, s’intéressera plus particulièrement à des indicateurs qui lui parlent, comme l’estimation de la consommation annuelle en eau potable.</p>
<p>Une fois l’aspect fonctionnel réglé, <strong>la forme de l’indicateur doit être adaptée à son utilisateur</strong>. Les indicateurs peuvent prendre plusieurs formes : cartes, codes couleurs, graphes, tableaux, indices, entre autres. Il est important que la forme choisie soit adaptée à la capacité de compréhension de celui qui en aura l’utilité. L’information doit être facilement interprétée.<br />
<em></em></p>
<p>La construction de l’indicateur suit idéalement une méthode précise sur laquelle les participants doivent s’accorder préalablement. Elle est associée à plusieurs types de travaux, répartis entre plusieurs types d’acteurs, et <strong>les</strong> <strong>rôles de chacun doivent être parfaitement définis</strong>. A titre d’exemple, l’association HQE a mis en place un centre de ressources permettant la collecte des informations nécessaires aux référentiels liés au label HQE. En d’autres termes, les travaux à effectuer pour la construction d’un indicateur sont de natures diversifiées, et peuvent inclure la collecte d’informations, le calcul de statistiques, la concertation, ou encore la validation par des experts (Levrel, 2007).</p>
<h4>3. Prévoir les systèmes de mesures</h4>
<p>Il s’agit à ce niveau de déterminer les mesures des indicateurs, individuels ou composites, finalement retenus. Choisis en fonction des besoins des utilisateurs et répondant à certains critères de qualité, il faut ensuite déterminer :</p>
<ul>
<li>leur <strong>niveau de précision</strong>. <em>Plusieurs test sont-ils réalisés afin d’évaluer le niveau de fiabilité des données récoltées ?</em></li>
<li>le <strong>niveau d’exactitude</strong> entre la théorie et la réalité. <em>Les outils utilisés pour effectuer certaines mesures, sont-ils les mieux adaptés aux objets mesurés ?</em></li>
<li>les <strong>échelles spatiales et temporelles</strong> dans lesquels les indicateurs seront mesurés (Boulanger, 2004).</li>
</ul>
<p>Dans l’idéal, les indicateurs composant un indicateur synthétique utilisent des unités de mesure identiques. Si cela n’est pas le cas, ces indicateurs doivent être convertis dans la même unité de mesure, de manière à exprimer efficacement l’indicateur final. Pour le label HQE, l’indicateur « gestion des déchets d’activités » est composé d’indicateurs exprimés en m<sup>3</sup>, kg / an, % ou encore en « échelle qualitative ». Parvenir à l’indicateur final exprimé sur une échelle comprise entre « base » et « très performant », implique donc un niveau certain de perte d’information.</p>
<p>En conclusion, l’identification d’un besoin initial va guider le processus de construction d’un indicateur en vue de l’adapter à la capacité de compréhension de son ou de ses utilisateur(s), dans un contexte précis. Un indicateur « final » étant généralement composé de plusieurs autres indicateurs plus spécifiques, et destinés à plusieurs catégories d’utilisateurs, la naissance d’une communauté d’intérêt est essentielle dans la définition d’un langage commun qui contribuera à assurer l’évolution et l’avenir d’un outil d’aide à la décision.</p>
<p>Voir l&#8217;article suivant : &laquo;&nbsp;<a title="Quels indicateurs pour quel développement durable" href="http://www.synergiz.fr/quels-indicateurs-pour-quel-developpement-durable/" target="_self">Quels indicateurs pour quel développement durable ?</a>&nbsp;&raquo;</p>
<hr />
<p>Source :<br />
Boulanger, P.-M., 2004. Les indicateurs du développement durable : un défi scientifique, un enjeu démocratique. Institut pour un développement durable, Belgique.<br />
Harold Levrel, 2007. Quels indicateurs pour la gestion de la biodiversité. <a href="http://www.gis-ifb.org/documentation/les_publications_de_l_ifb/les_cahiers_de_l_ifb" rel="nofollow" target="_blank">Les cahiers de l’IFB</a>.</p>
<p>(1) A titre de comparaison, les critères de qualité de l’<a title="Site de l'OCDE" href="http://www.oecd.org" rel="nofollow" target="_blank">OCDE</a>, concernant les indicateurs de développement durable sont les suivants :</p>
<ul>
<li>pertinence : adéquation entre outil et besoin de l’utilisateur</li>
<li>précision : proximité entre valeur estimée et valeur vraie</li>
<li>actualité et ponctualité : échéances décisionnelles</li>
<li>accessibilité des données et clarté de leur forme</li>
<li>comparabilité des données</li>
<li>cohérence : relative à la méthode de standardisation des données et aux interprétations des données</li>
</ul>
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		<title>Les indicateurs du développement durable : Pour qui ? Sous quelle forme ? Et quel degré de pertinence ? (Article 1/3)</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/les-indicateurs-du-developpement-durable-pour-qui-sous-quelle-forme-et-quel-degre-de-pertinence-article-n%c2%b013/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 May 2008 11:36:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier Indicateurs du développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[décision]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[indicateurs]]></category>
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		<category><![CDATA[Outils]]></category>

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		<description><![CDATA[Une fois l’importance des indicateurs de développement durable acceptée sur la scène internationale, il est important de se poser un certain nombre de questions : A qui sont-ils destinés ? Pour quelle utilisation ? En quoi sont-ils réellement pertinents ? Sous quelle forme peuvent-ils devenir des outils efficaces ? L’importance des indicateurs de développement durable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois l’importance des <strong>indicateurs de développement durable</strong> acceptée sur la scène internationale, il est important de se poser un certain nombre de questions : <strong>A qui sont-ils destinés ? Pour quelle utilisation ? En quoi sont-ils réellement pertinents ? Sous quelle forme peuvent-ils devenir des outils efficaces ?</strong></p>
<p><strong>L’importance des indicateurs de développement durable a été formalisée lors de la Conférence de Rio en 1992</strong>. Ils sont considérés comme des outils d’information nécessaires pour la prise de décision aux échelles globales et locales. Toutefois, les indicateurs actuels rendent difficile l’évaluation de la durabilité des liens entre systèmes écologiques et systèmes socio-économiques.</p>
<p>A titre d’exemple, le Produit Intérieur Brut (PIB) est calculé uniquement à partir de données économiques. Se restreindre à cette information revient à évaluer la santé d’un pays exclusivement sur la base de ses richesses économiques. Sont ainsi totalement exclus les paramètres tels que le bien-être social ou encore l’évolution de la biodiversité.</p>
<p>Or, il est nécessaire de mettre en place des indicateurs accessibles à, et utilisables par, divers publics engagés dans des travaux en faveur du développement durable.</p>
<h4>Des indicateurs du développement durable ? Oui, mais pour qui ?</h4>
<p>Si l’on considère le développement durable comme un projet de société, il est important que chacun soit en mesure de comprendre et adhérer aux objectifs et aspirations de cette dernière. Le projet de société devient dès lors un projet participatif. :</p>
<ul>
<li>les politiques utilisent des indicateurs pour des choix politiques à traduire en projets de loi ;</li>
<li>les secteurs privé et public en utilisent d’autres à des fins d’évaluation interne et/ou de communication externe ;</li>
<li>la société civile, les politiques et les secteurs privé / public coopèrent grâce à d’autres indicateurs qui permettent une définition partagée d’un monde commun (Boulanger, 2004)</li>
</ul>
<p>En outre, la participation des publics cités précédemment n’est possible que si les indicateurs présentés sont compréhensibles par eux, d’où la nécessaire agrégation des indicateurs pour aboutir à des <strong>indicateurs synthétisés,</strong> que chacun est capable de s’approprier. On assiste alors à la naissance d’une communauté d’intérêt capable de suivre le même cap.</p>
<p>Aujourd’hui, une communauté d’intérêt est encore à structurer par rapport aux problématiques environnementales et sociales, les débats demeurant de nature constructiviste : les indicateurs de développement ne possèdent en effet ni la rigueur scientifique ni la solidité statistique pour pouvoir être sereinement institutionnalisés (Levrel, 2007).</p>
<h4>Sous quelle forme les indicateurs sont-ils jugés utilisables ?</h4>
<p>Les indicateurs synthétisés cités plus haut sont appelés indices (1). De nombreux indicateurs connus et utilisés par de nombreux publics sont en réalité des indices, à l’image du PIB. Ces indices sont calculés à partir d’indicateurs de base classés dans des tableaux de bord.</p>
<p>Plusieurs tentatives d’indices synthétisés de développement durable ont été réalisées et divers indices ont ainsi vu le jour mais un seul a réussi à se démarquer (2) : l’IDH (3). Il combine trois indicateurs de base qui correspondent à l’espérance de vie à la naissance, le revenu moyen et le niveau d’éducation.</p>
<p>D’autres indices, moins connus ont tenté d’apporter des plus en prenant en compte d’autres aspects que les aspects économiques.</p>
<p>A titre d’exemple, l’ISEW (4) (Index du Bien-être Economique Durable), basé sur le PIB, intègre des notions de coûts sociaux et environnementaux, liés notamment aux inégalités de revenus, à la pollution de l’air et de l’eau, à la perte de biodiversité, ou encore la lutte contre le réchauffement climatique.</p>
<p>Le GPI (Genuine Progress Indicator) et le MDP (Measure of Domestic Progress) sont tous les deux issus de l’ISEW auquel ils apportent certaines corrections et ajouts.</p>
<p>Autre exemple, l’Indicateur de bien être économique et social (5) s’attache plus spécifiquement à des thématiques telles que la consommation, les stocks de richesses économiques, humaines et naturelles, la pauvreté, ou encore l’insécurité économique. En revanche, moins d’importance est ici accordée aux aspects environnementaux (Boulanger, 2004).</p>
<h4>La pertinence des indicateurs</h4>
<p>En 2001, l’Ifen à établit une liste de 307 indicateurs de développement durable. Les listes d’indicateurs obtenues permettent de mettre en avant les dimensions multiples qui caractérisent le développement durable. Pourtant, tous ces indicateurs n’ont pas le même degré de pertinence selon le contexte dans lequel ils sont utilisés. Naissent alors des sources de tension entre les critères de qualité de ces indicateurs :</p>
<ul>
<li>l’<strong>échelle de réalisme</strong> : un indicateur pertinent à l’échelle globale ne l’est pas forcément à l’échelle locale puisqu’il n’est pas représentatif, par exemple, des spécificités de chaque territoire. De même, toutes les décisions ne sont pas prises aux mêmes échelles de temps (court terme, long terme).</li>
<li>La f<strong>onctionnalité de l’indicateur</strong> : d’une manière générale les indicateurs sont utilisés à des fins scientifiques ou de communication (politique). Au niveau scientifique les indicateurs doivent permettre des suivis rigoureux, de fournir des preuves et de réaliser des interprétations prudentes des informations fournies. Alors que d’un point de vue politique, les indicateurs doivent prioritairement être compréhensibles par de larges publics. A titre d’exemple, l’indicateur « Empreinte Ecologique » voit ses défauts de calcul (cf. conventions d’équivalence pour l’empreinte énergétique) disparaître face à sa vertu pédagogique. Il est en effet très parlant pour de larges publics de connaître le nombre de planètes Terre nécessaire à l’humanité si celle-ci consommait comme tel ou tel pays ou individu.</li>
<li>L’<strong>aspect approximatif</strong> : des indicateurs tels que les indices synthétisés rendent l’information approximative du fait de l’agrégation de plusieurs autres indicateurs. Pourtant ils restent des outils nécessaires pour favoriser le débat public et leur interprétation doit être complétée par la connaissance et les expériences de terrain fournies à la fois par les experts et les profanes.</li>
</ul>
<p>Pour pallier à l’émergence de nombreux indicateurs et aux tensions engendrées pour juger de leur pertinence, il est nécessaire d’effectuer un travail d’harmonisation à l’échelle globale (européenne, mondiale) en concertation avec les représentants de publics variés (experts, politiques, grand publics). A l’issue de cette concertation, la définition d’objectifs communs permet de déterminer les indicateurs globaux cohérents nécessaires pour effectuer un suivi efficace en vue de l’atteinte des objectifs fixés.</p>
<p>Sur cette base d’<strong>indicateurs globaux</strong>, des indicateurs prenant en compte les spécificités territoriales, et donc pertinents à des échelles plus locales, peuvent être définis selon le même principe de concertation.</p>
<p>Enfin, l’extraction d’indicateurs très significatifs permet de partager les informations fournies par les indicateurs avec le grand public (Levrel, 2007).</p>
<p>En conclusion, les récentes tentatives de proposition d’<strong>indices synthétisés de développement durable</strong> ne prennent pas en compte l’ensemble des enjeux liés au développement durable. Et la pertinence des indicateurs est souvent contrariée par leur multitude, par l’utilité qui en est faite, et par le manque de cohérence par rapport à des échelles variables (spatiales, temporelles).</p>
<p>Il est, par conséquent, important de s’interroger aujourd’hui sur les conséquences et les implications à long terme des choix d’indicateurs, notamment dans le contexte de l&#8217;émergence de &laquo;&nbsp;quartiers écologiques&nbsp;&raquo;. Enfin, le processus de construction des indicateurs est une étape primordiale, dont les principales étapes seront traitées dans un <a title="Construction d'indicateurs de DD et aménagement urbain" href="http://www.synergiz.fr/construction-d-indicateurs-de-developpement-durable-et-amenagement-urbain/" target="_self">prochain article</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Sources :</p>
<p>Boulanger, P.-M., 2004. Les indicateurs du développement durable : un défi scientifique, un enjeu démocratique. Institut pour un développement durable, Belgique.<br />
Harold Levrel, 2007. Quels indicateurs pour la gestion de la biodiversité. <a href="http://www.gis-ifb.org/documentation/les_publications_de_l_ifb/les_cahiers_de_l_ifb" rel="nofollow">Les cahiers de l’IFB</a>.</p>
<p>(1) Indice : agrégation d’indicateurs dits de base. Les indices sont aussi appelés « macro indicateurs ».<br />
(2) Probablement grâce au soutien du Prix Nobel d’Economie A. Sen.<br />
(3) IDH : Indice de Développement Humain issu du Programme des Nations Unies pour le Développement.<br />
(4) Index of Sustanaible Economic Welfare<br />
(5) Osberg et Sharpe</p>
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		<title>Economie écologique et écosystèmes urbains</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/economie-ecologique-et-ecosystemes-urbains/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Apr 2008 21:06:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier Ecosystèmes urbains]]></category>
		<category><![CDATA[déficit écologique]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
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		<description><![CDATA[Cet article fait partie d’une série d’articles basée sur l’ouvrage de Berkowitz A.R., Nilon C. H. &#38; Hollweg K.S. “Understanding urban ecosystems: A new frontier for science and education” Dans la vie de tous les jours, pratiquement personne ne considère la ville comme un écosystème, ni même comme une partie indissociable des larges complexes écosystémiques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article fait partie d’une série d’articles basée sur l’ouvrage de Berkowitz A.R., Nilon C. H. &amp; Hollweg K.S. “Understanding urban ecosystems: A new frontier for science and education”</p>
<p>Dans la vie de tous les jours, pratiquement personne ne considère la <strong>ville comme un écosystème</strong>, ni même comme une partie indissociable des larges complexes écosystémiques qui englobent et nourrissent les humains et leurs espaces urbanisés. Selon William Rees (2003)(1) l’économie néolibérale est à l’origine de cette cosmologie. Cette représentation du monde reflète un apartheid assumé entre humains et non humains. Elle considère que l’économie – dont les villes, les activités et échanges entre les humains – est un système ouvert et indépendant, c’est-à-dire qui n’a pas d’interdépendance fondamentale avec « l’environnement » périphérique. C’est pourquoi l’étude des villes et de leurs évolutions se limitent bien souvent aux dynamiques des populations humaines, aux dimensions culturelles, aux modes d’organisations spatiales ou encore aux innovations technologiques. En revanche, la perspective de <strong>l’économie écologique</strong> diffère singulièrement de l’approche néolibérale, car elle considère que l’activité économique est l’expression matérielle des interactions écologiques des humains: l’économie est un sous-système totalement dépendant d’un système fermé et fini (cf. la biosphère). Le flot unidirectionnel de l’énergie est une autre caractéristique importante de cette vision écosystémique de l’économie : du soleil, en passant par la production de biens et services, jusqu’à sa conséquence inévitable, c’est-à-dire la production de déchets et la dissipation d’énergie.  Le<span style="font-family: 'Arial','sans-serif';"> premier schéma ci-dessous présente la vision néoclassique de la relation entre économie et environnement, le second celle de l’économie écologique (Rees, 2003i).</span></p>
<p>En outre, l’<strong>économie écologique</strong> conduit à considérer l’évolution de l’économie d’une toute autre manière, c’est-à-dire comme une <strong>machine à consommer et non à produire</strong>. L’économie néolibérale s’intéresse uniquement aux « produits » et « services » de « l’activité économique » d’où le fait que « l’environnement », non inclus dans le marché, y soit « externe ». A l’inverse, l’<strong>économie écologique</strong> s’intéresse essentiellement aux intrants nécessaires à la « consommation économique » ainsi qu’aux flux sortants, c’est-à-dire aux « déchets » (2) issus de processus de dégradation de la matière et de l’énergie par les humains et leurs systèmes industriels. Ces derniers, à l’inverse des organismes autotrophes tels que les plantes (cf. qui n’ont besoin que d’énergie et d’éléments simples pour produire de la biomasse en grande quantité), sont en effet des organismes vivants hétérotrophes, des consommateurs primaires. En d’autres termes, une vision des systèmes urbains sous l’angle de l’économie écologique conduit à repenser l’évaluation des <strong>choix et modes de développement</strong>, notamment en termes d’efficience énergétique et d’utilisation de ressources naturelles et renouvelables. Les villes sont des structures d’accumulation de ressources avec des impacts non négligeables sur les écosystèmes qui les leur fournissent : les systèmes urbains croissent en consommant plus d’énergie et de matériaux qu’ils n’en produisent. Si les villes peuvent être considérées comme composantes d’écosystèmes complexes essentiels aux populations humaines, elles ne sont pas pour autant des écosystèmes auto-suffisants. Leurs <strong>empreintes écologiques</strong>, au-delà des débats sur la notion de capacité de charge (3), permettent d’illustrer la forte interdépendance par rapport aux espaces non-urbanisés d’où elles puisent l’essentiel de leurs ressources (ex. produits alimentaires, matériaux de construction, etc.). A titre d’exemple, il a été évalué que si les habitants de la ville de Vancouver avaient une empreinte politique de 114km2, leur empreinte écologique s’étendait sur 181 260km2. On parle alors de <strong>déficit écologique</strong> des villes, car la balance des échanges en termes de ressources de toutes sortes est clairement en leurs faveurs.Les interdépendances entre espaces urbanisés et non-urbanisés doivent changer de nature, vers des relations mutualistes. Dans l’optique de réconcilier la ville avec la « nature », ou du moins les espaces non-urbanisés, il convient de se poser un certain nombre de questions :</p>
<ul>
<li>Quels avantages ou opportunités stratégiques sont liés à la ville par rapport à la survie des écosystèmes et de l’écosphère ?</li>
<li>Quels changements sont nécessaires en termes de distribution spatiale des populations humaines ? Quels nouveaux modes de consommation, de déplacements, de travail, de vie choisir?</li>
<li>Vers le règne de l’éco-efficience au sein de villes autopoïétiques (4)</li>
</ul>
<hr size="1" />
<p>(1) Rees W.E. (2003). Understanding urban ecosystems: An ecological economics perspective. In Berkowitz A.R., Nilon C. H. &amp; Hollweg K.S., Understanding urban ecosystems: A new frontier for science and education. Springer-Verlag, New York.</p>
<p>(2) Le terme de « by-products » usité en anglais semble plus approprié, car il ne possède pas de connotation péjorative.</p>
<p>(3) C’est un « concept quantitatif qui présume des limites, souvent difficile à définir, de la capacité des écosystèmes naturels à soutenir un accroissement constant de la consommation des ressources et de la pollution. Les facteurs clés comprennent la population, la densité démographique, l&#8217;affluence et la technologie « y compris la capacité d&#8217;augmenter la capacité de charge ». Les menaces ont surtout trait aux taux d&#8217;épuisement des ressources renouvelables et non renouvelables et à l&#8217;accumulation des polluants dans l&#8217;environnement » ; <a rel="nofollow" href="http://www.ec.gc.ca/epr/default.asp?lang=Fr&amp;n=BB51A1CA-1#capaci">http://www.ec.gc.ca/epr/default.asp?lang=Fr&amp;n=BB51A1CA-1#capaci</a></p>
<p>(4) Selon Varela, « un système autopoïétique est organisé comme un réseau de processus de production de composants qui a) régénèrent continuellement par leurs transformations et leurs interactions le réseau qui les a produits, et qui b) constituent le système en tant qu&#8217;unité concrète dans l&#8217;espace où il existe, en spécifiant le domaine topologique où il se réalise comme réseau » ; <a rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Autopo%C3%AF%C3%A8se">http://fr.wikipedia.org/wiki/Autopo%C3%AF%C3%A8se</a></p>
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