15 propositions pour changer les pratiques de construction et d’aménagement en faveur de la biodiversité

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La « ville durable » et les bâtiments « verts » seront à l’honneur les 25, 26 et 27 septembre prochains lors du sommet mondial des villes durables – ou ECOCITY – à Nantes (capitale européenne de la biodiversité 2013)[1]. Ces rendez-vous se multiplient et illustrent la volonté de trouver des solutions pour améliorer la qualité de vie urbaine et réduire l’empreinte écologique des villes. Pour autant, il existe encore beaucoup d’amalgames et de confusions sur cette notion de « durable », notamment en ce qui concerne les aspects environnementaux.

batiment-et-construction-pistepour-une-transition-ecologique 1Pour Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France[2], l’environnement urbain est encore trop souvent réduit à ses aspects purement énergétiques (bâtiments basse consommation, déplacements doux, isolation des bâtiments, etc.) ou sectoriels (eau, air, déchets, biodiversité.). Cette vision cloisonnée ne correspond pas à la réalité et conduit à des erreurs d’appréciation sur les actions à mettre en œuvre. Les scientifiques s’intéressent davantage aux démarches plus globales d’écologie urbaine. C’est aussi le sens du travail de Synergiz que de développer cette idée d’écosystème urbain[3].

Car il s’agit bel et bien de préserver, restaurer, réhabiliter, voire recréer les écosystèmes et leur fonctionnalité dans les villes. Pour une raison simple : ils sont le support de la santé et de qualité de vie des urbains. Ces fonctions écologiques ont un rôle tellement essentiel qu’elles passent parfois inaperçues pour le citadin : les végétaux protègent de l’effet d’îlot de chaleur urbain mais filtrent aussi les particules et régulent la température locale. Les sols, quand ils ne sont pas artificialisés, absorbent l’eau de pluie, stockent du carbone et des nutriments. Sans compter d’autres fonctions comme la lutte biologique et la pollinisation qui mettent en jeu des interactions plus complexes entre espèces.

Dans ce contexte, il ne s’agit plus seulement de « réduire les pollutions » ou de « mettre du vert » mais bien de favoriser ces processus vitaux en ville, en quantité et en qualité. A ce propos, le secteur du bâtiment et de la construction fait figure de priorité. Natureparif publie 15 propositions pour changer les pratiques de construction et d’aménagement en faveur de la biodiversité, un document qui invite à agir et mettre en œuvre des solutions concrètes, des « mesures sans regrets », à la fois localement et globalement. Sur ce dernier point, le document introduit le concept de biodiversité grise[4] qui est un défi majeur pour les concepteurs : il s’agit de réduire les impacts qui ne se voient pas, notamment dans le choix des matériaux de construction qui représentent des tonnes de matières premières mobilisées souvent au-delà du territoire. Le rapprochement entre écologues et praticiens est essentiel pour y parvenir.

Sommaire :

1. Réviser les documents d’urbanisme, pour des villes denses et vivantes

2. Associer un(e) écologue dès l’amont du projet : la stratégie gagnante

3. Le diagnostic écologique : faible investissement, gains importants

4. La biodiversité, source de créativité pour les architectes

5. Verdir les toits, vraiment !

6. Végétalisation des façades : aller au plus simple

7. Sous nos pieds, le sol vivant

8. Des espaces verts mieux conçus, donc moins coûteux

9. Pour des villes nourricières

10. Matériaux : la face cachée du problème

11. Le mix énergétique pour réduire la pression sur les ressources

12. Zones humides : nouvelles stations d’épuration urbaines

13. Chantier vert : le plus facile

14. Espaces verts : entretenir sans polluer

15. Déconstruire sans laisser de traces : vers des bâtiments réversibles

Téléchargez «15 propositions pour changer les pratiques de construction et d’aménagement en faveur de la biodiversité» (PDF – 3Mo – 36 pages)

Citation recommandée : Barra, M., Natureparif, Bâtiment et construction : pistes pour une transition écologique – 15 propositions pour changer les pratiques de construction et d’aménagement en faveur de la biodiversité. Juillet 2013, 36 p

 

[4] Par analogie avec l’énergie grise, il s’agit des incidences d’un projet sur la biodiversité qui ont lieu en amont lors des étapes d’exploitation des matières premières, leur transformation, leur acheminement jusqu’au site, mais aussi en aval (la fin de vie des bâtiments et gestion des déchets). Elle implique une vision de l’ensemble du cycle de vie et une appréciation des impacts au cas par cas.

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