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	<title>Synergiz &#187; décision</title>
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	<description>Réconcilier économie et biodiversité</description>
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		<title>Quelles ambitions pour nos villes après le Grenelle de l&#8217;Environnement?</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 10:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaud Gagneux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ecosystèmes urbains]]></category>
		<category><![CDATA[Ville écologique]]></category>
		<category><![CDATA[décision]]></category>
		<category><![CDATA[Outils]]></category>
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		<description><![CDATA[C’est lors de la journée de la biodiversité qui se déroulait le 22 mai 2008, que la commission européenne chargée de l’environnement a annoncé le lancement du prix de la capitale verte de l’Europe.(1) Une décision qui coïncide avec le plan d’actions que s’est fixé le Grenelle de l’Environnement en ce qui concerne le développement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est lors de la journée de la biodiversité qui se déroulait le 22 mai 2008, que la commission européenne chargée de l’environnement a annoncé le lancement du prix de la capitale verte de l’Europe.(1)</p>
<p>Une décision qui coïncide avec le plan d’actions que s’est fixé le Grenelle de l’Environnement en ce qui concerne le développement des quartiers écologiques et l’amélioration de la qualité de vie au sein des systèmes urbains. On pourrait soupçonner que ces décisions participent à la prolifération de projets dits exemplaires ou uniques, dont la reproductibilité reste à prouver. Mais dans le cadre de ce concours, l’objectif est de travailler à une échelle plus large que le simple quartier. Les villes candidates devront rentrer dans une profonde réflexion afin de mieux appréhender leur Cité comme un écosystème urbain.</p>
<p><strong>Comment y parvenir ? A quel rythme ?</strong></p>
<p>Rajenda Pachaury, président du GIEC, co auteur du 4ième rapport sur le climat fonde ses conclusions sur un postulat de base. Si nous voulons agir en faveur de l’environnement, « il faut changer nos modes de vie ». (2) L’enjeu est considérable aux vues de nos comportements actuels et de nos réticences au changement. Néanmoins, l’éveil des consciences semble être de plus en plus important, et les actions se multiplient dans les régions, les villes, les quartiers. Aujourd’hui, la France enregistre un retard certain dans la création d’outils et de plan d’actions favorisant le développement de villes écologiques. Nous devons capitaliser sur les analyses, les études de tels ou tels éco quartiers, type BEDZED, ou autres, et se préoccuper des vraies questions que soulèvent ces projets d’urbanisme. C’est d’ailleurs, l’objet d’une conférence qui se tiendra à Lausanne au mois de Septembre 2008, qui souhaite mettre le projet de quartier comme un tremplin de la durabilité à l’échelle de la ville.(3) La plupart du temps, les projets de quartier écologique sont étudiés de manière sectorielle et la politique de la ville est rarement définie en fonction des intérêts des individualités qui existent à l’échelle du quartier. Au-delà, de l’approche à adopter quant à ces projets, il faut parvenir à harmoniser, à redéfinir les outils existants liés à l’urbanisme, à l’architecture… de façon à pouvoir dupliquer les expériences de quartier écologique sans rencontrer de difficultés. La norme constructive doit devenir celle des bâtiments HQE, ou Effinergie, peu importe l’appellation. Ce qui va compter dans les années à venir, ce sera notre capacité à imposer ces modèles comme références. Un projet de loi est en cours d’étude pour faire passer la TVA à 5,5% sur les constructions qui respecteront la démarche HQE ou équivalent.</p>
<p><strong>Des ambitions à la hauteur des enjeux ?</strong></p>
<p>On peut s’interroger sur les ambitions du Grenelle de l’Environnement. A l’issue des négociations, le groupe de travail n°1 &laquo;&nbsp;bâtiment et urbanisme&nbsp;&raquo; a proposé qu’au moins un quartier dit « écologique » soit développé avant 2012 dans toutes les communes « ayant des programmes de développement significatifs de l’habitat ». (4) Autant dire que la route est longue avant de voir pousser des villes écologiques tout autour de chez nous. En attendant que toutes nos villes verdissent et verdissent encore, chers internautes, ne rêvez plus d’une ville verte presque parfaite, <a href="http://www.greenpeace.org/belgium/fr/news/efficiencity">visitez là sur ce site…</a></p>
<hr />
<p><em>Sources:</em><br />
(1)<a href="http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm" rel="nofollow">http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm</a><br />
(2) Interview extrait du n° 31 trimestriel Mai 2008 les dossiers de la Recherche<br />
(3)<a href="http://www.unil.ch/ouvdd/page56231.html" rel="nofollow"> http://www.unil.ch/ouvdd/page56231.html</a><br />
(4) <a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/eco_quartiers_grenelle_attali_ffb_fntp_3692.php4" rel="nofollow">article Actu-environnement</a></p>
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		<title>Les indicateurs du développement durable : Pour qui ? Sous quelle forme ? Et quel degré de pertinence ? (Article 1/3)</title>
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		<pubDate>Mon, 26 May 2008 11:36:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier Indicateurs du développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[décision]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[indicateurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Une fois l’importance des indicateurs de développement durable acceptée sur la scène internationale, il est important de se poser un certain nombre de questions : A qui sont-ils destinés ? Pour quelle utilisation ? En quoi sont-ils réellement pertinents ? Sous quelle forme peuvent-ils devenir des outils efficaces ? L’importance des indicateurs de développement durable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois l’importance des <strong>indicateurs de développement durable</strong> acceptée sur la scène internationale, il est important de se poser un certain nombre de questions : <strong>A qui sont-ils destinés ? Pour quelle utilisation ? En quoi sont-ils réellement pertinents ? Sous quelle forme peuvent-ils devenir des outils efficaces ?</strong></p>
<p><strong>L’importance des indicateurs de développement durable a été formalisée lors de la Conférence de Rio en 1992</strong>. Ils sont considérés comme des outils d’information nécessaires pour la prise de décision aux échelles globales et locales. Toutefois, les indicateurs actuels rendent difficile l’évaluation de la durabilité des liens entre systèmes écologiques et systèmes socio-économiques.</p>
<p>A titre d’exemple, le Produit Intérieur Brut (PIB) est calculé uniquement à partir de données économiques. Se restreindre à cette information revient à évaluer la santé d’un pays exclusivement sur la base de ses richesses économiques. Sont ainsi totalement exclus les paramètres tels que le bien-être social ou encore l’évolution de la biodiversité.</p>
<p>Or, il est nécessaire de mettre en place des indicateurs accessibles à, et utilisables par, divers publics engagés dans des travaux en faveur du développement durable.</p>
<h4>Des indicateurs du développement durable ? Oui, mais pour qui ?</h4>
<p>Si l’on considère le développement durable comme un projet de société, il est important que chacun soit en mesure de comprendre et adhérer aux objectifs et aspirations de cette dernière. Le projet de société devient dès lors un projet participatif. :</p>
<ul>
<li>les politiques utilisent des indicateurs pour des choix politiques à traduire en projets de loi ;</li>
<li>les secteurs privé et public en utilisent d’autres à des fins d’évaluation interne et/ou de communication externe ;</li>
<li>la société civile, les politiques et les secteurs privé / public coopèrent grâce à d’autres indicateurs qui permettent une définition partagée d’un monde commun (Boulanger, 2004)</li>
</ul>
<p>En outre, la participation des publics cités précédemment n’est possible que si les indicateurs présentés sont compréhensibles par eux, d’où la nécessaire agrégation des indicateurs pour aboutir à des <strong>indicateurs synthétisés,</strong> que chacun est capable de s’approprier. On assiste alors à la naissance d’une communauté d’intérêt capable de suivre le même cap.</p>
<p>Aujourd’hui, une communauté d’intérêt est encore à structurer par rapport aux problématiques environnementales et sociales, les débats demeurant de nature constructiviste : les indicateurs de développement ne possèdent en effet ni la rigueur scientifique ni la solidité statistique pour pouvoir être sereinement institutionnalisés (Levrel, 2007).</p>
<h4>Sous quelle forme les indicateurs sont-ils jugés utilisables ?</h4>
<p>Les indicateurs synthétisés cités plus haut sont appelés indices (1). De nombreux indicateurs connus et utilisés par de nombreux publics sont en réalité des indices, à l’image du PIB. Ces indices sont calculés à partir d’indicateurs de base classés dans des tableaux de bord.</p>
<p>Plusieurs tentatives d’indices synthétisés de développement durable ont été réalisées et divers indices ont ainsi vu le jour mais un seul a réussi à se démarquer (2) : l’IDH (3). Il combine trois indicateurs de base qui correspondent à l’espérance de vie à la naissance, le revenu moyen et le niveau d’éducation.</p>
<p>D’autres indices, moins connus ont tenté d’apporter des plus en prenant en compte d’autres aspects que les aspects économiques.</p>
<p>A titre d’exemple, l’ISEW (4) (Index du Bien-être Economique Durable), basé sur le PIB, intègre des notions de coûts sociaux et environnementaux, liés notamment aux inégalités de revenus, à la pollution de l’air et de l’eau, à la perte de biodiversité, ou encore la lutte contre le réchauffement climatique.</p>
<p>Le GPI (Genuine Progress Indicator) et le MDP (Measure of Domestic Progress) sont tous les deux issus de l’ISEW auquel ils apportent certaines corrections et ajouts.</p>
<p>Autre exemple, l’Indicateur de bien être économique et social (5) s’attache plus spécifiquement à des thématiques telles que la consommation, les stocks de richesses économiques, humaines et naturelles, la pauvreté, ou encore l’insécurité économique. En revanche, moins d’importance est ici accordée aux aspects environnementaux (Boulanger, 2004).</p>
<h4>La pertinence des indicateurs</h4>
<p>En 2001, l’Ifen à établit une liste de 307 indicateurs de développement durable. Les listes d’indicateurs obtenues permettent de mettre en avant les dimensions multiples qui caractérisent le développement durable. Pourtant, tous ces indicateurs n’ont pas le même degré de pertinence selon le contexte dans lequel ils sont utilisés. Naissent alors des sources de tension entre les critères de qualité de ces indicateurs :</p>
<ul>
<li>l’<strong>échelle de réalisme</strong> : un indicateur pertinent à l’échelle globale ne l’est pas forcément à l’échelle locale puisqu’il n’est pas représentatif, par exemple, des spécificités de chaque territoire. De même, toutes les décisions ne sont pas prises aux mêmes échelles de temps (court terme, long terme).</li>
<li>La f<strong>onctionnalité de l’indicateur</strong> : d’une manière générale les indicateurs sont utilisés à des fins scientifiques ou de communication (politique). Au niveau scientifique les indicateurs doivent permettre des suivis rigoureux, de fournir des preuves et de réaliser des interprétations prudentes des informations fournies. Alors que d’un point de vue politique, les indicateurs doivent prioritairement être compréhensibles par de larges publics. A titre d’exemple, l’indicateur « Empreinte Ecologique » voit ses défauts de calcul (cf. conventions d’équivalence pour l’empreinte énergétique) disparaître face à sa vertu pédagogique. Il est en effet très parlant pour de larges publics de connaître le nombre de planètes Terre nécessaire à l’humanité si celle-ci consommait comme tel ou tel pays ou individu.</li>
<li>L’<strong>aspect approximatif</strong> : des indicateurs tels que les indices synthétisés rendent l’information approximative du fait de l’agrégation de plusieurs autres indicateurs. Pourtant ils restent des outils nécessaires pour favoriser le débat public et leur interprétation doit être complétée par la connaissance et les expériences de terrain fournies à la fois par les experts et les profanes.</li>
</ul>
<p>Pour pallier à l’émergence de nombreux indicateurs et aux tensions engendrées pour juger de leur pertinence, il est nécessaire d’effectuer un travail d’harmonisation à l’échelle globale (européenne, mondiale) en concertation avec les représentants de publics variés (experts, politiques, grand publics). A l’issue de cette concertation, la définition d’objectifs communs permet de déterminer les indicateurs globaux cohérents nécessaires pour effectuer un suivi efficace en vue de l’atteinte des objectifs fixés.</p>
<p>Sur cette base d’<strong>indicateurs globaux</strong>, des indicateurs prenant en compte les spécificités territoriales, et donc pertinents à des échelles plus locales, peuvent être définis selon le même principe de concertation.</p>
<p>Enfin, l’extraction d’indicateurs très significatifs permet de partager les informations fournies par les indicateurs avec le grand public (Levrel, 2007).</p>
<p>En conclusion, les récentes tentatives de proposition d’<strong>indices synthétisés de développement durable</strong> ne prennent pas en compte l’ensemble des enjeux liés au développement durable. Et la pertinence des indicateurs est souvent contrariée par leur multitude, par l’utilité qui en est faite, et par le manque de cohérence par rapport à des échelles variables (spatiales, temporelles).</p>
<p>Il est, par conséquent, important de s’interroger aujourd’hui sur les conséquences et les implications à long terme des choix d’indicateurs, notamment dans le contexte de l&#8217;émergence de &laquo;&nbsp;quartiers écologiques&nbsp;&raquo;. Enfin, le processus de construction des indicateurs est une étape primordiale, dont les principales étapes seront traitées dans un <a title="Construction d'indicateurs de DD et aménagement urbain" href="http://www.synergiz.fr/construction-d-indicateurs-de-developpement-durable-et-amenagement-urbain/" target="_self">prochain article</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Sources :</p>
<p>Boulanger, P.-M., 2004. Les indicateurs du développement durable : un défi scientifique, un enjeu démocratique. Institut pour un développement durable, Belgique.<br />
Harold Levrel, 2007. Quels indicateurs pour la gestion de la biodiversité. <a href="http://www.gis-ifb.org/documentation/les_publications_de_l_ifb/les_cahiers_de_l_ifb" rel="nofollow">Les cahiers de l’IFB</a>.</p>
<p>(1) Indice : agrégation d’indicateurs dits de base. Les indices sont aussi appelés « macro indicateurs ».<br />
(2) Probablement grâce au soutien du Prix Nobel d’Economie A. Sen.<br />
(3) IDH : Indice de Développement Humain issu du Programme des Nations Unies pour le Développement.<br />
(4) Index of Sustanaible Economic Welfare<br />
(5) Osberg et Sharpe</p>
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		<title>L’écosystème urbain de Tianjin en Chine</title>
		<link>http://www.synergiz.fr/ecosysteme-urbain-de-tianjin-en-chine/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 May 2008 07:42:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier Ecosystèmes urbains]]></category>
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		<description><![CDATA[Cet article fait partie d’une série d’article basés sur l’ouvrage de Berkowitz A.R., Nilon C. H. &#38; Hollweg K.S. “Understanding urban ecosystems: A new frontier for science and education” Tianjin est la troisième plus grande ville industrielle de la Chine, avec une population de 8,4 millions, et un important port marchand. En tant que porte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.synergiz.fr/la-ville-comme-un-ecosysteme/">Cet article fait partie d’une série d’article basés sur l’ouvrage de Berkowitz A.R., Nilon C. H. &amp; Hollweg K.S. “Understanding urban ecosystems: A new frontier for science and education”</a></p>
<p><strong>Tianjin</strong> est la troisième plus grande ville industrielle de la Chine, avec une population de 8,4 millions, et un important port marchand. En tant que porte d’entrée historique sur la capitale Beijing, sa croissance n’est pas prête de ralentir, et encore moins les problèmes écologiques qui se voient progressivement accentués (ex. pollution de l’eau et de l’air, problèmes de traitement des déchets, de logement ou encore de trafic ; pour ne mentionner que ceux-ci…). Wang et Ouyang considèrent Tianjin comme un système socio-économique-naturel complexe, c’est-à-dire un <strong>écosystème artificiel dominé par des activités humaines</strong>, entretenu par les systèmes vivants et dynamisé par les processus écologiques (ex. espaces ruraux associés qui fournissent notamment des ressources alimentaires, de l’énergie et des espaces pour stocker les déchets). Le travail qu’ils ont réalisé permet de comprendre les dynamiques d’évolution de l’é<strong>cosystème de Tianjin</strong> et de fournir un outil d’aide à la décision pour les autorités locales. L’analyse de l’<strong>écosystème urbain de Tianjin</strong> s’articule autour de trois approches complémentaires :</p>
<ol>
<li>Des modèles éco-mécaniques avec pour objectif de comprendre ses dynamiques et contextes.</li>
<li>Des modèles d’éco-planning qui permettent d’identifier les frontières (cf. Tableau 2), facteurs clefs et limitatifs, mécanismes rétroactifs, flux métaboliques, etc. ; dans une optique de réaliser des simulations sur l’<strong>évolution de l’écosystème de Tianjin</strong>.</li>
<li>Des modèles d’ « éco-régulation » en termes d’innovation technologique, institutionnelle et culturelle.</li>
</ol>
<p>En termes d’éco-régulation, l’ingénierie écologique urbaine (« hardware regulation ») peut se traduire notamment par de l’innovation technologique ou du design intégratif, le management urbain écologique (« software regulation ») quand à lui par des réformes institutionnelles et, enfin, la construction d’une éco-culture (« mindware regulation ») par des changements de comportement. En outre, l’analyse est construite à partir de couplages structurels et fonctionnels :</p>
<ol>
<li>Propriétés structurelles : Hiérarchies et réseaux, composants dominants et diversité des composants, ouverture et indépendance, robustesse et flexibilité.</li>
<li>Couplages fonctionnels : Exploitation et adaptation, compétition et symbiose, prolifération et compensation, déplétion de ressources et stagnation écologique.</li>
</ol>
<p>Pour résoudre les problèmes écologiques et socio-économiques auxquels doivent faire face les autorités, Wang et Ouyang se sont intéressés aux diverses échelles spatiales et organisationnellescorrespondantes, de l’écosystème régional au niveau d’un qu(cf. Figure 1 ci-dessous).</p>
<p><a title="fig1.JPG" href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/04/fig1.JPG"></a></p>
<p><a title="fig1.JPG" href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/04/fig1.JPG"></a><a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/05/Tianjin_ecosysteme_urbain.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-326" title="Tianjin_ecosysteme_urbain" src="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/05/Tianjin_ecosysteme_urbain.png" alt="Tianjin_ecosysteme_urbain" width="608" height="401" /></a><a title="fig1.JPG" href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/04/fig1.JPG"></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Figure 1 : Les différentes échelles spatiales ou régions de l’écosystème urbain de Tianjin)</em></p>
<ul>
<li>Région 1 : 1 million de km<sup>2</sup>, comprenant le bassin versant de la rivière Haihe et une partie de 6 provinces de la Chine du nord =&gt; espace approprié pour étudier les stratégies de développement et les impacts régionaux, économiques et écologiques.</li>
<li>Région 2 : Région administrative (8 millions d’habitats répartis sur 11 660 km<sup>2</sup>) idéale pour étudier les interactions écosystémiques urbaines et rurales.</li>
<li>Région 3 : La zone urbanisée avec 6 districts urbains, 4 districts suburbains proches, et 3 districts côtiers (4,86 million d’habitants, 3 137 km<sup>2</sup>), identifiée pour comprendre les stratégies d’industrialisation et d’urbanisation.</li>
<li>Région 4 : La zone construite avec une population de 3,8 millions d’habitants vivant dans une zone de 3 137 km<sup>2</sup>, utile pour étudier les problèmes écologiques associés avec les changements d’utilisation et d’occupation des sols, ainsi que les stratégies de rénovation urbaine.</li>
<li>Région 5 : Le quartier de Guangfudao au centre ville, avec 37 000 habitants et une surface de 1,06 km<sup>2</sup>, lieu de projets de démonstration de rénovation urbaine.</li>
</ul>
<p>En d’autres termes, les frontières de l’objet d’étude varient en fonction des tâches ou objectifs identifiés. Les acteurs locaux et décideurs ont été associés aux diverses simulations, cela afin qu’ils s’approprient l’outil, puissent le faire évoluer et en tirer des bénéfices directs pour un meilleur aménagement de l’espace écosystémique analysé. Ils ont ainsi défini eux-mêmes les facteurs et composantes clefs, les métabolismes, les interactions mutualistes, etc. Cela a notamment conduit à la réalisation d’analyses de risques et d’opportunités par rapport aux dynamiques dominantes. On mentionnera tout particulièrement l’importance accordée aux modèles d’éco-régulation par Wang et Ouyang.</p>
<p>Pour Synergiz, il est en effet instructif de noter la manière dont (1) la recherche appliquée en Chine peut influencer les choix des décideurs et (2) comment les enjeux écologiques peuvent être articulées par rapport aux problématiques sociales et économiques dans une culture non euro-centrique. En revanche, on pourrait questionner, dans le cadre de la réalité quotidienne des habitants de l’<strong>écosystème urbain de Tianjin</strong> et dans le contexte des prochains Jeux Olympiques (et controverses associées…), la manière dont les choix collectifs sont réalisés et mis en place à partir de ce type de travaux, en particulier la latitude d’action accordée aux citoyens et parties prenantes.</p>
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