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	<title>Synergiz &#187; culture</title>
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	<description>Réconcilier économie et biodiversité</description>
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		<title>L’aménagement urbain aux frontières de l’Europe</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Dec 2008 15:39:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Germaneau</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecosystèmes urbains]]></category>
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		<description><![CDATA[De nombreuses agglomérations d’Europe sont implantées de part et d’autres de frontières européennes. Leurs problématiques communes, tant sur le plan économique, que social, environnemental ou encore culturel, donnent lieu aujourd’hui au lancement du projet URBACT GECT : Groupement Européen de Coopération Transfrontalière (1). Ce projet doit faire ses preuves dans la mise en place de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De <strong>nombreuses agglomérations d’Europe sont implantées de part et d’autres de frontières européennes</strong>. Leurs problématiques communes, tant sur le plan économique, que social, environnemental ou encore culturel, donnent lieu aujourd’hui au lancement du projet URBACT GECT : Groupement Européen de Coopération Transfrontalière (1). Ce projet doit faire ses preuves dans la mise en place de<strong> systèmes de gouvernance des zones urbaines transfrontalières</strong>.</p>
<p>Le 19 novembre dernier, le Parlement Européen a accueillit 140 participants provenant de 15 pays, pour le lancement du projet EGTC, dirigé par le MOT (2) dans le cadre du programme européen URBACT II (3).<br />
Le projet EGTC se fixe trois objectifs :</p>
<ul>
<li>Soutenir les agglomérations transfrontalières dans la <strong>définition de leurs modèles de gouvernance</strong></li>
<li>Identifier les <strong>bonnes pratiques</strong></li>
<li>Favoriser <strong>l’échange d’expérience</strong> au niveau européen</li>
</ul>
<p>Il vise à contribuer à un d<strong>éveloppement durable des agglomérations transfrontalières</strong>, à une meilleure coordination de part et d’autres des frontières, tant sur le plan local, national que européen, et à l’incitation des citoyens à s’impliquer dans le développement de la stratégie de gouvernance des zones urbaines transfrontalières.</p>
<p>Ce ne sont pas moins de 60 agglomérations, identifiées en Europe, qui sont concernées par ce projet et qui peuvent désormais s’affranchir de la frontière qui les sépare, en faisant preuve d’innovation pour aller au-delà des barrières nationales (langues, histoire, culture, institutions, politique, droit). Pour cela, le projet GECT, qui s’achèvera en mai 2010, vise à devenir un outil de cohérence territoriale pour les zones urbaines particulièrement proches les unes des autres, et qui, demain, pourraient s’émanciper de leurs pays respectifs.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://urbact.eu/en/header-main/our-projects/map-of-the-projects/"><img class="aligncenter size-full wp-image-357" title="Agglomérations_partenaires_Urbact" src="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/12/Agglomérations_partenaires_Urbact1.png" alt="Agglomérations_partenaires_Urbact" width="500" height="417" /></a><em>(Carte des agglomérations partenaires du projet URBACT GECT (4))</em></p>
<p>Outre la volonté de voir émerger des recommandations européennes de gouvernance, le projet GECT ambitionne de développer une méthodologie commune de mise en place de systèmes de gouvernance des agglomérations transfrontalières. Dans l’idéal, des plans d’actions concrets de gouvernance locale entre agglomérations de part et d’autres des frontières verront le jour avant la fin du projet.</p>
<p>Ce projet ambitieux concerne aujourd’hui les agglomérations séparées par des frontières européennes. Si la méthodologie, telle qu’annoncée voit le jour, pourquoi ne serait-elle pas transposable à des échelles nationales ? Chaque Etat européen est divisé en régions et sous-régions. A titre d’exemple, la France est divisée en 22 régions, elles-mêmes divisées en plusieurs départements. Chacune de ces zones est délimitée par des frontières, donnant lieu à des politiques locales, des niveaux socio-économiques différents et variables, ou encore des spécificités culturelles telles que des langues régionales.</p>
<p>Au niveau national, le besoin de repenser les villes dans la perspective qu’elles deviennent des <strong>espaces de vie respectueux de la biodiversité et des écosystèmes</strong> implique que ces mêmes espaces puissent se coordonner les uns avec les autres. Et cela doit se faire sans les barrières politico-administratives. Par exemple les connexions inter-urbaines et la trame verte et bleue (5), doivent être pensées de part et d’autres des frontières régionales.</p>
<p>De manière plus générale, dans le développement de ce projet, il s’avère nécessaire d’être vigilant quant aux <strong>possibles déséquilibres territoriaux</strong> des espaces non concernées (c’est-à-dire non financés par le projet) ainsi qu’à <strong>la manière dont sont prises en compte les différences culturelles</strong>. Par rapport au second point, coordonner des populations, pour la plupart liées par les similitudes parfois géographiques ou historiques, mais éloignées par leurs cadres politiques, sociaux et culturels actuels, n’est pas chose aisée. Ce qui pourrait les réunir serait peut-être les écosystèmes dans lesquels elles évoluent. Pourquoi la base de la coordination entre les zones urbaines, initialement séparées par des frontières, qu’elles soient européennes ou régionales, ne passerait pas par une réflexion commune sur la manière la plus cohérente de se développer ensemble dans une perspective de viabilité des écosystèmes et d’amélioration de la qualité de vie ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Références et Sources :</p>
<p>(1) En anglais : EGTC, European Grouping of Territorial Conurbations<br />
(2) MOT : Mission Opérationnelle Transfrontalière<br />
(3) le programme URBACT II (2007-2013) a pour principaux objectif de développer les échanges entre villes, disséminer les connaissances à travers l’Europe et concevoir les politiques urbaines de demain. <a title="Programme Européen URBACT" href="http://urbact.eu/" rel="nofollow" target="_blank">http://urbact.eu/</a>.<br />
(4) Carte des agglomérations partenaires :<br />
<a title="Agglomérations européennes partenaires du projet EGTC" href="http://www.espaces-transfrontaliers.org/EUROMOT/URBACT/Map_Urbact_EGCT_07_10.pdf" rel="nofollow" target="_blank">http://www.espaces-transfrontaliers.org/EUROMOT/URBACT/Map_Urbact_EGCT_07_10.pdf</a><br />
(5) <a title="Trame Verte" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Trame_verte" rel="nofollow" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Trame_verte</a></p>
<p>Pour aller en savoir plus sur le projet URBACT GECT :<br />
<a title="Description du projet Urbact EGTC en français" href="http://www.espaces-transfrontaliers.org/MOT_urbact.html" rel="nofollow" target="_blank">http://www.espaces-transfrontaliers.org/MOT_urbact.html</a><br />
<a title="Abstract du projet EGTC" href="http://www.espaces-transfrontaliers.org/EUROMOT/URBACT/EGTC_BASELINE_STUDY_Abstract.pdf" rel="nofollow" target="_blank">http://www.espaces-transfrontaliers.org/EUROMOT/URBACT/EGTC_BASELINE_STUDY_Abstract.pdf</a><br />
<a title="Programme Européen URBACT" href="http://urbact.eu/" rel="nofollow" target="_blank">http://urbact.eu/</a><br />
<a title="Description du projet Urbact EGTC en anglais" href="http://urbact.eu/thematic-poles/sustainable-urban-development/working-groups/egtc/presentation.html" rel="nofollow" target="_blank">http://urbact.eu/thematic-poles/sustainable-urban-development/working-groups/egtc/presentation.html</a></p>
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		<title>Quels liens entre crise financière et crise de la biodiversité et des écosystèmes ? Vers une fiscalité fondée sur les consommations de nature pour sauver le capitalisme.</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 11:57:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entreprise et biodiversité]]></category>
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		<description><![CDATA[Selon un récent article du quotidien Le Monde, le sommet du G20 à Washington (14 – 15 novembre 2008), en appelant à une relance économique, via une réforme de la surveillance financière mondiale et des institutions internationales, illustre deux conceptions très différentes de l’économie et de la finance. En particulier, quel modèle de développement voulons-nous? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon un <a title="Crise financière - Le Monde" href="http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/15/un-g20-d-attente_1118946_1101386.html" rel="nofollow" target="_blank">récent article du quotidien Le Monde</a>, le sommet du G20 à Washington (14 – 15 novembre 2008), en appelant à une relance économique, via une réforme de la surveillance financière mondiale et des institutions internationales, illustre deux conceptions très différentes de l’économie et de la finance. En particulier, quel modèle de développement voulons-nous? Selon l’article, Nicolas Sarkozy appelle depuis des semaines à une refondation du capitalisme. Les Américains ne veulent pas en entendre parler. “Cette crise n’est pas l’échec de l’économie de marché. Et la réponse n’est pas de réinventer ce système“, avait lancé le président George Bush à la veille de la réunion. Il a enfoncé le clou vendredi : “Tous nos pays doivent rejeter les appels au protectionnisme, au collectivisme et au défaitisme face aux défis présents“, a expliqué M. Bush, qui voulait que soit fait mention de l’objectif de conclure d’ici à la fin de l’année le cycle de libéralisation commerciale de Doha, en dépit des réticences françaises.</p>
<p>Or, comme le souligne un <a title="Communiqué de presse - Fondation Nicolas Hulot" href="http://www.fondation-nicolas-hulot.org/actualite/presse/doc/CPSommet-du-G20.pdf" rel="nofollow" target="_blank">récent communiqué de presse de la Fondation Nicolas Hulot</a>, « La <strong>crise économique </strong>ne pourra pas être résolue en appliquant les vieilles recettes. Placer la question écologique au cœur de la réponse qui sera discutée à Washington est une condition <em>sine qua none </em>d’une relance économique durable et socialement équitable. La crise actuelle est d’abord le produit de la surexploitation de la nature, qu’une simple relance de la consommation aggraverait.» précise Nicolas Hulot. « Les <strong>crises écologiques et climatiques</strong>, fondements réels de la crise actuelle, peuvent conduire à un effondrement économique et social. Nicolas Hulot et les experts de sa fondation appellent le président Sarkozy à faire de ce sujet le point central du sommet du G20. »</p>
<p>L’innovation technologique, organisationnelle et institutionnelle actuelle érige l’uniformité biologique au rang de modèle absolu (<a title="Résumé exécutif du guide FRB- Orée" href="http://www.oree.org/docs/publications/resume-executif-guideintegrerlabiodiv.pdf" rel="nofollow" target="_blank">résumé exécutif</a> du guide FRB – Orée pour « <a href="http://www.fondationbiodiversite.fr/Documents_files/GuideEntreprisesBiodiversite.pdf">Intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises</a> » ; Houdet, 2008). Les entreprises et l’ensemble des agents économiques, dont les consommateurs et pouvoirs publics, partagent la responsabilité d’une uniformisation du monde vivant qui se globalise. <a title="Projet Biosphère 2" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biosph%C3%A8re_II" rel="nofollow" target="_blank">Biosphère 2</a>, expérience chiffrée à environ 200 Millions d’US$ sur une surface d’à peine 1,27 hectare, cherchait à évaluer la faisabilité de la construction d’un écosystème artificiel pour la colonisation spatiale. L’échec du projet souligne notre incapacité à recréer un écosystème artificiel viable pour nous héberger durablement. On comprend alors qu’uniformiser la biodiversité s’apparente à un véritable suicide social et économique. Combien coûterait la reconstruction de la forêt amazonienne, un des principaux poumons de la planète, après son uniformisation biologique (monocultures de soja ou de cannes à sucre, les unes pour l’industrie agroalimentaire, les autres productrices d’agrocarburants), dans toute sa complexité et sa diversité afin que nous puissions continuer à en tirer des services écologiques (cycle de l’eau, production d’oxygène, régulation du climat) ?</p>
<p>En réponse à la <strong>crise financière actuelle </strong>(et à l’imminente récession mondiale), si on ne co-construit pas une évaluation écosystémique de la performance des organisations, des produits et des services, on court le risque d’un retour à des modèles économiques non viables pour « renouer avec la croissance ». Mais de quelle croissance parlons-nous ? Quelle croissance voulons-nous ? Sur la base d’investissements uniformisant la biodiversité, ces modèles pourraient s’avérer rentables à court terme pour leurs mandants. En jonglant avec une palette diversifiée d’outils spéculatifs visant à diluer les risques et à se détacher d’une économie « réelle » en interdépendance étroite avec la biodiversité, l’actionnariat mondialisé n’en supporterait pas les coûts socio-écologiques, du moins dans l’immédiat. Ces coûts, aux conséquences parfois irréversibles, seraient transmis aux générations futures ; celles qui, demain, travailleront, cotiseront pour leurs retraites, épargneront et emprunteront pour entreprendre, en lien étroit avec le monde de la finance.</p>
<p>Selon la note de synthèse (1) de la Fondation Nicolas Hulot remise à Nicolas Sarkozy le <a href="http://www.elysee.fr/documents/index.php?lang=fr&amp;mode=view&amp;cat_id=8&amp;press_id=2005" rel="nofollow" target="_blank">6 novembre dernier </a>à l’Elysée, « le système financier repose sur la création de raretés comme sources de profits. L’opportunité est là, de refonder la finance mondiale sur la seule rareté objective et croissante, celle du « capital naturel » : ressources épuisables, minerais, énergies fossiles, eau fossile ; ressources renouvelables surexploitées, espèces sauvages, sols, forêts naturelles, diversité du vivant, services écologiques, dont les humains bénéficient comme d’un « don de la nature ». (…) En refondant la finance sur la rareté croissante de capital naturel, on redonne à l’activité économique son rôle d’allocation optimale de ressources rares. On lui redonne aussi la noble tâche de gérer les relations entre humains à propos des choses, dont les choses de la nature. (…) Dans le système capitaliste, la création de profit est le moteur de l’action. Le marché est supposé favoriser l’allocation optimale de ressources rares. La rareté nouvelle de moyens financiers pourrait donner l’illusion qu’il s’agit de LA rareté sur laquelle refonder un nouveau système mondial. Or c’est bien les ressources de la nature qui se raréfient. Il va falloir reconstruire tout le système de régulation économique mondial. »</p>
<h4>Sauver le capitalisme : vers une fiscalité mondiale fondée sur les consommations de nature</h4>
<p>Selon Dahle Oystein, ancien vice président d’Exxon pour la Norvège, « le socialisme s’est effondré parce qu’il n’autorisait pas le marché à dire la vérité économique. Le capitalisme pourrait s’effondrer parce qu’il ne permet pas au marché de dire la vérité écologique ». Une innovation technique ou institutionnelle peut être favorable à un entrepreneur dans le long terme, mais il n’y a souvent aucune garantie qu’elle le soit à court terme. Les entreprises ne sauraient trouver une pleine logique à réintégrer leurs stratégies et activités au cœur des écosystèmes tant qu’il n’en coûte rien, au moins de façon visible et à court terme, de les détruire ou d’uniformiser leurs composantes biologiques (<a href="http://www.natureparif.fr/Documentations/guideoreecomplet/Guide%20oree%20et%20frb.pdf" rel="nofollow" target="_blank">Houdet, 2008</a>).</p>
<p>L’<a title="Evaluation des ecosystèmes pour le millénaires" href="http://www.millenniumassessment.org/en/index.aspx" rel="nofollow" target="_blank">Evaluation des écosystèmes pour le millénaire</a> (Millenium Ecosystem Assessment, 2005) considère qu’il existe quatre types de capital : le capital manufacturier, le capital social, le capital humain et le capital naturel. L’essentiel de la fiscalité actuelle dans le monde porte sur le capital manufacturier et le capital humain (à travers le travail). Les experts du MEA considèrent que la crise environnementale actuelle résulte pour une grande part de ce type de régulation qui conduit à considérer que services écologiques et ressources (renouvelables ou non) sont gratuits. Ils considèrent nécessaire d’envisager dès à présent le remplacement de la taxation du capital manufacturier et du capital humain par une taxation de toutes les consommations de nature et de services écosystémiques. La Suède s’est engagée depuis 1988 dans l’introduction progressive de taxes écologiques en lieu et place de taxes existantes et à pression fiscale inchangée. Un tel basculement, qui peut sembler irréaliste, tant il devrait être mondialement discuté et coordonné, serait pourtant l’un des moyens les plus sûrs d’inciter l’activité économique dans un sens favorable au maintien, voire l’accroissement, de la diversité biologique et à un développement durable renouant avec le plein emploi. Tout, en particulier l’actuelle crise financière mondiale, concourt à un changement profond des modes de régulation.</p>
<p>Toujours selon la note de synthèse (1) de la Fondation Nicolas Hulot, « l’occasion est là d’organiser très vite une révolution de nos procédés de production et de modes de consommation pour qu’ils deviennent de plus en plus économes de ressources. Les compétences humaines et techniques sont là mais des investissements importants sont nécessaires. Or leur rentabilité, calculée avec les conventions actuelles, est insuffisante puisque l’on ne donne pas une valeur au capital naturel consommé. Pourtant un profit important peut résulter de la maintenance du capital naturel si le bénéfice de celle-ci se substitue au coût de l’inaction (envisagé à 7% du PIB mondial à l’horizon 2030 &#8211; <a title="Rapport TEEB" href="http://ec.europa.eu/environment/nature/biodiversity/economics/pdf/teeb_report_fr.pdf" rel="nofollow" target="_blank">Rapport TEEB</a>)…. S’il n’est pas de système financier concevable sans recherche d’un profit légitime, il est par contre possible de construire le système d’incitations qui rendra profitable de contribuer à la pérennité du capital naturel. On assure ainsi un capitalisme qui tire profit du maintien de la viabilité de la planète et des sociétés qui l’habitent. (…) Concernant le changement climatique, le système européen d’échanges de permis d’émissions préfigure ce type de régulation. C’est l’opportunité de le généraliser pour le climat (ce qui est à l’ordre du jour du paquet climat-énergie européen et de la convention climat) et de l’élargir aux autres éléments du capital naturel. »</p>
<p>Gageons que le lancement d’un « <a href="http://www.unep.org/greeneconomy/french/" rel="nofollow" target="_blank">New Deal Ecologique Mondial</a> » par le <a title="Programme des Nations Unies pour l'Environnement" href="http://www.unep.org/french/" rel="nofollow" target="_blank">PNUE</a> (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) aille dans ce sens. Espérons également que cela soit un premier pas pour réunir l’ensemble des pays, et en particulier les Etats-Unis d’Amérique, sous l’impulsion de son nouveau Président, Barrack Obama, pour réellement sauver le capitalisme.</p>
<p><em>(1) La note de synthèse et les annexes techniques remises au Président de la République sont à votre disposition sur simple demande auprès de Manuela Lorand – Tél. : 01 41 22 10 94 – m.lorand(arobase)fnh.org.</em></p>
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		<title>L’écosystème urbain de Tianjin en Chine</title>
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		<pubDate>Thu, 15 May 2008 07:42:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cet article fait partie d’une série d’article basés sur l’ouvrage de Berkowitz A.R., Nilon C. H. &#38; Hollweg K.S. “Understanding urban ecosystems: A new frontier for science and education” Tianjin est la troisième plus grande ville industrielle de la Chine, avec une population de 8,4 millions, et un important port marchand. En tant que porte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.synergiz.fr/la-ville-comme-un-ecosysteme/">Cet article fait partie d’une série d’article basés sur l’ouvrage de Berkowitz A.R., Nilon C. H. &amp; Hollweg K.S. “Understanding urban ecosystems: A new frontier for science and education”</a></p>
<p><strong>Tianjin</strong> est la troisième plus grande ville industrielle de la Chine, avec une population de 8,4 millions, et un important port marchand. En tant que porte d’entrée historique sur la capitale Beijing, sa croissance n’est pas prête de ralentir, et encore moins les problèmes écologiques qui se voient progressivement accentués (ex. pollution de l’eau et de l’air, problèmes de traitement des déchets, de logement ou encore de trafic ; pour ne mentionner que ceux-ci…). Wang et Ouyang considèrent Tianjin comme un système socio-économique-naturel complexe, c’est-à-dire un <strong>écosystème artificiel dominé par des activités humaines</strong>, entretenu par les systèmes vivants et dynamisé par les processus écologiques (ex. espaces ruraux associés qui fournissent notamment des ressources alimentaires, de l’énergie et des espaces pour stocker les déchets). Le travail qu’ils ont réalisé permet de comprendre les dynamiques d’évolution de l’é<strong>cosystème de Tianjin</strong> et de fournir un outil d’aide à la décision pour les autorités locales. L’analyse de l’<strong>écosystème urbain de Tianjin</strong> s’articule autour de trois approches complémentaires :</p>
<ol>
<li>Des modèles éco-mécaniques avec pour objectif de comprendre ses dynamiques et contextes.</li>
<li>Des modèles d’éco-planning qui permettent d’identifier les frontières (cf. Tableau 2), facteurs clefs et limitatifs, mécanismes rétroactifs, flux métaboliques, etc. ; dans une optique de réaliser des simulations sur l’<strong>évolution de l’écosystème de Tianjin</strong>.</li>
<li>Des modèles d’ « éco-régulation » en termes d’innovation technologique, institutionnelle et culturelle.</li>
</ol>
<p>En termes d’éco-régulation, l’ingénierie écologique urbaine (« hardware regulation ») peut se traduire notamment par de l’innovation technologique ou du design intégratif, le management urbain écologique (« software regulation ») quand à lui par des réformes institutionnelles et, enfin, la construction d’une éco-culture (« mindware regulation ») par des changements de comportement. En outre, l’analyse est construite à partir de couplages structurels et fonctionnels :</p>
<ol>
<li>Propriétés structurelles : Hiérarchies et réseaux, composants dominants et diversité des composants, ouverture et indépendance, robustesse et flexibilité.</li>
<li>Couplages fonctionnels : Exploitation et adaptation, compétition et symbiose, prolifération et compensation, déplétion de ressources et stagnation écologique.</li>
</ol>
<p>Pour résoudre les problèmes écologiques et socio-économiques auxquels doivent faire face les autorités, Wang et Ouyang se sont intéressés aux diverses échelles spatiales et organisationnellescorrespondantes, de l’écosystème régional au niveau d’un qu(cf. Figure 1 ci-dessous).</p>
<p><a title="fig1.JPG" href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/04/fig1.JPG"></a></p>
<p><a title="fig1.JPG" href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/04/fig1.JPG"></a><a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/05/Tianjin_ecosysteme_urbain.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-326" title="Tianjin_ecosysteme_urbain" src="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/05/Tianjin_ecosysteme_urbain.png" alt="Tianjin_ecosysteme_urbain" width="608" height="401" /></a><a title="fig1.JPG" href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/04/fig1.JPG"></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>(Figure 1 : Les différentes échelles spatiales ou régions de l’écosystème urbain de Tianjin)</em></p>
<ul>
<li>Région 1 : 1 million de km<sup>2</sup>, comprenant le bassin versant de la rivière Haihe et une partie de 6 provinces de la Chine du nord =&gt; espace approprié pour étudier les stratégies de développement et les impacts régionaux, économiques et écologiques.</li>
<li>Région 2 : Région administrative (8 millions d’habitats répartis sur 11 660 km<sup>2</sup>) idéale pour étudier les interactions écosystémiques urbaines et rurales.</li>
<li>Région 3 : La zone urbanisée avec 6 districts urbains, 4 districts suburbains proches, et 3 districts côtiers (4,86 million d’habitants, 3 137 km<sup>2</sup>), identifiée pour comprendre les stratégies d’industrialisation et d’urbanisation.</li>
<li>Région 4 : La zone construite avec une population de 3,8 millions d’habitants vivant dans une zone de 3 137 km<sup>2</sup>, utile pour étudier les problèmes écologiques associés avec les changements d’utilisation et d’occupation des sols, ainsi que les stratégies de rénovation urbaine.</li>
<li>Région 5 : Le quartier de Guangfudao au centre ville, avec 37 000 habitants et une surface de 1,06 km<sup>2</sup>, lieu de projets de démonstration de rénovation urbaine.</li>
</ul>
<p>En d’autres termes, les frontières de l’objet d’étude varient en fonction des tâches ou objectifs identifiés. Les acteurs locaux et décideurs ont été associés aux diverses simulations, cela afin qu’ils s’approprient l’outil, puissent le faire évoluer et en tirer des bénéfices directs pour un meilleur aménagement de l’espace écosystémique analysé. Ils ont ainsi défini eux-mêmes les facteurs et composantes clefs, les métabolismes, les interactions mutualistes, etc. Cela a notamment conduit à la réalisation d’analyses de risques et d’opportunités par rapport aux dynamiques dominantes. On mentionnera tout particulièrement l’importance accordée aux modèles d’éco-régulation par Wang et Ouyang.</p>
<p>Pour Synergiz, il est en effet instructif de noter la manière dont (1) la recherche appliquée en Chine peut influencer les choix des décideurs et (2) comment les enjeux écologiques peuvent être articulées par rapport aux problématiques sociales et économiques dans une culture non euro-centrique. En revanche, on pourrait questionner, dans le cadre de la réalité quotidienne des habitants de l’<strong>écosystème urbain de Tianjin</strong> et dans le contexte des prochains Jeux Olympiques (et controverses associées…), la manière dont les choix collectifs sont réalisés et mis en place à partir de ce type de travaux, en particulier la latitude d’action accordée aux citoyens et parties prenantes.</p>
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