La biodiversité au cœur des politiques pour 2050

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L’OCDE a récemment publié un rapport sur « les perpectives de l’environnement en 2050 » étudiées au travers des politiques économiques et sociales en cours et à venir.

L’objectif de ce travail étant de déterminer les impacts environnementaux futurs en extrapolant les conséquences de nos modes de vie actuels.

La forte démographie et la croissance économique des quarante dernières années, nous imposent de réfléchir, aujourd’hui, à adapter nos comportements et nos décisions en pensant aux répercussions de ceux-ci, notamment sur l’environnement.

Les principaux enjeux identifiés par l’organisation et mise en avant dans ce rapport sont les suivants:

  • la réduction des émissions des gaz à effet de serre (50 % augmentation des émissions en 2050)*
  • le ralentissement de la hausse de la température moyenne globale par rapport à l’ère préindustrielle (+2°c en 2050 selon les spécialistes, + 3 à 6°c en 2050 selon l’OCDE)*
  • le ralentissement des pertes de la biodiversité (espaces vierges, zones protégées…)

 

Un constat connu de tous

En l’état actuel des politiques économiques et démographiques mondiales, l’OCDE dresse un tableau très noir de la situation, en insistant sur la progression des émissions de CO2 et la dégradation des écosystèmes sensibles d’ici à 2050.

Un focus important est réalisé sur les dégâts infligés à la biodiversité mondiale, notamment sur la perte d’espaces vierges, la mauvaise gestion des espaces protégés et la surexploitation des ressources halieutiques.

Deux conclusions ressortent de ce rapport:

  • Agir vite et fort avant d’atteindre des points de non retour;
  • Inclure dans les processus de décision publics et privés les coûts de dégradation du patrimoine naturel et des services écosystémiques.

L’OCDE établit un énième état des lieux de la situation politique et économique vis-à-vis de l’environnement. Sans donner réellement de solutions concrètes, le rapport propose des lignes maitresses indispensables à respecter en vue d’atteindre les objectifs fixés. Par ailleurs l’organisation salue les efforts et les actions qui ont été actés dans le cadre des accords de Nagoya et de la Stratégie nationale française pour la biodiversité 2011-2020.

La biodiversité en question

Ce dernier rapport insiste également sur le coût de l’inaction et sur les bénéfices rétribués par la préservation et la restauration des services écologiques. Un sujet que Synergiz a traité dans le cadre du cahier technique sur la compensation des atteintes à la biodiversité, en mars 2012.

La pollinisation des cultures, la purification de l’eau et la régulation climatique sont autant de services écologiques dont nous bénéficions gratuitement. Ils sont, par ailleurs, connus pour être des sources de revenus financiers importants, à condition d’être soutenus, encadrés par des politiques et des initiatives intégrant la notion de compensation.

Une nouvelle étude, conduite par Birdlife International avec la participation de l’UICN, démontre que seulement la moitié des sites les plus importants pour la faune et la flore ont été totalement protégés dans le monde.

Il nous semble donc nécessaire et urgent de poursuivre la réflexion sur le sujet émergent de l’intégration de la biodiversité dans les politiques nationales et internationales. De nouveaux outils, compatibles avec ces politiques doivent voir le jour et accompagner d’une part la prise de conscience générale des enjeux liés à la biodiversité, et d’autre part, la mise en œuvre d’actions cohérente en vue de son maintien, et donc, de notre survie.

* Données chiffrées issues du rapport de l’OCDE

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