Le coût socio-économique des polluants de l’air intérieur

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« Le coût socio-économique des polluants de l’air intérieur » est le résultat d’une convention de recherche et de développement passée entre la société ABM, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) qui ont convenu de mobiliser leurs ressources et leurs compétences afin de réaliser une maquette d’étude de coût socioéconomique de la pollution de l’air intérieur.

Ce travail exploratoire a été dirigé par Pierre Kopp en collaboration avec un groupe de travail constitué des personnels de l’Anses et du CTSB, avec une contribution, pour la partie consacrée à la responsabilité juridique, d’Adélie Pomade.

A la différence de la pollution de l’air extérieur, davantage connue et médiatisée, celle de l’air intérieur est restée relativement méconnue jusqu’au début des années 2000. Pourtant, les individus passent près de 90 % de leur temps dans des environnements clos : habitats, locaux de travail ou destinés à recevoir du public, moyens de transport, dans lesquels ils peuvent être exposés à de nombreux polluants. La qualité de l’air respiré dans ces environnements peut avoir des effets sur le confort et la santé, depuis la simple gêne (gêne olfactive, somnolence, irritation des yeux et de la peau) jusqu’à l’apparition ou l’aggravation de pathologies : allergies respiratoires, asthme, cancer, intoxication mortelle ou invalidante, etc. Les principaux polluants de l’air intérieur sont des :

  • Polluants chimiques : composés organiques volatils (COV), oxydes d’azote (NOx), monoxyde de carbone (CO), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), phtalates, etc.
  • Bio contaminants : moisissures, allergènes d’acariens, d’animaux domestiques et de blattes, pollens etc.
  • Particules et fibres : amiante, fibres minérales artificielles, particules inertes, etc.

Dans ce document, il est désigné par polluant de l’air intérieur tout polluant présent dans l’air des environnements clos indépendamment de sa source, qu’elle soit endogène à cet environnement et ses occupants, ou bien extérieure à celui-ci (pollution atmosphérique extérieure, sol, etc.). La présence de ces polluants est issue de différentes sources d’émission : constituants du bâtiment, mobilier, appareils de combustion (chaudières, poêles, chauffe-eau, etc.), produits d’entretien, de consommation courante, bricolage, transfert de la pollution extérieure, mais dépend également des modes de vie (tabagisme ou présence d’animaux domestiques par exemple). Dans de nombreux cas, il est pour l’instant impossible de quantifier les parts respectives de ces différentes sources à la pollution de l’air intérieur. Les polluants intérieurs ont donc potentiellement un impact important sur la santé, les individus et l’économie.

Cette étude exploratoire propose une méthode et des premiers résultats à titre permettant de chiffrer les conséquences qu’une partie de ces polluants engendre pour la santé des individus et pour l’économie, en France pour une année donnée.

Télécharger l’étude en PDF.

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