La Mission Économie de la Biodiversité a publié sa première lettre d’actualités – analyse de l’article sur la comptabilité des profits et pertes environnementales de PUMA

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La Mission Économie de la Biodiversité a publié sa première lettre d’actualités. Pour la télécharger : BIODIV 2050 MAI 2013.

Nous portons notre attention sur l’article de Michel Trommetter “Une première étape vers la comptabilité environnementale ? Analyse du rapport sur la comptabilité des profits et pertes environnementales de la filiale allemande du groupe PUMA

Nous partageons l’avis de l’auteur :

  1. L’apport majeur de ce travail réside dans le fait que l’évaluation des impacts en aval de la chaine de production est particulièrement étendue : généralement, ce type d’analyse s’arrête aux fournisseurs de premier ou second rang pour les plus téméraires.”
  2. “… les valeurs considérées pour l’eau et le carbone sont déconnectées des valeurs réelles et surtout des coûts des mesures que PUMA devrait prendre pour compenser totalement la dégradation du capital naturel dont la firme est responsable. En effet, l’évaluation chiffrée publiée dans l’étude porte sur des valeurs moyennes pour le carbone et pour l’eau. Pour l’eau, la valeur utilisée est uniquement fonction de la rareté de la ressource et non de sa qualité, tant en entrée (intrant) qu’en sortie (eau usée ou non).

Si l’exercice réalisé par PUMA est très intéressant, il n’est pas le premier pour une entreprise (malgré les dires de certains de ses promoteurs ; voir le travail fait avec BSO / Origin dans les années 90) et les méthodes d’évaluation des externalités présentent nombres de limites (et demeurent relativement opaques à ce stade). Qui plus est, la démarche est fondée sur une vision de soutenabilité faible : substituabilité des différentes formes de capital par un compte de résultat net en euros.

Aussi, nous nous permettons d’attirer l’attention sur la méthodologie de comptabilité intégrée développée dans l’ouvrage « LE BILAN BIODIVERSITÉ – UNE MÉTHODOLOGIE POUR INTÉGRER LA NATURE DANS VOTRE COMPTABILITÉ”.

En effet, le chapitre 3 illustre la complémentarité entre les différentes comptabilités d’entreprise existantes – comptabilité générale, reporting RSE et reporting intégré et développe les principes méthodologiques pour construire une comptabilité générale-RSE véritablement intégrée. Cela offre la possibilité de quantifier les implications écologiques des choix organisationnels et des écritures comptables associées (voir le tableau ci-dessous illustrant un bilan intégrant le bilan comptable et le bilan carbone – exprimé en T eq CO2 des gaz à effet de serre – d’une entreprise X).

Bilan_biodiversité_Synergiz

On préconise ainsi le développement d’une comptabilité intégrée fondée sur la mise en relation des indicateurs de performance environnementale et performance financière (et non pas la financiarisation de la performance environnementale). Ce qui permet d’inscrire les données issues d’un Bilan Biodiversité dans un cadre comptable fondé sur la soutenabilité forte ! En effet, on ne peut pas compenser des externalités négatives (ex. coût social des gaz à effet de serre) par des profits réalisés en vendant des chaussures de sport.

 

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