Compte de Résultat Environnemental de Kering et les efforts insuffisants de l’Union européenne

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Le groupe Kering (habillement et accessoires de luxe et de sport) vient de publier son Compte de Résultat Environnemental 2013, dont l’objectif est de traduire l’empreinte du groupe et celle de ses fournisseurs en valeur monétaire. Le coût de son impact sur l’environnement en 2013 a ainsi été estimé à 773 millions d’euros.

Le rapport chiffre les externalités négatives environnementales tout au long de la chaîne de production : depuis la fabrication jusqu’à la distribution des produits. Il a alors été mis en évidence que c’est la production des matières premières qui impacte le plus fortement l’environnement (à 50%). En réponse à ce constat, Kering a développé des matériaux limitant l’impact environnemental tel que le polyester recyclé ou le coton biologique.

On notera que les externalités liées aux changements d’usage des sols (dont déforestation) constituent une part importante des coûts externes dus aux fournisseurs de rang 4.

Enfin, Kering a partagé et mis à disposition sa méthodologie afin d’inciter d’autres entreprises à suivre son exemple.

Enfin une entreprise transparente sur sa performance environnementale !! on ne saurait imaginer les comptes de résultats environnementaux d’autres entreprises, notamment celles du CAC40.

Pour plus d’information : http://www.kering.com/en/sustainability/results

En outre, l’Union européenne doit faire « des efforts beaucoup plus importants » pour protéger sa biodiversité. Un récent rapport de la Commission européenne présente le panorama le plus complet à ce jour de « L’Etat de conservation de la nature dans l’Union européenne – Rapport concernant l’état de conservation des types d’habitats et des espèces couverts par la directive Oiseaux et la directive Habitats et tendances observées ».
Réalisé entre 2007 et 2012, il y est présenté un tableau relativement mitigé. Un certain nombre d’espèces se porte mieux et des mesures ont porté leurs fruits, néanmoins des efforts beaucoup plus importants doivent être engagés afin de protéger les espèces et écosystèmes rares ou menacés et freiner la perte de biodiversité.

Certaines pratiques agricoles sont pointées par le rapport comme constituant les principales menaces pour les habitats : le surpâturage, l’abandon des systèmes pastoraux et l’utilisation d’engrais et de pesticides.
Le document présente également des exemples de programmes de conservation réussis tel que celui du gypaète barbu. En effet, la population de ce rapace a sensiblement augmenté après avoir fait l’objet de plans d’actions de l’UE et bénéficié du programme européen LIFE.

Les auteurs soulignent enfin l’ampleur des défis à relever, car la santé de la population européenne et de notre économie dépend également de la santé de la nature qui nous entoure.
Ce rapport est publié au moment même où la Commission européenne a lancé l’examen des directives Oiseaux et Habitats afin de déterminer leur efficacité et pertinence.
Malheureusement, on ne parle fort peu du rôle des entreprises dans la perte de la biodiversité et dans la mise en place de solutions pour faire arrêter cette érosion.

Pour accéder au rapport de la Commission européenne: http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-4965_fr.htm

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