Décryptage d’une collaboration entre un géant américain de la Chimie et une organisation de protection de l’environnement.

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Dow Chemical Company est une société qui a réalisé un chiffre d’affaire en 2011 de l’ordre de 60 Milliards de dollars, elle est présente dans 36 pays dans le monde avec 200 sites de production. Son domaine d’activité est composé, entre autres, de production de produits chimiques, plastiques et de matériaux de pointe.

The Nature Conservancy est une organisation américaine de protection de l’environnement, de la biodiversité et des habitats naturels. Elle a été fondée en 1951 en Virgine, elle intervient dans une trentaine de pays au niveau mondial.

En janvier 2011, la société Dow et l’organisation The Nature Conservancy annoncent un partenariat dont le but est d’aider l’entreprise à intégrer les problématiques, liées aux impacts de leur actvité, sur la biodiversité, au sein de leur politique de développement et leur stratégie commerciale.

Ce projet est doté d’un budget de 10 millions de dollars sur 5 ans. Ces fonds sont mis à disposition par l’entreprise et sa fondation, au bénéfice de The Nature Conservancy. Les objectifs visés sont les suivants:

  • Identifier et sélectionner les sites destinés à devenir des laboratoires de bonnes pratiques (critères de sélection devant être représentatifs du panel d’activités du Groupe);
  • Identifier et classifier l’ensemble des impacts sur la biodiversité liés aux activités de l’entreprise;
  • Développer des outils, des méthodes de conservation de la nature compatible avec le modèle économique de l’entreprise DOW, qui soient duplicables et évolutifs;
  • En parallèle, développer des outils, des guides destinés à accompagner les managers dans les décisions stratégiques en prenant en compte les besoins liés aux services de la biodiversité et des écosystèmes (risques et opportunités, impacts).

Le 24 janvier 2012, le premier rapport d’avancement a été rendu public. A l’issue des premiers travaux, le cadre d’intervention a été défini selon les éléments ci-dessous:

3 sites seront sélectionnés en fonction des critères définis dans ce rapport:

  • Dow’s texas operations in freeport, usine qui fabrique 44% des produits vendus aux USA;
  • Un site sera sélectionné certainement au Brésil, décision qui sera prise à la fin d’année 2012;
  • Un troisième site devra être sélectionné par la suite.

Trois priorités concernant les services de la biodiversité et des écosystèmes ont été identifiées concernant le site du Texas:

  • Eau: réflexions sur le lieu d’approvisionnement en eau fraiche nécessaire aux processus de production des produits;
  • Qualité de l’air: compensation des émissions de CO² par une campagne de plantation d’arbres aux alentours;
  • Risques côtiers: déterminer la valeur des marais et des services écosystémiques liés.

Les résultats seront rendus publics et présentés lors de diverses conférences dans l’année 2012:

10 objectifs ont été choisis pour la première année, 5 ont été atteints, les autres sont en progression.

A la lecture de ce rapport 2011, et à la vue des travaux menés par Synergiz, certaines réflexions s’imposent d’elles-mêmes:

Les questions de Synergiz

Les résultats de cette collaboration semblent se focaliser sur les moyens à mettre en œuvre pour mieux gérer les services écologiques jugés critiques par l’entreprise. Comment étendre les travaux à l’ensemble de la biodiversité et des services écologiques utiles aux différentes parties prenantes ? En effet, l’approche écologique retenue ne devrait pas permettre une prise en compte globale des problématiques liées aux impacts et dépendances des activités sur les écosystèmes.

Synergiz, en partenariat avec Natureparif, travaille en ce moment sur le développement de la méthodologie du Bilan Biodiversité, qui représente l’ensemble des dépendances et atteintes aux écosystèmes sur différents périmètres d’analyse. Espérons que cet outil incitera les acteurs économiques à réaliser des évaluations intégrées de leurs empreintes environnementales.

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