L’initiative « Eco2Cities » de la Banque Mondiale, un modèle pour des villes écologiques

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C’est en s’appuyant sur les efforts réalisés par des villes telles que Curitiba (Brésil), Stockholm (Suède) et Yokohama (Japon) en matière de développement urbain que la Banque Mondiale vient de mettre en place un programme de soutien aux villes des pays en développement dans une perspective d’économie des ressources, de respect de l’environnement et de développement économique.

« 90 pourcent de la croissance urbaine mondiale prend désormais place dans les pays en voie de développement » (Banque Mondiale, 2009). C’est un enjeu de taille pour le 21ème siècle que de trouver des solutions qui assurent une croissance intelligente des villes à travers le Monde.

L’initiative « Eco2Cities : villes écologiques et villes économiques » propose ainsi un cadre analytique et opérationnel adaptable à chaque ville en fonction de ses caractéristiques et ses objectifs de soutenabilité. Il est axé sur 4 lignes directrices :

  • L’approche centrée sur la ville qui permet aux pouvoirs publics locaux de prendre en considérations leurs propres caractéristiques, dont leurs systèmes écologiques, afin de définir une stratégie de développement.
  • Une plateforme étendue de collaboration permettant d’assurer une coordination entre les villes et les parties prenantes, tant sur le partage d’expériences que sur la définition de stratégies urbaines à mettre en place au sein d’une approche plus globale.
  • L’approche systémique ;qui permet aux villes de définir, planifier et gérer leur système urbain de manière intégrée.
  • Un cadre de financement qui s’appuie sur la durabilité et résilience de la ville, en considérant les analyses de cycle de vie, la valeur des différentes formes de capitaux (économique, naturel, humain et social), et un champs plus large d’évaluation des risques pour la prise de décision.

Ce programme propose une méthodologie permettant aux villes de travailler à la fois sur leur propre évolution et de partager et bénéficier des expériences des autres villes à travers le Monde, notamment par l’analyse d’indicateurs tels que la gouvernance, la compétitivité, la gestion financière ou encore la fourniture de services.

Les outils de gestion interne de la ville (politique d’achat, de management environnemental…), les services que celle-ci peut fournir en tant que services municipaux (la fourniture d’eau, gestion des déchets, l’utilisation des sols…) et la collaboration à une échelle territoriale (écosystèmes, services sociaux, le transport, l’agriculture, tous ces thèmes, parmi d’autres, sont traités au sein de la plateforme de collaboration. Rares sont les programmes d’aménagement urbain qui proposent une approche aussi transversale et collaborative.

Reste à savoir si ce programme saura « s’imposer » aux villes des pays en développement et si les résultats seront à la hauteur de l’ambition affichée par la Banque Mondiale. (voir lien)

Un commentaire
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  1. Il est en effet important de souligner l’importance des résultats pour un tel projet.

    Projet ambitieux et complexe mais l’idée de fond reste intéressante.

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