L’avenir de la petite ceinture de Paris

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Synergiz a participé à la dernière visite de la petite ceinture de Paris, le 22 février dernier, dans le cadre de la phase de concertation organisée par Réseau Ferré de France (RFF), propriétaire du site, et de la ville de Paris.

Cette phase de concertation a pour objectif de définir, avec les parties prenantes, le devenir de ce site, dont certaines portions sont inutilisées depuis environ 70 ans. Plusieurs options sont proposées, notamment le maintien du transport ferroviaire sur certaines portions ou encore la transformation du site en espace vert ouvert au public.

Visite petite ceinture de Paris

La position de Réseau Ferré de France serait de conserver le site (ou certaines portions du site) seulement s’il est destiné à accueillir une activité de transport ferroviaire. Dans le cas contraire, il n’aurait que peu d’intérêt pour RFF.

Pourtant, le site internet de RFF décrit clairement la volonté de RFF de mener des actions en faveur de la biodiversité dans le cadre de ces projets de nouvelles lignes ferroviaires ou de son réseau existant : « Réseau Ferré de France est particulièrement concerné par l’enjeu de préservation de la biodiversité. (…) L’objectif de conservation de la biodiversité s’intègre donc progressivement dans nos activités. »

De plus, l’entreprise explique également que les nouveaux projets de construction de lignes sont réalisés dans le cadre de la séquence Eviter-Réduire-Compenser.

Petite ceinture de Paris

C’est pourquoi nous pensons que RFF pourrait conserver un intérêt dans le site de la petite ceinture même si la phase de concertation ne débouche pas sur la conservation de l’activité de transport ferroviaire. En effet, la petite ceinture est déjà connue pour les actions menées, notamment par des chantiers de réinsertion, pour favoriser la présence de la biodiversité sur le site. Ainsi, RFF pourrait mettre en place une politique de gestion du site qui impliquerait sa restauration et son maintien sur le long terme dans le cadre d’une compensation volontaire des atteintes à la biodiversité issues de ses de projets ferroviaires passés (ex. emprises foncières du réseau actuel à Paris).

Cette politique de gestion du site sur le long terme pourrait donner lieu à la création d’un fond dédié à sa restauration. Ce fond pourrait être co-géré avec la ville de Paris qui y trouverait un intérêt notamment dans le cadre de la Trame Verte et Bleue parisienne.

Cette suggestion soulève par ailleurs d’autres questions, notamment la compatibilité de la restauration d’un tel site et le possible accès au public.

 

Sources complémentaires :

Crédits photos : Synergiz

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