Analyser l’aménagement urbain depuis l’espace

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En 2009, 185 villes européennes vont être en mesure d’observer et analyser leur propre aménagement grâce au nouvel atlas urbain européen.

Courant 2008, L’agence Spatiale Européenne (1) et l’Union Européenne ont lancé officiellement l’initiative Global Monitoring for Environment and Security (GMES) (2). Ce programme, soutenu financièrement par le FEDER(3) a pour objectif de fournir des clefs de réponse aux décideurs politiques concernant la sécurité et l’environnement . Les informations transmises sont des données combinées provenant de l’observation de la Terre par satellite et par des mesures au sol.

A long terme, ce service fournira des données géo-spatiales afin de développer les stratégies européennes notamment sur :

  • Les régulations et accords européens sur l’environnement,
  • Les politiques concernant la pêche, l’agriculture, le transport, les relations extérieures, l’aide au développement et l’aide humanitaire,
  • La politique commune de sécurité et de défense.

Le GMES fournit une série de prestations appelée GMES Service Element (GSE).Parmi les divers outils proposés par le GSE un outil d’observation des zones urbaines vient d’être développé : l’Atlas Urbain Européen.
Le communiqué de presse paru le 16 janvier 2009 (4) précise que « l’atlas propose une cartographie numérique détaillée […] qui met les données les plus récentes et les plus précises sur l’utilisation et l’occupation des sols à la disposition des urbanistes. Il leur permet de mieux évaluer les risques et les possibilités qui vont des menaces d’inondation à l’impact du changement climatique mais aussi d’identifier de nouvelles infrastructures et des besoins nouveaux en matière de transport public. »

Les données collectées au sein de l’Atlas Urbain associé aux autres outils lancés par le GMES (5), amènent de nouvelles perspectives dans l’étude des changements dans les zones urbaines et dans les espaces interurbains. Cette capacité d’analyse permettra très probablement de mieux appréhender les variables de changement influençant l’évolution des systèmes urbains .
Une analyse historique des tendances au sein de ces écosystèmes, ainsi qu’une meilleure coordination entre les acteurs de l’aménagement des villes et des territoires adjacents, devraient permettre d’étudier avec plus de précision leur(s) résilience(s) face aux changements écosystémiques et de répondre aux attentes informationnelles des parties prenantes (6).

Première source d’information :
http://www.welcomeurope.com/default.asp?id=1300&idnews=5164

(1) GMES
http://ec.europa.eu/gmes/services.htm

(2) Fond Européen de Développement Régional
http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/l60015.htm

(3) Agence Spatiale Européenne
http://www.esa.int/esaCP/France.html

(4) Communiqué de presse – Europa – 16 janvier 2009
Ce communiqué liste également les villes européennes qui auront accès à l’Atlas Urbain. Ce sont notamment les villes qui participent à l’Audit Urbain. Pour plus d’informations :
http://ec.europa.eu/regional_policy/themes/urban/audit/index_fr.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Audit_Urbain

(5) Selon la planification du programme GMES, disponible sur le site du CNES (7), 2011 verra le « lancement des premières missions spatiales spécifiquement dédiées à GMES ». A plus long terme, GMES deviendra le contributeur européen au programme mondial d’observation de la Terre, Geoss (8), adopté au cours du troisième sommet de la Terre en 2005 à Bruxelles.

(6) « Résilience des systèmes urbains », Synergiz, Joël Houdet, 29 Août 2008
http://www.synergiz.fr/la-resilience-des-systemes-urbains/

(7) CNES : Centre National d’Etudes Spatiales
http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/875-federer-les-programmes.php

(8) GEOSS : Global Earth Observation System of Systems
http://www.earthobservations.org/

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