Quelles ambitions pour nos villes après le Grenelle de l’Environnement?

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C’est lors de la journée de la biodiversité qui se déroulait le 22 mai 2008, que la commission européenne chargée de l’environnement a annoncé le lancement du prix de la capitale verte de l’Europe.(1)

Une décision qui coïncide avec le plan d’actions que s’est fixé le Grenelle de l’Environnement en ce qui concerne le développement des quartiers écologiques et l’amélioration de la qualité de vie au sein des systèmes urbains. On pourrait soupçonner que ces décisions participent à la prolifération de projets dits exemplaires ou uniques, dont la reproductibilité reste à prouver. Mais dans le cadre de ce concours, l’objectif est de travailler à une échelle plus large que le simple quartier. Les villes candidates devront rentrer dans une profonde réflexion afin de mieux appréhender leur Cité comme un écosystème urbain.

Comment y parvenir ? A quel rythme ?

Rajenda Pachaury, président du GIEC, co auteur du 4ième rapport sur le climat fonde ses conclusions sur un postulat de base. Si nous voulons agir en faveur de l’environnement, « il faut changer nos modes de vie ». (2) L’enjeu est considérable aux vues de nos comportements actuels et de nos réticences au changement. Néanmoins, l’éveil des consciences semble être de plus en plus important, et les actions se multiplient dans les régions, les villes, les quartiers. Aujourd’hui, la France enregistre un retard certain dans la création d’outils et de plan d’actions favorisant le développement de villes écologiques. Nous devons capitaliser sur les analyses, les études de tels ou tels éco quartiers, type BEDZED, ou autres, et se préoccuper des vraies questions que soulèvent ces projets d’urbanisme. C’est d’ailleurs, l’objet d’une conférence qui se tiendra à Lausanne au mois de Septembre 2008, qui souhaite mettre le projet de quartier comme un tremplin de la durabilité à l’échelle de la ville.(3) La plupart du temps, les projets de quartier écologique sont étudiés de manière sectorielle et la politique de la ville est rarement définie en fonction des intérêts des individualités qui existent à l’échelle du quartier. Au-delà, de l’approche à adopter quant à ces projets, il faut parvenir à harmoniser, à redéfinir les outils existants liés à l’urbanisme, à l’architecture… de façon à pouvoir dupliquer les expériences de quartier écologique sans rencontrer de difficultés. La norme constructive doit devenir celle des bâtiments HQE, ou Effinergie, peu importe l’appellation. Ce qui va compter dans les années à venir, ce sera notre capacité à imposer ces modèles comme références. Un projet de loi est en cours d’étude pour faire passer la TVA à 5,5% sur les constructions qui respecteront la démarche HQE ou équivalent.

Des ambitions à la hauteur des enjeux ?

On peut s’interroger sur les ambitions du Grenelle de l’Environnement. A l’issue des négociations, le groupe de travail n°1 « bâtiment et urbanisme » a proposé qu’au moins un quartier dit « écologique » soit développé avant 2012 dans toutes les communes « ayant des programmes de développement significatifs de l’habitat ». (4) Autant dire que la route est longue avant de voir pousser des villes écologiques tout autour de chez nous. En attendant que toutes nos villes verdissent et verdissent encore, chers internautes, ne rêvez plus d’une ville verte presque parfaite, visitez là sur ce site…


Sources:
(1)http://ec.europa.eu/environment/europeangreencapital/index_en.htm
(2) Interview extrait du n° 31 trimestriel Mai 2008 les dossiers de la Recherche
(3) http://www.unil.ch/ouvdd/page56231.html
(4) article Actu-environnement

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