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	<title>Synergiz &#187; changement</title>
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	<description>Réconcilier économie et biodiversité</description>
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		<title>Quels liens entre crise financière et crise de la biodiversité et des écosystèmes ? Vers une fiscalité fondée sur les consommations de nature pour sauver le capitalisme.</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 11:57:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Selon un récent article du quotidien Le Monde, le sommet du G20 à Washington (14 – 15 novembre 2008), en appelant à une relance économique, via une réforme de la surveillance financière mondiale et des institutions internationales, illustre deux conceptions très différentes de l’économie et de la finance. En particulier, quel modèle de développement voulons-nous? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon un <a title="Crise financière - Le Monde" href="http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/11/15/un-g20-d-attente_1118946_1101386.html" rel="nofollow" target="_blank">récent article du quotidien Le Monde</a>, le sommet du G20 à Washington (14 – 15 novembre 2008), en appelant à une relance économique, via une réforme de la surveillance financière mondiale et des institutions internationales, illustre deux conceptions très différentes de l’économie et de la finance. En particulier, quel modèle de développement voulons-nous? Selon l’article, Nicolas Sarkozy appelle depuis des semaines à une refondation du capitalisme. Les Américains ne veulent pas en entendre parler. “Cette crise n’est pas l’échec de l’économie de marché. Et la réponse n’est pas de réinventer ce système“, avait lancé le président George Bush à la veille de la réunion. Il a enfoncé le clou vendredi : “Tous nos pays doivent rejeter les appels au protectionnisme, au collectivisme et au défaitisme face aux défis présents“, a expliqué M. Bush, qui voulait que soit fait mention de l’objectif de conclure d’ici à la fin de l’année le cycle de libéralisation commerciale de Doha, en dépit des réticences françaises.</p>
<p>Or, comme le souligne un <a title="Communiqué de presse - Fondation Nicolas Hulot" href="http://www.fondation-nicolas-hulot.org/actualite/presse/doc/CPSommet-du-G20.pdf" rel="nofollow" target="_blank">récent communiqué de presse de la Fondation Nicolas Hulot</a>, « La <strong>crise économique </strong>ne pourra pas être résolue en appliquant les vieilles recettes. Placer la question écologique au cœur de la réponse qui sera discutée à Washington est une condition <em>sine qua none </em>d’une relance économique durable et socialement équitable. La crise actuelle est d’abord le produit de la surexploitation de la nature, qu’une simple relance de la consommation aggraverait.» précise Nicolas Hulot. « Les <strong>crises écologiques et climatiques</strong>, fondements réels de la crise actuelle, peuvent conduire à un effondrement économique et social. Nicolas Hulot et les experts de sa fondation appellent le président Sarkozy à faire de ce sujet le point central du sommet du G20. »</p>
<p>L’innovation technologique, organisationnelle et institutionnelle actuelle érige l’uniformité biologique au rang de modèle absolu (<a title="Résumé exécutif du guide FRB- Orée" href="http://www.oree.org/docs/publications/resume-executif-guideintegrerlabiodiv.pdf" rel="nofollow" target="_blank">résumé exécutif</a> du guide FRB – Orée pour « <a href="http://www.fondationbiodiversite.fr/Documents_files/GuideEntreprisesBiodiversite.pdf">Intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises</a> » ; Houdet, 2008). Les entreprises et l’ensemble des agents économiques, dont les consommateurs et pouvoirs publics, partagent la responsabilité d’une uniformisation du monde vivant qui se globalise. <a title="Projet Biosphère 2" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Biosph%C3%A8re_II" rel="nofollow" target="_blank">Biosphère 2</a>, expérience chiffrée à environ 200 Millions d’US$ sur une surface d’à peine 1,27 hectare, cherchait à évaluer la faisabilité de la construction d’un écosystème artificiel pour la colonisation spatiale. L’échec du projet souligne notre incapacité à recréer un écosystème artificiel viable pour nous héberger durablement. On comprend alors qu’uniformiser la biodiversité s’apparente à un véritable suicide social et économique. Combien coûterait la reconstruction de la forêt amazonienne, un des principaux poumons de la planète, après son uniformisation biologique (monocultures de soja ou de cannes à sucre, les unes pour l’industrie agroalimentaire, les autres productrices d’agrocarburants), dans toute sa complexité et sa diversité afin que nous puissions continuer à en tirer des services écologiques (cycle de l’eau, production d’oxygène, régulation du climat) ?</p>
<p>En réponse à la <strong>crise financière actuelle </strong>(et à l’imminente récession mondiale), si on ne co-construit pas une évaluation écosystémique de la performance des organisations, des produits et des services, on court le risque d’un retour à des modèles économiques non viables pour « renouer avec la croissance ». Mais de quelle croissance parlons-nous ? Quelle croissance voulons-nous ? Sur la base d’investissements uniformisant la biodiversité, ces modèles pourraient s’avérer rentables à court terme pour leurs mandants. En jonglant avec une palette diversifiée d’outils spéculatifs visant à diluer les risques et à se détacher d’une économie « réelle » en interdépendance étroite avec la biodiversité, l’actionnariat mondialisé n’en supporterait pas les coûts socio-écologiques, du moins dans l’immédiat. Ces coûts, aux conséquences parfois irréversibles, seraient transmis aux générations futures ; celles qui, demain, travailleront, cotiseront pour leurs retraites, épargneront et emprunteront pour entreprendre, en lien étroit avec le monde de la finance.</p>
<p>Selon la note de synthèse (1) de la Fondation Nicolas Hulot remise à Nicolas Sarkozy le <a href="http://www.elysee.fr/documents/index.php?lang=fr&amp;mode=view&amp;cat_id=8&amp;press_id=2005" rel="nofollow" target="_blank">6 novembre dernier </a>à l’Elysée, « le système financier repose sur la création de raretés comme sources de profits. L’opportunité est là, de refonder la finance mondiale sur la seule rareté objective et croissante, celle du « capital naturel » : ressources épuisables, minerais, énergies fossiles, eau fossile ; ressources renouvelables surexploitées, espèces sauvages, sols, forêts naturelles, diversité du vivant, services écologiques, dont les humains bénéficient comme d’un « don de la nature ». (…) En refondant la finance sur la rareté croissante de capital naturel, on redonne à l’activité économique son rôle d’allocation optimale de ressources rares. On lui redonne aussi la noble tâche de gérer les relations entre humains à propos des choses, dont les choses de la nature. (…) Dans le système capitaliste, la création de profit est le moteur de l’action. Le marché est supposé favoriser l’allocation optimale de ressources rares. La rareté nouvelle de moyens financiers pourrait donner l’illusion qu’il s’agit de LA rareté sur laquelle refonder un nouveau système mondial. Or c’est bien les ressources de la nature qui se raréfient. Il va falloir reconstruire tout le système de régulation économique mondial. »</p>
<h4>Sauver le capitalisme : vers une fiscalité mondiale fondée sur les consommations de nature</h4>
<p>Selon Dahle Oystein, ancien vice président d’Exxon pour la Norvège, « le socialisme s’est effondré parce qu’il n’autorisait pas le marché à dire la vérité économique. Le capitalisme pourrait s’effondrer parce qu’il ne permet pas au marché de dire la vérité écologique ». Une innovation technique ou institutionnelle peut être favorable à un entrepreneur dans le long terme, mais il n’y a souvent aucune garantie qu’elle le soit à court terme. Les entreprises ne sauraient trouver une pleine logique à réintégrer leurs stratégies et activités au cœur des écosystèmes tant qu’il n’en coûte rien, au moins de façon visible et à court terme, de les détruire ou d’uniformiser leurs composantes biologiques (<a href="http://www.natureparif.fr/Documentations/guideoreecomplet/Guide%20oree%20et%20frb.pdf" rel="nofollow" target="_blank">Houdet, 2008</a>).</p>
<p>L’<a title="Evaluation des ecosystèmes pour le millénaires" href="http://www.millenniumassessment.org/en/index.aspx" rel="nofollow" target="_blank">Evaluation des écosystèmes pour le millénaire</a> (Millenium Ecosystem Assessment, 2005) considère qu’il existe quatre types de capital : le capital manufacturier, le capital social, le capital humain et le capital naturel. L’essentiel de la fiscalité actuelle dans le monde porte sur le capital manufacturier et le capital humain (à travers le travail). Les experts du MEA considèrent que la crise environnementale actuelle résulte pour une grande part de ce type de régulation qui conduit à considérer que services écologiques et ressources (renouvelables ou non) sont gratuits. Ils considèrent nécessaire d’envisager dès à présent le remplacement de la taxation du capital manufacturier et du capital humain par une taxation de toutes les consommations de nature et de services écosystémiques. La Suède s’est engagée depuis 1988 dans l’introduction progressive de taxes écologiques en lieu et place de taxes existantes et à pression fiscale inchangée. Un tel basculement, qui peut sembler irréaliste, tant il devrait être mondialement discuté et coordonné, serait pourtant l’un des moyens les plus sûrs d’inciter l’activité économique dans un sens favorable au maintien, voire l’accroissement, de la diversité biologique et à un développement durable renouant avec le plein emploi. Tout, en particulier l’actuelle crise financière mondiale, concourt à un changement profond des modes de régulation.</p>
<p>Toujours selon la note de synthèse (1) de la Fondation Nicolas Hulot, « l’occasion est là d’organiser très vite une révolution de nos procédés de production et de modes de consommation pour qu’ils deviennent de plus en plus économes de ressources. Les compétences humaines et techniques sont là mais des investissements importants sont nécessaires. Or leur rentabilité, calculée avec les conventions actuelles, est insuffisante puisque l’on ne donne pas une valeur au capital naturel consommé. Pourtant un profit important peut résulter de la maintenance du capital naturel si le bénéfice de celle-ci se substitue au coût de l’inaction (envisagé à 7% du PIB mondial à l’horizon 2030 &#8211; <a title="Rapport TEEB" href="http://ec.europa.eu/environment/nature/biodiversity/economics/pdf/teeb_report_fr.pdf" rel="nofollow" target="_blank">Rapport TEEB</a>)…. S’il n’est pas de système financier concevable sans recherche d’un profit légitime, il est par contre possible de construire le système d’incitations qui rendra profitable de contribuer à la pérennité du capital naturel. On assure ainsi un capitalisme qui tire profit du maintien de la viabilité de la planète et des sociétés qui l’habitent. (…) Concernant le changement climatique, le système européen d’échanges de permis d’émissions préfigure ce type de régulation. C’est l’opportunité de le généraliser pour le climat (ce qui est à l’ordre du jour du paquet climat-énergie européen et de la convention climat) et de l’élargir aux autres éléments du capital naturel. »</p>
<p>Gageons que le lancement d’un « <a href="http://www.unep.org/greeneconomy/french/" rel="nofollow" target="_blank">New Deal Ecologique Mondial</a> » par le <a title="Programme des Nations Unies pour l'Environnement" href="http://www.unep.org/french/" rel="nofollow" target="_blank">PNUE</a> (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) aille dans ce sens. Espérons également que cela soit un premier pas pour réunir l’ensemble des pays, et en particulier les Etats-Unis d’Amérique, sous l’impulsion de son nouveau Président, Barrack Obama, pour réellement sauver le capitalisme.</p>
<p><em>(1) La note de synthèse et les annexes techniques remises au Président de la République sont à votre disposition sur simple demande auprès de Manuela Lorand – Tél. : 01 41 22 10 94 – m.lorand(arobase)fnh.org.</em></p>
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		<title>La résilience des systèmes urbains</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 15:46:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joël Houdet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le premier à introduire le terme de résilience en écologie fut C.S. Holling en 1973. D&#8217;autres auteurs ont utilisé ce concept en le définissant comme le temps nécessaire à un système pour retourner à un état d&#8217;équilibre stable suite à un stress ou une perturbation exogène. Au sens de Holling, la résilience renvoie à des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier à introduire le terme de <strong>résilience en écologie</strong> fut C.S. Holling en 1973. D&#8217;autres auteurs ont utilisé ce concept en le définissant comme le temps nécessaire à un système pour retourner à un état d&#8217;équilibre stable suite à un stress ou une perturbation exogène. Au sens de Holling, la résilience renvoie à des dynamiques non linéaires, aux notions de régimes alternatifs et de seuils pour passer d’un état de stabilité à un autre. Cette approche considère qu&#8217;il n&#8217;existe pas un état d&#8217;équilibre unique pour un système, quelque soit sa nature. La résilience se définit alors comme la capacité du système à résister à une perturbation avant que celui-ci ne change d&#8217;état et qu&#8217;il ne modifie en conséquence les variables et processus qui gouvernent son évolution.</p>
<p>C&#8217;est le concept privilégié par la <a href="http://www.resalliance.org/" rel="nofollow">Resilience Alliance</a> pour étudier les systèmes socio-écologiques, <strong>comme une ville, un territoire rural, un écosystème</strong>. Pour chaque état de stabilité, le système aura une organisation et des propriétés qui lui seront propres. Afin de mieux gérer le système, il s’agira d’en connaître les limites, variables de changements et états alternatifs de stabilité. On peut analyser de cette manière l’évolution historique d’une ville comme La Rochelle. Comment ont évolué les limites de l’agglomération ? Quelles variables ont contribué à son développement ou à son déclin ? De quelles limites parle-t-on ? Des limites administratives uniquement ou prend-on aussi en compte les liens tissés avec d&#8217;autres villes et avec le monde rural ? Cela renvoie à la définition de l’<strong><a href="http://www.synergiz.fr/ecosysteme-urbain-de-tianjin-en-chine/">écosystème urbain</a></strong> que l’on souhaite analyser.</p>
<p>Des facteurs internes peuvent modifier sa structure : l&#8217;adaptabilité ou capacité adaptative renvoie à la capacité d&#8217;un système à modifier sa structure et à influencer sur les variables de changement qui le gouvernent. On retrouve ici le rôle joué par les acteurs économiques, entreprises, citoyens, collectivités.</p>
<p>Bien que les propriétés d&#8217;un système soient difficilement prévisibles puisque les différents régimes de stabilité sont souvent inconnus, un schéma général de transition entre ces états a été proposé à partir d’études empiriques. Il s&#8217;agit du cycle adaptatif de la Resilience Alliance, visible sur ci-dessous.<br />
<a href="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/08/Résilience_systeme_urbain.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-330" title="Résilience_systeme_urbain" src="http://www.synergiz.fr/wp-content/uploads/2008/08/Résilience_systeme_urbain.png" alt="Résilience_systeme_urbain" width="477" height="277" /></a></p>
<p>Le cycle adaptatif (« adaptative cycle ») est un modèle de transition entre différents états de stabilité. Il comporte quatre phases: « croissance » (phase r), « conservation » (phase K), « destruction / re-largage » (phase Ω) et « réorganisation » (phase α). La résilience du système variera à chacune de ces phases :</p>
<ol>
<li>Lors de la <em>phase r</em>, les ressources sont facilement accessibles et le système croît fortement. Une entreprise en plein essor ou une croissance urbaine nourrie par l’exode rural en sont des exemples. Pendant cette période, la résilience est importante et le système peut absorber de fortes perturbations. Bien qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une phase transitoire, sa durée peut être longue.</li>
<li>Dans la <em>phase K</em>, les ressources sont difficilement accessibles car stockées dans des entités à croissance lente, comme une bureaucratie lourde associée à de l’inertie. Durant cette période, la structure du système est très stable mais sa résilience face aux perturbations est relativement faible. Paris, par exemple, est une ville avec une croissance démographique relativement faible (en comparaison avec d’autres), composée d’institutions et d’organisations bien établies mais probablement peu adaptables. Des perturbations, à l’image de la hausse des prix des produits pétroliers combinée à des pressions sociales, exacerbées par des inégalités grandissantes (centre ville versus banlieues défavorisées), pourraient faire basculer son organisation (transports urbains, système éducatif) et ses composantes (population vieillissante au centre ville).</li>
<li>Le système peut ensuite passer rapidement à la <em>phase Ω</em>. Au cours de celle-ci, la structure construite durant les phases r et K se désorganise. L&#8217;énergie, les relations entre entités et les capitaux accumulés disparaissent aléatoirement dans le système. Face à la hausse des prix (denrées alimentaires, carburants) dans les décennies à venir, ne pourrait-on pas assister à un exode urbain, vers les zones rurales ou villes de plus petites tailles ?</li>
<li>Enfin, dans la <em>phase α</em>, on assiste à une réorganisation du système : d’anciennes relations et entités peuvent se reconstruire et de nouvelles émerger. Les limites sont faibles et le nouveau système peut englober des ensembles appartenant à d&#8217;autres systèmes. A cette période, le système est peu régulé et très instable, si bien qu’il peut facilement passer d&#8217;un régime alternatif à l&#8217;autre. Cela peut conduire au début d&#8217;un nouveau cycle adaptatif ou, au contraire, à un retour vers l&#8217;ancien.</li>
</ol>
<p>Tous les systèmes n&#8217;ont pas une transition linéaire telle que nous l&#8217;avons décrite : l&#8217;alternance entre phases peut être différente et certaines phases absentes de certains cycles, du moins à court terme. Dans les zones de conflits, d’une guerre civile étalée sur des décennies par exemple, les communautés peuvent très difficilement se réorganiser : on assiste alors à la mise en place d’un état de stabilité particulièrement résilient, résistant aux perturbations (positives ou négatives), et caractérisé par l’insécurité pour les plus vulnérables et l’absence de contrôle sur leur propre présent, à l’image de ce qui se trame au Darfour.</p>
<p>Le cycle adaptatif est un modèle particulièrement utile pour la gestion adaptative de la résilience des systèmes. Les systèmes urbains sont des espaces multipolaires au sein desquels interagissent de nombreux intérêts et acteurs. Les concepts de la résilience pourraient être particulièrement utiles pour :</p>
<ul>
<li>Mieux définir les dynamiques du système, les jeux d’acteurs et de pouvoirs, sans oublier les variables clés de changement.</li>
<li>L’état de stabilité dans lequel se situe le système urbain analysé. Est-il en phase de croissance r ou en phase de réorganisation α suite à un choc économique majeur ? On pourrait effectuer de telles analyses en s’intéressant à la fin des activités minières du Nord-est de la France au début du 20ème siècle par exemple ou encore à la révolution urbaine actuelle en Chine.</li>
<li>Les différents états de stabilité potentiels, aussi bien pour le système global que pour ses composantes, tels les foyers, entreprises, ou collectivités.</li>
<li>Les différentes forces exogènes agissant sur le système, à différents niveaux d’organisation, comme l’évolution des institutions nationales (règles et modes de coordination), et des marchés internationaux de matières premières.</li>
</ul>
<p>Dans le cadre des <strong><a href="http://www.resalliance.org/1610.php" rel="nofollow">travaux de la Resilience Alliance</a> sur la thématique urbaine depuis 2007</strong>, on retiendra l’importance de la prise en compte de <strong>l&#8217;historique du système urbain analysé</strong> ; tout simplement, pour éviter de répéter les erreurs du passé. Le défi ? Mieux piloter collectivement – gérer de manière co-adaptative – les dynamiques d’interaction entre acteurs économiques qui conditionnent l’évolution de nos <strong>écosystèmes urbains</strong> et des représentations que nous nous en faisons.</p>
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